Le monde de l’assurance des véhicules anciens est particulièrement complexe. Tous les assureurs ne peuvent vous proposer des garanties nécessaires à la sauvegarde de votre véhicule (sans parler des occupants) et il faut souvent se tourner vers des spécialistes ou des contrats spécialisés. Là où il faut faire attention, c’est que ces contrats, même spécialisés, ne couvrent pas toujours toutes les utilisations et c’est particulièrement le cas quand on évoque la compétition. On vous explique.
Assurance des véhicules anciens : peut-être « tous risques » mais pas tous usages !
Évidemment, on ne le dira jamais assez, l’assurance est un sujet très particulier pour les véhicules anciens. Oui, on peut les assurer « comme une moderne », c’est une solution de sécurité. Par contre, on peut aussi viser des économies et choisir des assurances spécifiques aux véhicules anciens… mais on ne pourra pas faire les mêmes choses avec ! Il faut vraiment prendre le temps de fouiner dans les différents contrats qu’on trouve sur le marché. Si le prix est un argument clé qui peut se régler facilement avec des outils en ligne, voir ce comparatif, il y a d’autres choses à voir.
Ainsi, si vous choisissez une assurance pour véhicule ancien, vous aurez dans l’extrême majorité des cas l’obligation d’avoir un autre véhicule à côté. Ceci illustre le fait que le véhicule ancien est utilisé occasionnellement. L’avantage, par contre, c’est que cette utilisation occasionnelle se répercutera sur le prix de l’assurance.
Dans la majeure partie des cas, vous ne pourrez pas non plus utiliser ce véhicule pour des trajets du quotidien. Si ce terme est assez nébuleux mais cible surtout les trajets entre le lieu de résidence et le lieu de travail.

Enfin, et c’est ce qui nous intéresse ici, les rallyes peuvent être exclus de votre assurance. Explications.
Rallye, circuit : gare aux classements et aux types de routes !
La compétition automobile, ça parle à tout le monde. Néanmoins, d’un point de vue réglementaire et légal, la compétition automobile ça va plus loin que ce qui vient directement à l’esprit, une épreuve de l’Historic Tour ou un Tour Auto par exemple.
Une compétition, c’est bien plus large et, d’après l’article R331-18, cela regroupe « toute épreuve organisée dans le cadre d’une manifestation, dont l’objectif est l’obtention des meilleurs résultats possibles« . On comprend aisément qu’un rallye ou une course sur circuit où il faut obtenir le meilleur temps est concerné. Même chose pour une épreuve de régularité qui donne des pénalités et donc un classement. Si on veut être pointilleux, cela s’étend même à des rallyes cartographiques à partir du moment où ils établissent un classement !
Évidemment, toutes les épreuves ne seront pas rangées dans la même case chez votre assureur. Les épreuves qui permettent de remporter des prix mais qui ne sont pas basées sur un chrono (trouver des indices, valider des passages) sont souvent dans une zone grise au bénéfice des collectionneurs… mais pas tout le temps.


Le risque ? L’absence d’assurance tout simplement. En cas de souci lors d’une compétition, si le contrat attaché à la voiture ne prend pas en charge ces sorties, vous êtes exclus. L’assurance n’est pas valide à chaque fois que vous montez à bord !
Notez enfin que la plupart des assurances ne marcheront pas, non plus, lors de sorties circuit. Même celles qui ne concernent que des roulages entraînent des règles différentes et beaucoup d’assurances ne comprennent pas ces utilisations en dehors de la circulation classique. Là encore, il faudra souscrire soit une option soit une assurance spécifique (moins onéreuse qu’en compétition) mais elle sera obligatoire. Le même cas de figure s’appliquera aux montées historiques qui ont lieu sur route fermées.
La solution : les options et assurances spécifiques
Vous l’aurez compris, il ne faut pas tenter le diable. La solution vient donc des assureurs eux-mêmes. Plutôt que de laisser ces garanties dans des contrats plus chers et qui ne seraient utiles qu’à peu de collectionneurs, certains ont développé des options qui vous permettent ces roulages et compétitions. Généralement, ces options sont choisies en fonction du nombre de jour et comprennent différentes garanties, notamment au niveau de l’assistance ou de la prise en charge des réparations, comme une assurance classique (mais c’est plus cher).
Notez également que pour des véhicules anciens entièrement dédiés à la compétition, des assurances existent… et qu’il faut faire attention aux épreuves ! Sur circuit, la question est vite réglée mais quand vous devez aussi passer sur route ouverte, c’est un autre cas de figure !
Conclusion
De la même façon qu’il faut vérifier ses garanties entre le tiers et le tout-risque (plus le bris de glace et l’assurance histoire d’être complet), il faut bien lire toutes les petites lignes avant de s’engager dans une épreuve… même si elle ne paraît pas très sportive ! À partir du moment où la notion de compétition est mise en avant, il faut faire attention à ne pas rouler sans assurance. Les dégâts sur le véhicule, c’est une chose, les préjudices corporels, c’en est une autre !
M. CHARLES MERLEN
Article généraliste, je reste sur ma faim !
Je me souviens d’un article plus détaillé, avec l’aide d’un assureur sur les notions d’assurance collection qu’il faut dissocier de la CG Collection !
· · 28 mai 2026 à 17 h 12 min
Benjamin
C’est juste pour alerter sur les cas où les assurances ne marchent pas… car certaines épreuves récentes ont pu voir des concurrents mal préparés.
· · 28 mai 2026 à 22 h 23 min