Visite au Musée Maurice Dufresne, la Salle des Machines

Au cœur de notre road-trip en Touraine, c’est à découvrir ici : Voyage Printanier, les Châteaux de la Loire en Mini ,notre Mini 1000 nous a mené près d’Azay le Rideau. Finis les châteaux, si nous nous sommes autant approché de l’Anjou que nous avions visité précédemment, c’est dans cet article, c’est pour le Musée Maurice Dufresne.

Le Musée Maurice Dufresne : oeuvre d’un amoureux des machines

L’histoire de Maurice Dufresne et de son musée rappelle énormément celle d’Henri Malartre dont la passion a créé le musée de la Rochetaillée dont on vous parle ici. Maurice Dufresnes a également construit sa collection à force de récupérations. Maurice Dufresne a été compagnon, puis maréchal ferrand. C’est ensuite dans la récupération de métaux qu’il a fait sa carrière. Cette récupération qui lui a permit de démonter puis remonter les Halles “Eiffel” de Tours pour y construire un musée… trop petit pour son immense collection et ses machines imposantes.

C’est finalement une ancienne papeterie qu’il investira pour ouvrir un musée dans les années 80. Avant cela il faudra tout reconstruire, notamment la toiture, ce qui permettra d’installer certaines machines grâce à des grues. Le lieu est immense, que ce soient les bâtiments ou le parc. En plus il a un sérieux avantage. La papeterie utilisait directement la force de l’eau et il va remettre en état le déversoir tout proche et relancer les turbines et roues à aube. Quelques machines de plus !

A la visite du Musée Maurice Dufresne

L’allée extérieure et ses merveilles

Avant de rentrer dans les bâtiments du musée, on découvre une première partie des collections, à l’extérieur. Le long de l’allée fermée par un beau portail sont réparties de nombreuses machines. Car on ne vient pas au Musée Maurice Dufresne voir des autos. Il y a bien plus que ça. Tracteurs, petits chenillards, moteurs fixes, buldozers, engins de chantier, il y a de tout. Certaines de ces machines ne redémarreront probablement jamais. Pour d’autres, comme un Ferguson et un une petit tracteur orange à mécanique Citroën (ID 19 ?) une remise du contact et quelques coups de démarreur suffisent !


Clous de cet allée, un Obusier américain qui a ensuite servi sous les couleurs de la France et une vedette Allemande. Mais au bout on trouve de bien plus grosses machines, de gros moteurs utilisés dans des usines et récupérés par Maurice Dufresne.

Il ‘y a pas que les autos dans la vie

En rentrant dans la cour de l’ex papeterie, on découvre d’autres superbes machines, ou des parties de machines. Sous abri on croise une Faucheuse Kiva équipée d’un moteur De Dion qui a appartenue à Pierre Laval, un tracteur Dering ou un cyclocar Rivenc, artisanal et original ! Il devait l’être encore plus en course.

Dehors, machine à repasser, sirène d’alerte, hélices de bateau et d’avion. La collection est hétéroclite.

Attaquons maintenant les premières allées. C’est une belle marche qui nous attend, le circuit tracé entre ces murs fait un kilomètre ! On commence par une belle collection d’outils anciens et une série de panneaux retraçant la vie du créateur de cette belle collection. Car autant qu’un musée des machines, c’est devenu, après sa mort en 2008, un musée à la gloire du personnage. On continue avec la reconstitution d’une filature que Maurice Dufresne a démantelé à Tours pour réinstaller ici. Les machines ont authentiques, les registres du personnel et les objets du directeur aussi.

S’ouvre ensuite la première salle des machines. Camion 4×4, monoplace artisanale, tracteur “réversible”, moto, charrue. Voilà ce qu’on peut y voir. La scénographie est simple mais parfaite. Des néons près du sol éclairent les machines. Au mur des affiches superbes égayent le tout. On se balade donc le long des allées. Il n’y a pas vraiment de thématique à l’exposition mais elle est belle. Les machines ne sont pas trop proches les unes des autres et surtout elles sont en bon état. Certaines se mettent en branle lorsqu’on approche. D’autres sont détaillées dans un audioguide. En tout cas chaque pancarte nous en apprend plus, tant sur son fonctionnement, son lieu de production que les circonstances dans lesquelles Maurice Dufresne les a récupérées.

Quelques endroits sont vraiment insolites. Les premiers se repèrent au bruit, à la fraîcheur et à l’humidité. Ce sont les salles des machines qui accueillent la roue à aube et la turbine. On peut y voir l’eau couler, et les engrenages entraîner les rouages des anciennes machines de la papeterie. Les seconds, ce sont les salles des armes. Des centaines de fusils, de pistolets, se pistolets et d’épées. Des armes détruites, datant de plusieurs siècles ou simplement de la dernière guerre mondiale. De minuscules machines en fait.

On ne va pas vous faire ici de visite virtuelle, c’est un endroit à voir, simplement, quelques photos, pour vous donner envie.

Trois autos à ne pas rater

Les autos ne sont pas nombreuses. Dans la dernière partie du musée, elles sont même remisées sur des “étagères”. Mais on en trouvera trois à noter. La Georges Irat, parce que même si sa mécanique Citroën est différente du Ruby de celle qu’on avait essayée dans cet article, elle reste une auto méconnue et c’est bien que les musées l’exposent.
Ensuite la Morgan, car cette auto là est une des premières, avec une calandre droite et non bombée… comme celles qui sortent encore des chaînes !
Enfin, la belle Citroën Trèfle, dans une belle teinte jaune, simplement belle.

Quatre machines à voir

La Guillotine

Retrouvée un peu par hasard, cette guillotine authentique a été soigneusement restaurée. Une machine qu’on a pas l’habitude de voir.

Une Buick à carrosserie française

Star des affiches du musée, cette Buick a été carrossée en France. Elle est aussi connue pour avoir transporté le Maréchal Pétain !

Un prototype Blériot

Le frêle monoplan n’est pas celui avec lequel Louis Blériot traversa la manche. Mais c’est un des derniers prototypes à avoir volé, il a été authentifié par des spécialistes et la famille de l’aviateur.

La Turbine

Un bruit sourd envahit la salle. Les engrenages sont bien graissées et tournent parfaitement jusqu’à la roue qui écrasait en son temps la pâte à papier. Mais l’eau qui s’engouffre dans la turbine juste en dessous de la grille est responsable de tout cela !


Conclusion :

Le Musée Maurice Dufresne est dédié aux machines… autant qu’à Maurice Dufresne. 20 ans après son décès, son ombre plane toujours sur les lieux. En tout cas c’est un beau musée, pas sombre ou encombré. On a la place pour admirer les autos et l’éclairage le sert bien. La déco est simple et soignée. Bref c’est un endroit qu’on recommande à tous, pas seulement les amoureux des machines, mais ceux de l’histoire. Car c’est le 20e siècle, et même un peu plus, qu’on passe ici en revue.

Le Musée Maurice Dufresne côté pratique :

Le Musée Maurice Dufresne se trouve à Azay le Rideau. Si une partie de la famille n’est pas tentée, laissez les dans les châteaux alentours !

L’entrée est abordable, elle ne coûte que 12€ par adulte, elle est gratuite pour les moins de 10 ans et coûte 5 € entre 10 et 17 ans. Si vous visitez le musée pendant un voyage orienté mécanique, un accord avec le Musée des Blindés de Saumur (lire notre article : On a testé pour vous : le Musée des Blindés de Saumur) vous permet d’y avoir une réduction.

Attention cependant, il n’est ouvert qu’à la belle saison entre le 1er Avril et le 30 Septembre et fermé les Lundi et Mardi en Mai, Juin et Septembre !

On se quitte avec encore quelques photos et d’autres seront à revoir bientôt sur notre page Facebook.

 

 

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

1 commentaire sur “Visite au Musée Maurice Dufresne, la Salle des Machines”

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