Voyage Printanier, les Châteaux de la Loire en Mini

Le mois de Mai était l’occasion de sauter sur les viaducs et de prendre le temps de voir du Pays. On avait déjà fait les bords de Loire un peu plus en Aval, c’est à relire dans notre article Road-Trip, à la découverte de l’Anjou en Renault Caravelle. Cette fois on va se balader entre Blois et Azay le Rideau, autour d’Amboise en fait, à la découverte des châteaux de la Loire pour un voyage de 4 jours.

Jour 1 : Château Royal, Mini et prise de marques

Première étape : le Château de Blois

Sur le chemin de la Touraine, la première étape se fait en centre-ville de Blois. Rien à dire sur la route, faite en Scenic et sur autoroute… Il y a plus passionnant. La Simca est au garage et n’a pas de ceinture à l’arrière, elle ne pouvait nous servir pour ce périple.

Double arrêt avec office du Tourisme, où on peut acheter des packs qui regroupe les tickets d’entrée de plusieurs châteaux avant de se retourner face à la façade du Château de Blois. Un magnifique château dont le premier visuel est bien loin des châteaux renaissance. Ce n’est pas médiéval pour autant… et on découvre pourquoi une fois rentré à l’intérieur. En fait le château a été construit en plusieurs fois. La façade et donc l’aile est ont été construits par Louis XII, l’aile nord par François 1er et l’aile ouest par Gaston d’Orléans. Trois style totalement différents cohabitent donc dans cette cour !

La visite est très sympa, l’audioguide est perfectible mais donne de bonne indications. La partie historique de la visite, celle qui concerne le château, son architecture, son évolution et ses occupants est concentrée dans les trois niveaux de l’aile François 1er, décorée de la célèbre Salamandre et articulée autour d’un escalier à vis. Le premier de ce voyage. On y revient également en longueur sur les guerres de religion en France, et notamment l’assassinat des Guise, sous Henri II qui a eu lieu en ces murs.
La salle des états généraux est immense et on y retrouve une intéressante expérience de réalité virtuelle.


Ensuite on accède à l’aile Louis XII qui accueille le Musée des Beaux Arts de la ville. La collection de peinture y est très diverse et permet surtout de visiter cette partie qui est la plus ancienne du château. On accède ensuite à la chapelle puis à la terrasse qui donne sur la ville de Blois, en contrebas, et logiquement sur la Loire. Enfin on termine avec un passage dans le hall de l’aile Ouest. Peu décorée, elle a été remaniée depuis sa construction par Gaston d’Orléans. La coupole impressionne, mais dommage on accède pas au reste des salles.

Une fois la visite finie, direction l’Indre et Loire pour récupérer notre vraie monture de la semaine.

Deuxième étape : On récupère la Mini

Pour aller récupérer notre Mini, ce n’est pas dur, il suffit de suivre la Loire en direction de Tours. La voiture n’est jamais passée sur News d’Anciennes, mais c’est parce que l’ami Dayv, son propriétaire, lui a préféré des balades en MX5 et en Corvette (lire : Le Deauville & Co de la Ptite Pilote : Balade Normande en Corvette C3 contre Vents et Marées). Première étape : transférer le contenu du monospace dans la mini citadine. Heureusement que notre petite est restée chez ses grands-parents, parce que je ne sais pas où elle aurait pu se mettre à l’arrière entre les sacs et les valises.

La prise en main de l’auto est assez simple, c’est parti. Pour ce qui est de sa conduite, on en parle plus en détail dans cet article : Au volant d’une Mini pour un maxi plaisir.

Troisième étape : le Clos’y

Il nous reste encore dix minutes de route pour rejoindre Amboise, et notre pied à terre pendant quatre jours. Sur le chemin on passe par une brocante… à côté de quelques Mehari qui restent d’un événement spécial 50 ans… qu’on a raté de quelques heures !

C’est en centre ville que nous nous rendons au Clos’y (dont le facebook est visible ici) qui offre l’avantage non négligeable d’avoir une cour privée pour garer notre puce sur roues. Le lieu est chaleureux et moderne puisque refait à neuf. On ne sera que deux mais on aurait pu inviter des amis ! On va être bien en tout cas, de quoi se reposer entre les voyages dans notre petite anglaise.
Le soir se fera à pied, entre découverte du centre, apéro et un restau, les bases sont posées et le programme de la suite est défini.

Jour 2 : visite d’atelier et 5 kilomètres à pied

Première étape : visite chez les copains de Classic Auto Elec

On vous a déjà emmené chez Classic Auto Elec, c’est à relire dans notre article Visite chez Classic Auto Elec, de l’électricité auto à la restauration d’italiennesEt comme depuis l’activité Ma Petite Italienne a pris de l’ampleur, il fallait aller voir. En même temps, d’Amboise… c’est de l’autre côté de la Loire, madame n’a même pas le temps de se familiariser avec la boîte !

Malgré les ponts, c’est ouvert et on est très bien accueillis. Si les stocks ont changé, il faut un oeil averti pour le voir. Par contre côté atelier, ça a pris de l’ampleur. L’atelier voisin a été absorbé et sert de local carrosserie. Les Alfa sont encore plus nombreuses, certaines sont connues, comme les GTC ou certains Bertone, d’autres son nouvelles. On notera aussi la présence d’une (monstrueuse) Matra Djet carrossée en proto pour les courses de cote.
On fait la bise aux copains et on file troquer les vieilles mécaniques contre les vieilles pierres.


Deuxième étape : le Château d’Amboise

On retrouve le côté sud de la Loire avec le Château Royal d’Amboise. Il est peut-être dans l’ombre de certains autres… mais il est tout aussi important historiquement. Ce château a vu naître plus de rois de France que les autres… et sa situation est superbe. Il domine réellement la ville. Depuis sa terrasse, avant d’attaquer la visite des bâtiments, on a vraiment le loisir de découvrir tout Amboise, y compris l’île d’or au milieu de la Loire et Nazelles et Pocé de l’autre côté. En tout cas la terrasse est grande et le château petit.

On va découvrir peu à peu… qu’il en manque beaucoup. Comme le château de Blois, il a été construit en plusieurs fois, chaque roi y ajoutant des ailes. Sauf que le fait que les rois de France retournent à Paris puis que la révolution n’intervienne, fait que le Château sera détruit aux deux tiers au début du XIXe siècle.

En tout cas ce qui reste est bien mis en avant. On découvre, avec encore une fois l’aide des audioguides, les différentes pièces importantes pour la vie de la cour du roi et l’éducation de ses enfants à la renaissance. On passe aussi dans une enfilade de pièces plus XIX. En effet, le château appartient toujours à la famille d’Orléans, et ces pièces reviennent sur l’usage du château à cette époque ainsi que sur les derniers rois de France.

Enfin la visite se termine par l’extraordinaire escalier en vis qui permettait de rentrer dans le château par le bas du promontoire et de desservir tous les étapes. Attention, ce ne sont pas des marches, mais une pente, pas douce, qui permettait de faire monter des carrioles ! On termine par le jardin où trône le buste de Léonard de Vinci. C’est là qu’il fut enterré à sa mort, et à la destruction de l’édifice, ses ossements furent transférés dans la chapelle St Hubert, encore bien en place. Pendant qu’on parle de De Vinci, continuons la route, direction le Clos Lucé.

Troisième étape : le Clos Lucé et les machines de De Vinci

Le Clos Lucé n’est pas un immense château. C’est un manoir, visible depuis le Château Royal et dans Amboise. Château d’été des rois, il est mis à la disposition de Leonardo Da Vinci en 1516.

C’est là que le génie italien mourra en 1519. Le lieu est donc entièrement dédié à De Vinci. Le rez de chaussée et l’étage nous permettent de nous remettre dans les logis de De Vinci. On y trouve sa chambre, mais aussi son atelier de peinture, de sculpture et d’ingénierie. Dommage qu’il y ait eu autant de monde, il reste que le lieu nous permet d’en savoir plus sur lui.

Le sous sol est presque plus intéressant, il expose les diverses création d’ingénieur de De Vinci. Des machines de guerre, mais également tout ce qui touche au génie civil. Le tout sous forme de maquettes. Pour les voit en vrai, c’est dans le jardin que ça se passe. Le parc est immense et parsemé des création de l’ancien maître des lieux. Du char circulaire à l’ancêtre de l’hélicoptère en passant par la vis d’Archimède, tout y est.

Une belle visite qui termine une journée bien chargée.

Jour 3 : la Mini et les machines de musée

La visite du jour : le Musée Maurice Dufresne

Après avoir majoritairement piétons, on va faire un sacré tour de Mini. Histoire de bien l’avoir en main. Direction Azay le Rideau, à une heure de Mini d’Amboise. La Mini justement, et bien elle se débrouille partout. Que ce soit pendant le passage dans Tours, où elle évidemment à l’aise, ou dans les lignes droites qui nous amènent à destination. Quand un monospace diesel nous colle aux fesses, et qu’on est déjà à 90, ça ne dure pas. La France est championne des ronds-points ? Et bien la Mini est la légende des ronds points. On retrograde, on casse à peine la vitesse, droite, gauche, on est sorti. Et le monospace ne nous rattrapera qu’au prochain !

Notre destination n’est pas le magnifique château d’Azay le Rideau mais le Musée Maurice Dufresne. Une brochure prise chez Classic Auto Elec à l’automne nous avait donné envie, nous y voilà. Un grand musée dédié aux machines. Alors on ne va pas vous en parler plus que ça, un article lui sera dédié, mais en tout cas, c’est un lieu à voir pour tous les amateurs de belles machines… et pas que d’automobiles ! En plus l’équipe est très sympathique et nous autorise à prendre les photos statiques de notre essai dans l’allée ! Génial !

Ce sera notre sortie du jour, on rentre… en s’amusant toujours autant dans les ronds points, n’en déplaise au 5008 dégueulasse qui nous fera une queue de poisson (on a oublié la plaque). Au passage, le retour se fait volontairement, et contre les indications de Waze, par le sud de la Loire entre Tours et Amboise. Clairement la route y est plus intéressante et plus jolie qu’au Nord. En plus on y croise quelques échoppes de producteurs de vin. Notez le pour votre voyage !

Jour 4 : rentrons par le grand des châteaux

On rentre… par le Château de Chambord

C’est, déjà, l’heure de rentrer. On quitte notre Clos’y en regardant le ciel… qui laisse pleuvoir. La fin des vacances vous avez dit ? Presque. Première étape, récupérer le monospace diesel. La mini est encore plus chargée qu’à l’arrivée… Quelle idée de faire un road-trip dans une région viticole. Au passage, vous caserez plus de caisses de vin à l’avant d’une Renault Caravelle qu’à l’arrière d’une Mini.

Une fois l’anglaise déposée, on ne se jette pas sur l’autoroute. Non, on rejoint Blois, puis le majestueux Château de Chambord. Mais avant de pénétrer dans le château, on retrouve des anciennes. Coïncidence, le rallye Le Vendôme était de passage le même jour que nous ! On prend donc le temps d’admirer les autos, de discuter brièvement avec les participants avant de rentrer.
Plus de photos, dont le départ, dans notre article Le Rallye Le Vendôme : de belles autos dans de superbes endroits.


Le Château quand à lui… magnifique. Alors niveau architecture, celui-ci est plus harmonieux que les autres. Car même s’il a été construit en plusieurs fois, c’était toujours selon les plans d’origine. En tout cas on retrouve une unité architecturale dans la majesté des lieux. C’est énorme, c’est sûr !
On délaisse l’audioguide pour une tablette. On a toujours des informations sonores, mais aussi des indications visuelles et enfin des passages en réalité augmenté. La plupart des pièces sont telles que François 1er les a vues lors de son finalement bref séjour en ces lieux. Les traces de Louis XIV et de ses successeurs y sont bien visibles. On retrouve notamment un musée dédié au Comte de Chambord, Henri, petit-fils de Charles X. Devenu le premier de la lignée royale française, il a surtout vécu en exil, tout en prenant soin de son Château et on y retrouve nombre d’objets et d’œuvres d’art lui appartenant.

Partout on a la possibilité d’afficher sur la tablette des infos sur les œuvres, les personnages, les anecdotes, et même se remettre dans une décoration “d’origine”. Le tout centré autour de l’escalier central et de l’architecture carrée du Donjon central. Une visite superbe qui se termine en hauteur sur le toit, qui permet d’apprécier l’ampleur de l’immense parc.

Cette fois, c’est bien fini. Direction l’autoroute, sous la pluie, et cette fois une queue de poisson en forme d’attentat d’une Volvo XC90.

Conclusion :

Un super road-trip. Notre Mini ne nous a pas trahie. La Touraine est vraiment superbe, et se prête parfaitement à un voyage de ce genre. Le terroir culinaire est présent, les paysages sont beaux, les hébergements et restaurants nombreux, et on ne manquera jamais de choses à voir entre les très nombreux châteaux, les caves, les troglodytes, et autres mini châteaux !

On vous recommande la région pour un voyage, en ancienne de préférence !

Benjamin on Email
Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

3 commentaires sur “Voyage Printanier, les Châteaux de la Loire en Mini”

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