Ça y est. Le salon Rétromobile 2026 est terminé et la semaine de la voiture ancienne qui se déroulait autour est également close. On va pouvoir prendre le temps de revenir sur les résultats des ventes aux enchères, maintenant que les after-sale (ventes négociées après la vente) et autres détails sont réglés. On va vous les présenter dans l’ordre chronologique et on débute donc avec les résultats de la vente Artcurial au Peninsula.
En bref :
– C’était la première vente aux enchères de la semaine, le premier rendez-vous parisien en fait
– L’exposition se situait dans le garage de l’Hôtel Peninsula, une nouveauté puisque la maison a longtemps organisé LA vente officielle du salon Rétromobile
– Artcurial réalise un beau score d’ensemble
La vente d’Artcurial au Peninsula :
C’était une première ! Le Palace parisien situé Avenue Kléber, en vue de l’Arc de Triomphe, accueillait la maison de vente parisienne. Pour y accéder, on passait dans les couloirs du Palace avant de descendre vers les garages. L’exposition a commencé dès le Samedi 24 Janvier et s’est terminée juste avant la vente le 27. Il y avait du monde, dans une ambiance qui changeait des autres ventes, très cosy.
Passons aux choses sérieuses : les résultats des 74 lots à la vente ! La vente Artcurial au Peninsula a totalisé 15.000.000€ avec un record mondial remarqué et plusieurs très gros prix. Un bon succès d’ensemble, avec des estimations dépassées mais des lots phares qui restent à quai, qu’on vous détaille en reprenant les lots qu’on avait sélectionné à la sortie du catalogue.




Les millionnaires potentielles
La star était cachée ! On est habitués à voir les Mercedes 300 SL réaliser de très gros prix sous les marteaux des ventes aux enchères. Pour la vente Artcurial au Peninsula, c’est une voiture française d’origine, de 1956 avec un moteur NSL (sportif) et des roues Rudge qui était mis en avant… pour son histoire. Achetée neuve par Claude Foussier, dirigeant de Pernod-Ricard et tireur en skeet aux JO, elle a eu d’autres propriétaires mais était arrêtée depuis longtemps. L’anecdote : elle dormait à la même adresse que lorsqu’elle fut achetée neuve !
Une histoire et un état qui en ont fait une star. Estimée entre 2 et 5 millions d’euros, elle signe ni plus ni moins qu’un record pour une 300 SL aux enchères avec 4.407.800€ (les résultats sont donnés avec les frais) !



L’autre voiture très en vue, avec une grosse estimation, c’était la Ferrari F92A ex-Jean Alesi. Cette auto qui est restée sa propriété depuis l’année 1992 était proposée complète et en état d’origine. Certes, il faudra des travaux pour qu’elle re-roule mais elle était estimée entre 3 et 5 millions d’euros. Elle termine juste en dessous à 2.912.800€.


Deux autres italiennes proposaient de grosses estimations lors de la vente Artcurial au Peninsula. La Lamborghini Miura P400 de 1967 était estimée entre 1,6 et 2 millions d’euros et elle réalise 1.402.801€.
La Lancia LC2/83, certes prête à rouler mais sans palmarès, estimée entre 1,8 et 2,4 millions d’euros ne se vend pas.


Toujours dans les grosses estimations, on retrouvait une Bugatti Type 51 de 1931. Cette voiture ex-usine pilotée par Divo, Bouriat ou Wimille a eu une carrière tumultueuse mais était proposée avec une restauration qui l’avait remise en configuration d’origine. Estimée entre 1,3 et 2 millions d’euros, elle n’est pas vendue.
Dans le même genre, la Talbot-Lago monoplace décalée de 1939, conduite après guerre par Ralph, Schell ou Sommer et Etancellin puis en parade par Fangio dans les années 80 et estimée entre 1,2 et 1,6 million d’euros ne part pas non plus.


La Porsche Carrera GT de 2006, plus moderne, surfe sur la tendance des supercars actuelle. Estimée entre 1,3 et 1,5 million, elle se vend 1.647.800€.
Enfin, l’impressionnante Bizzarrini 5300 GT Strada Alloy de 1965 avec carrosserie alu et préparation était estimée entre 1,3 et 2 millions d’euros mais ne se vend pas non plus.
On termine avec la seconde Mercedes 300 SL de cette vente Artcurial au Peninsula. Cette fois c’était un roadster de de 1960 très bien restaurée et estimée entre 1,2 et 1,4 million d’euros ne se vend pas non plus…
Dernière invendue notoire, la McLaren MP4/17D/02 qui a couru sur les années 2002 et 2003 et qui se classa même 2e au Brésil en 2002 avec David Coulthard estimé entre 1 et 1,5 million d’euros.




D’autres belles françaises au catalogue
La vente Artcurial au Peninsula rassemblait d’autres françaises. On retrouvait d’ailleurs une autre Bugatti, cette fois une 37 restaurée en configuration d’origine, estimée entre 600 et 800.000€ mais pas vendue.

Suivaient des autos des années 60, dérivées de modèles iconiques… et encore plus iconiques. On débutait avec la DS 19 « Le Dandy », issue d’une série de 22 voitures. Jamais restaurée, elle était estimée entre 170 et 230.000€ et fait partie des invendues.
La seconde dérivée de la vente Artcurial au Peninsula était la Renault 4 Plein Air de 1968. 9700km au compteur, restaurée, estimée entre 20 et 30.000€, elle explose l’estimation en partant à 95.360€.


Plusieurs françaises des années 70 suivaient. Chez Citroën on ajoutait une SM parfaitement restaurée, estimée entre 60 et 80.000€ (sans réserve) qui part à 50.064€ tandis que la DS 23ie Pallas de 1973, estimée elle entre 50 et 80.000€ atteint 58.742€.
Plus sportive, l’Alpine A110 1600 SC ex-Jean-Pierre Jabouille, restaurée et estimée entre 80 et 120.000€ s’envole et se vend 178.800€ !



On retrouvait des françaises des années 80 dans le catalogue de la vente d’Artcurial au Peninsula. D’abord une Renault 5 Turbo de 1982, préparée Cévennes et qui a courue. Remise dans ses couleurs d’époque, estimée entre 120 et 140.000€, elle se vend 149.000€.
Plus statutaire mais performante, la CX 25 GTI Turbo II de 1987, 2e main, parfaitement entretenue et avec 80.500km au compteur était estimée entre 30 et 50.000€ et se vend 30.992€.


On termine avec les années 90 et deux sportives mues par un V6 PRV. On débute avec une Alpine A610 Olympique qui servait au transport des VIP aux JO d’Albertville. Dans un superbe état d’origine et estimée entre 60 et 80.000€, elle se vend finalement 97.744€.
Plus performante encore, la Venturi 600 S-LM qui fut engagée aux 24h du Mans 1993 et 1995 puis a couru en historique était estimée entre 380 et 460.000€ mais elle ne se vend pas.


5 petits plaisirs
Notre sélection dans le catalogue de la vente Artcurial au Peninsula comprenait 5 autres voitures, souvent originales.
La plus ancienne, la Lotus 11 de 1956 fut pilotée par Graham Hill mais aussi assemblée par lui ! Elle a acquis un beau palmarès entre ses mains et celles de ses propriétaires ultérieurs. Restaurée il y a 20 ans, elle porte toujours sont immatriculation d’origine, elle était estimée entre 170 et 210.000€ mais ne se vend pas.
Suivait une Ghia 450 SS cabriolet de 1967. 57 exemplaires de cette voiture à moteur Chrysler ont été produits. Celle-ci est dans un superbe état de conservation et son hard-top est présent. Estimée entre 100 et 130.000€, elle n’est pas vendue.
On avait aussi noté une De Tomaso Mangusta de 1970. Cette version européenne est très rare (même parmi les 401 exemplaires produits) et celle-ci a été restaurée et améliorée, notamment avec un bloc moteur alu qui la fait passer à 431ch ! Estimée entre 260 et 360.000€, elle se vend 280.120€.



Les deux dernières autos notées dans le catalogue d’Artcurial au Peninsula étaient deux voitures de course. On commençait avec une BMW 530 Production de 1979. Cette voiture du JMS Racing fut pilotée par Andruet, Metge ou Schlesser et termina 2e du Championnat de France 1980 avec Ballot Lena au volant. Prête à re-courir, elle est estimée entre 80 et 120.000€, elle se vend 70.328€.
Dernière auto de notre sélection, la Lamborghini Diablo SV-R de 1996. La SV-R était une vraie voiture de course produite pour un programme de courses client. 31 exemplaires ont été produits et celle-ci demandera une révision complète avant de retourner en piste. Estimée entre 420 et 560.000€, elle ne se vend pas.


Pour voir tous les résultats de cette vente Artcurial au Peninsula, c’est par ici. On se quitte avec encore d’autres photos de l’exposition :



















DE LA SAYETTE
Voilà un nombre d’invendues qui invite à la reflexion: vendre dans un sous-sol ce n’ est pas « cosy » !
· · 2 février 2026 à 15 h 34 min
Benjamin
En réalité, pas sûr que le lieu ait un impact véritable sur la vente puisqu’une grosse partie se fait en ligne ou sur ordre…
· · 2 février 2026 à 15 h 58 min
Luc TOURNAIRE
Plus de 95.000 € pour une Renault 4 plein air !
On est dans le délire total !
· · 2 février 2026 à 16 h 15 min
Gougnard
très jolies ces photos merci Benjamin
· · 2 février 2026 à 17 h 33 min