Énorme catalogue pour la vente Gooding Christie’s de Pebble Beach

Publié le par Benjamin

Énorme catalogue pour la vente Gooding Christie’s de Pebble Beach

Fini Gooding & Co et place à Gooding Christie’s. La maison de vente américaine a été racheté par le géant mondial (propriété de la famille Pinault) affiche désormais son nouveau nom, celui sous lequel elle organisera la vente de Rétromobile dans quelques mois. En attendant, c’est toujours la vente aux enchères officielle du concours de Pebble Beach et donc l’un des événements les plus en vue de la Monterey Car Week. Pour confirmer cela, il fallait un catalogue costaud !

La vente Gooding Christie’s de Pebble Beach en bref

C’est donc au sein du Parc du Concours d’Elegance que les 183 lots seront visibles pendant 4 jours entre le Mercredi 13 et le Samedi 16 Août. La vente est séparée en deux parties avec une première partie le 15 à 16h et une seconde le 16 à 11h.

Au total ce sont plus de 40 lots qui visent des prix de vente au-dessus du million de dollars ! On compte d’ailleurs les plus grosses estimations de la Monterey Car Week dans ce catalogue. On a fait notre sélection.

Les Ferrari en stars

Parmi les voitures anciennes de la vente Gooding Christie’s de Pebble Beach, les 7 plus grosses estimations sont pour des Ferrari (une Bugatti Bolide récente s’est glissé au milieu).

La plus grosse estimation du catalogue (et de la Monterey Car Week) ne dit pas son prix. C’est une Ferrari 250 GT SWB California Spider Competizione de 1961. Cette voiture est l’une des deux à carrosserie alu, conserve presque tous ses éléments mécaniques d’origine, est parfaitement certifiée et a une histoire parfaitement connue qui l’a faite passer dans trois collections Ferrari reconnues. On vous l’a dit, elle ne dit pas son prix mais affiche une estimation « supérieure à 20 millions de dollars » !

Deuxième plus grosse estimation de cette vente, une 365 GTB/4 Daytona Competizione Serie III de 1973. C’est l’une des 5 série III produite (15 Competizione au total) et cette voiture a couru au Mans en 1973 et 1974 mais a signé ses plus belles perfs à Daytona où elle s’est classée 2e au général et première de classe… en 1979 ! Entièrement restaurée, gagnante du Enzo Ferrari Trophy à Pebble Beach l’an dernier, elle est estimée entre 8 et 10 millions de dollars.

Troisième estimation pour une autre 250 GT SWB California Spider de 1961. C’est ici une version routière, certainement la seule avec cette configuration « Nocciola » sur intérieur tabac. Elle est apparue de dans nombreux films italiens et son histoire est parfaitement documentée. Elle est estimée entre 8 et 10 millions de dollars.

Encore une California Spider pour la suivante mais la vente Gooding Christie’s de Pebble Beach a trouvé une rareté : #0769GT, le prototype de la California Spider LWB. Cette auto de 1957 est une légende de la marque à l’histoire parfaitement connue. Primée lors de nombreux concours, elle est estimée entre 7,5 et 9 millions de dollars.

On enchaîne avec une Ferrari 400 Superamerica Serie I Cabriolet de 1961. C’est l’une des 6 voitures construites par Pininfarina et son histoire est, là aussi, connue. En parfait état, elle est estimée entre 5,5 et 6,5 millions de dollars.

Pour les deux dernières Ferrari stars du catalogue de Gooding Christie’s à Pebble Beach on retrouve deux autos des années 50. La première est une 250 GT Berlinetta Tour de France. Cette auto n’a pas de palmarès mais est passée par de grosses collections reconnues. En parfait, elle est estimée entre 4,5 et 5,25 million de dollars.

On termine donc avec une Ferrari 166 MM/195S Berlinetta Le Mans de 1950. Carrossée par Touring, cette auto fut exposée au salon de Paris et livrée neuve à Briggs Cunningham. Elle courut jusqu’en 1952 avec plusieurs victoires de classe avant de devenir très active dans les années 90. On ne l’a plus vue depuis sa 2e place dans sa classe à Pebble Beach en 2001 et elle est estimée entre 4,5 et 5,5 millions de dollars.

Beaucoup de belles françaises au catalogue

L’accent français de Gooding Christie’s ce n’est pas que Rétromobile et ça commence dès cette vente de Pebble Beach. 14 françaises sont au catalogue dont une majorité d’avant-guerre !

On commence avec deux ancêtres, deux Panhard et Levassor. La plus ancienne est une M4E « Course » de 1989 et c’est une voiture d’usine qui participa au Paris-Amsterdam. C’est aussi une des premières voitures à avoir introduit l’utilisation de l’aluminium dans sa fabrication. Son histoire est connue et son estimation conséquente : entre 1,25 et 2 millions de dollars.

La seconde est plus récente mais date tout de même de 1912. C’est une X14 20CV Torpédo carrossé par Vanvooren, très bien préservée et de ce fait prétendante à de belles victoires de classe en concours d’élégance. Jamais vue aux USA, elle est estimée entre 450 et 650.000$.

Ensuite on retrouve… 7 Bugatti !

La première est une Type 35 compressée, utilisant de nombreux composants d’époque. Prête pour les courses historiques, elle est estimée entre 625 et 850.000$.

Suit une Type 37 de 1926. C’est la troisième Type 37 existante (37103). Entièrement restaurée et documentée, cette auto est estimée entre 750 et 950.000$.

On arrive en 1927 avec une Type 35B. Celle-ci est une vraie voiture de Grand Prix qui s’est forgée un solide palmarès avec Louis Chiron à son volant (Grand Prix de Provence, de la Marne, diverses courses de côtes, etc). Une voiture qui a encore son châssis et son moteur matching numbers et qui est logiquement estimée haut : entre 2,5 et 3 millions de dollars.

On passe ensuite à une voiture plus routière avec une Type 43 Grand Sport de 1927. Avec de très nombreux éléments d’origine et un moteur refait, elle est estimée entre 1,5 et 2,25 millions de dollars.

On continue avec les Bugatti du catalogue de Gooding Christie’s à Pebble Beach. On arrive en 1928 avec une Type 40 Grand Sport aux USA depuis longtemps, connue et estimée entre 375 et 450.000$.

Les deux dernières sont des Type 57. Le cabriolet n’est pas un Stelvio et fut carrossée par James Young (deux autos seulement). Gagnante de sa classe à Pebble Beach en 1984 et habituée aux concours, elle n’a eu que deux propriétaires et est estimée entre 400 et 550.000$.

La seconde est une Ventoux. Elle est passée par les réserves de la collection Schlumpf (acquise comme tant d’autres auprès de John Shakespeare) avant de passer au Mullin Museum. Jamais restaurée, elle est estimée entre 250 et 325.000$.

Suivent trois avant-guerre françaises qui ne sont pas des Bugatti mais restent performantes. On commence avec une Amilcar CS Torpédo de 1925 carrossée par Duval. Bien connue et déjà primée en concours, elle est estimée entre 60 et 80.000$.

On passe ensuite sur une BNC Model 527 Torpédo Sport « Paris-Biarritz ». Cette auto de 1930 arriva aux USA en 1942 et courut ensuite entre 1947 et 1951 ! Elle est estimée entre 250 et 350.000$.

On termine avec une Delahaye 135 Coupe des Alpes de 1937. C’est l’une des 7 à avoir reçu cette carrosserie roadster signée Chapron. Elle a déjà gagné sa classe à Pebble Beach et est estimée entre 700 et 850.000$.

Les deux françaises de l’après-guerre sont deux Citroën. On débute en 1961 avec une des premières DS19 Cabriolet. Cette voiture ave ailes cendrier et bien restaurée est estimée entre 140 et 180.000$.

Suit une Citroën 2CV AZAM de 1965, une voiture qui fut achetée en Californie par William F. Harrah qui l’exposa dans son musée. À sa fermeture, l’auto passa dans la collection du National Automobile Museum et n’en sortit qu’en 2004. Deux autres propriétaires suivirent mais l’auto n’a toujours que 131 miles au compteur ! Elle est estimée entre 30 et 40.000$.

Un catalogue bien rempli

Des Ferrari, des françaises… mais ce n’est pas fini ! Le catalogue de Gooding Christie’s pour la vente de Pebble Beach est vraiment bien rempli.

On commence avec des grands classiques des ventes aux enchères. À ce titre on retrouve une Lamborghini Miura P400 de 1968, bleue, restaurée et estimée entre 1,75 et 2,25 millions.

Côté 300 SL, il y a du choix. On débute en 1956 avec un Coupé noir avec intérieur rouge. Jamais restaurée, elle est estimée entre 1,6 et 2 millions de dollars.
On ajoute deux roadsters. Le beige est de 1957, c’est le second roadster construit et il fut exposé au salon de New York 1958. Trois propriétaires, une restauration ce qui donne une estimation comprise entre 1,5 et 1,8 millions. Le blanc est un des 6 exemplaires assemblés lors de la dernière semaine de fabrication. Lui aussi bien restauré, il est estimé entre 2 et 2,5 millions de dollars.

Du côté des américaines, le catalogue de Gooding Christie’s fait fort. On retrouve évidemment de nombreuses muscle cars mais on a choisi des voitures plus originales. On débute avec des Cobra.

La première est de 1964 et c’est l’une des dernières 289. Elle est restée chez Shelby comme voiture d’exposition pendant un an. Elle n’a jamais couru, a déjà été primée à Pebble Beach et est estimée entre 1 et 1,25 million de dollars.

La seconde est plus bestiale encore. C’est une 427 Competition de 1965, l’une des 23 originales. Elle fit partie de la caravane publicitaire Shelby et n’a pas couru immédiatement. Elle apparait dans le film Spinout avec Elvis en 1966 et a fini par courir avec Moisés Solana. Elle a été restaurée et elle est estimée entre 2,25 et 2,75 millions de dollars.

On a aussi retenu des américaines encore plus originales. Côté Kurtis, on présente plusieurs Kurtis-Kraft, des racers destinés aux championnats de Midgets américains. Le catalogue présente aussi une Kurtis Sport Car de 1950, la dernière des 16 autos produites avec un V8 Cadillac. Elle apparut dans Johnny Dark avec Tony Curtis et fut vendue neuve Jack B. Hinkle, patron d’une écurie d’IndyCar. Elle fut restaurée par le fils de Frank Kurtis et est estimée entre 275 et 325.000$.

On ajoute une autre voiture de course, une Miller Model 91 de 1927. Cette voiture noire avec un 8 cylindres en ligne est la reconstruction de l’original qui a participé aux 500 Miles en 1928 et 1929 en ayant la particularité d’être une traction ! Elle est estimée entre 600 et 900.000$.

On passe en Italie avec une Cisitalia 202 SC Gran Sport Cabriolet carrossée par les Stabilimenti Farina. Superbe auto qui a déjà été vue dans de nombreux concours, elle est estimée entre 400 et 500.000$.

La seconde est une Alfa Romeo SZ Coda Tronca de 1962, une des toutes dernières. Elle a fait partie de la collection Rosso Bianco de Peter Klaus et a déjà remporté sa classe à Pebble Beach. Elle est estimée entre 375 et 450.000$.

On termine avec les anglaises. La vente Gooding Christie’s de Pebble Beach propose une authentique Jaguar Type C. Cette auto livrée aux USA et fut utilisée comme voiture de route par son premier propriétaire ! Exposée lors de nombreux concours, elle est estimée entre 3,75 et 4,5 millions de dollars.

La seconde Jaguar est indiquée de 1963… mais cette Jaguar Type E Lighweight est en fait la première continuation construite en 2014 (série de 6 voitures) avec des numéros de châssis qui auraient du êtes attribués en 1963 mais ne l’ont pas été. La voiture est prête à courir… mais estimée entre 900.000 et 1,4 millions de dollars.

On termine cette sélection avec une Aston Martin DB4 GT de 1961. C’est l’une des 30 conduite à gauche et elle courut un peu dans les années 60 aux mains de son propriétaire suisse qui la garda de 1962 à 2010 ! Restaurée, elle est estimée entre 2,5 et 3 millions de dollars.

Vous voulez en voir plus ? Le catalogue de la vente Gooding Christie’s de Pebble Beach est visible ici.

Benjamin

http://newsdanciennes.com

Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos et a publié plus de 5000 articles directement... et participé à de nombreux autres. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres et compte plus de 300 essais de voitures anciennes à son actif. Il sillonne la France et l'Europe pour vous faire vivre toute sorte d'événements, de la petite exposition aux plus grands salons.

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