Du 29 mai au 1er juin, Dieppe a accueilli plusieurs centaines de voitures sur le front de mer pour célébrer les 70 ans d’Alpine, le constructeur local. Entre anciennes et modernes, la marque au A fléché avait mis les petits plats dans les grands pour fêter ça.
[NDA] Désolé pour le retard de publication, des soucis personnels m’ont empêché de me lancer dans la rédaction pendant plusieurs semaines.
Un musée dehors et dedans
Il serait impossible de le nier, avec une telle concentration de voitures, les 70 ans d’Alpine sont devenus l’espace de quelques jours, un musée retraçant la quasi intégralité de l’histoire de la marque, tant sur la pelouse que sous les tentes !





Déjà, en comparaison avec le rassemblement pour les 100 ans de Jean Rédélé, l’exposition organisée par Alpine était accessible tout au long du weekend, et non juste le samedi soir et le dimanche, laissant aux visiteurs l’opportunité de la voir. Au programme, une belle poignée de véhicules ayant fait l’histoire d’Alpine, dont certains inconnus du grand public, et, pour le fan invétéré de véhicules inconnus ou de prototypes abandonnés que je suis, c’était Byzance.
Des Grand Marquis au Mille Mille, jusqu’à la 610, en passant par presque toutes les versions des différents modèles, il y en avait pour tout le monde. Petit plaisir de passionné de technique de fabrication, un moule d’A110 était exposé, permettant de comprendre un peu mieux l’assemblage de la mythique Berlinette. Cependant, il y quelques voitures qui ont vraiment attrapé mon attention, comme le Cube, un concept de voiture urbaine, dont le nom laisse deviner le profil, et surtout la rare GTA 4×4, développée sur base de la version prévue pour l’homologation aux USA, mis elle aussi, restée sans suite.





Et si jamais vous en vouliez plus, il n’y avait qu’à prendre l’air. Des centaines d’Alpine étaient rassemblées sur la pelouse du front de mer de Dieppe. Et là aussi le choix était quasi infini, incluant les diverses itérations sous licence.






Une actualité à présenter
Les 70 ans d’Alpine étaient également le cadre d’une grosse opération de communication pour la marque au A fléché. L’événement a été le cadre de la présentation, en première mondiale du nouveau SUV A390. Je ne m’étendrais pas plus sur le sujet, puisque l’automobile moderne n’est pas vraiment le cœur de notre activité, sur News d’Anciennes.
Il était accompagné, dans la tente permettant de le découvrir, de la nouvelle A290, de l’A525 de F1, du prototype Alpenglow à hydrogène, et de l’A110R Ultime, dernière évolution de la nouvelle A110.




Une ville au rythme des moteurs
Tout le week-end, les dieppois ont du composer avec le va et vient quasi incessant des Alpine dans les rues, mais surtout, le public venu au 70 ans d’Alpine pouvait assister à quelques démonstrations dynamiques le long de la plage. Et les propriétaires d’Alpine pouvaient se joindre à une gigantesque parade reliant l’usine au front de mer.








Un superbe weekend, mais… des petits couacs
Entre le nombre et la diversité de voitures disponibles, et surtout, la météo, il était difficile de ne pas apprécier le week-end, cependant, il y a deux petits couacs qui sont venu un petit peu gâcher la fête, à mon avis (et je tiens à le préciser, cela n’engage que moi).
Tout d’abord, un incident, certes mineur, mais qui aurait pu avoir de bien plus lourdes conséquences. Pendant une des démonstrations dynamiques, le long de la plage, une erreur de communication a causé le retour de voitures, alors que toutes n’avaient pas encore complété le passage aller. un pilote de monoplace s’est ainsi retrouvé face à face avec des véhicules arrivant dans l’autre sens, en sortant d’un virage. Par réflexe, il a enclenché la marche arrière, percutant l’aile d’une A110 qui arrivait derrière lui. Heureusement, personne n’a été blessé, mais un tel ratage aurait pu mener à une catastrophe.
L’autre est plus visuel, puisqu’on va parler du graphisme choisi pour marquer les 70 ans d’Alpine. Sur le papier une jolie fusion des caractères A70, surlignée par un point rouge dans le 0. Dans la pratique, c’est un peu plus compliqué. Même si sur place, avec le lettrage en noir, cela passe presque inaperçu, il en va tout autrement pour les pilotes de F1, qui couraient à Barcelone pendant le weekend.
Avec le lettrage cette fois ci bleu, le 0, orné de son point central rouge formait une cocarde… britannique. Dans le contexte actuel de l’écurie (et notamment la fermeture des opérations moteur à Viry-Châtillon, ne conservant que l’usine d’Enstone) la symbolique est pour le moins maladroite !
Quoiqu’il en soit, rendez-vous dans 5 ans, pour fêter les trois quarts de siècle de la marque, et nous serons une nouvelle fois présents pour vous le retranscrire.
Crédits photo : News d’Anciennes, Aleksander Jaskowski, Bob de Graffenried, Vincent Vanfleteren pour Alpine













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