Autosport International 2018 : Passé, présent et futur au même endroit

La semaine dernière, nous étions à Birmingham pour Autosport International, organisé par le magazine Autosport. Dédié à la compétition,  c’était l’occasion de voir de grands noms de l’industrie anglaise proposer leurs tous derniers produits. Cosworth, Ginetta, ou encore Jaguar, les grands noms étaient présents pour présenter leurs nouveaux produits. Toutefois, beaucoup d’enseignes de rechignaient pas à revenir sur le passé.

C’était l’occasion de découvrir les nouveaux engins de Jaguar : leur voiture de Formule-E, mais surtout l’E-Pace qui servira à leur nouvelle coupe de promotion. Les spectateurs pouvaient également approcher la Robocar, cette voiture de course autonome. Est-ce là l’avenir des sports mécaniques ? Je ne l’espère pas, mais les défis technologiques qui vont avec ce projet sont des plus intéressants.

Il faut le reconnaitre, du côté des voitures exposées la pêche aux anciennes était plutôt maigre. La vente aux enchères organisée par Coys a permis de rééquilibrer la balance, avec une sélection des plus intéressantes. Certes, cette vente peut sembler modeste comparée aux ventes-fleuves de Silverstone Auctions, telles qu’on a pu les voir à Silverstone Classic ou lors du dernier Salon de Birmingham. Je vous avouerai être tombé complètement amoureux de cette Aston Martin Vantage V600 Volante dans sa livrée bleue, mais les belles tout autour étaient loin d’être repoussantes !

Bon j’arrête de vous casser les noisettes avec des trucs qui ne sont pas anciens, c’est promis. Si je vous parle d’Autosport International, c’est surtout pour certains des invités, qui nous ont replongé l’espace d’un instant dans les plus belles heures du sport auto de ces trente dernières années.

Tout d’abord, David Richards. L’ancien copilote d‘Ari Vatanen (excusez du peu), mais surtout patron de Prodrive, et d’Aston Martin qu’il a racheté à Ford, est intervenu en matière de sécurité dans les sports mécaniques. En effet, il a été nommé président de la Motor Safety Association, et c’est à ce titre qu’il a tenu un discours, mettant en avant notamment les besoins d’amélioration des infrastructures de Silverstone, afin de pérenniser le GP de Grande-Bretagne.


Le dimanche, c’est Nigel Mansell qui a offert au public un retour sur sa carrière en F1 et en CART. Le fringant moustachu (il a abandonné sa moustache, à mon plus grand dam) a évoqué notamment le championnat de F1 1992, qu’il a remporté, et sa victoire au championnat en CART en 1993. Il s’est montré très philosophe face à son éviction de Williams « une porte se ferme, une autre s’ouvre », mais c’est surtout son évocation de sa saison américaine qui résume à elle seule le personnage « quand je suis arrivé en Indycar, on m’a expliqué : Il y a deux types de pilotes. Il y a ceux qui finissent dans le mur et il y a ceux qui vont y finir. Je l’ai découvert à Phoenix en faisant un trou de près d’un mètre dans un mur en béton ».

Cependant, la plus grosse surprise se cachait dans la Live Action Arena. Cet espace était dédié à différentes démonstrations indoor. Et il y avait pour le moins du spectacle, qu’on soit amateur des disciplines concernées ou non ! Ainsi on pouvait assister à un sprint de quelques minutes organisé pour les voitures d’autocross, ces bombinettes constituée d’un châssis tubulaire, d’un gros moteur à l’arrière et… d’une carrosserie de voiture de série soudée par-dessus. Ce n’est pas tous les jours que l’on croise une Mini cabrée sur ses roues arrière, je peux vous l’assurer.

 

Mais cela ne s’arrêtait pas là, Ginetta offrait également une démonstration de son programme compétition client, mais surtout, présentait son prototype qui courra au Mans en LMP1 cette année (eh non Toyota ne sera pas tout seul, malgré le départ de Porsche). On a également assisté au retour au volant de Billy Monger, pour une séance de cascades en Jaguar F-Type. Ce jeune pilote de 18 ans a été victime d’une violente sortie de piste en F4 la saison dernière, qui lui a couté ses deux jambes. Toutefois cela n’a en rien entamé son enthousiasme et il espère revenir au volant dès 2018.

Bon où se cache cette surprise ? Pour le moment je vous noie derrière des infos qui semblent un peu hors sujet, j’en conviens, et surtout assez anglo-centrées. L’invité le plus inattendu, à tout point de vue, était Bobby Labonte, qui remporta sa première course de NASCAR en 1995, avant de remporter le championnat en 2000. Eh bien croyez-le ou non, mais plus jamais je ne dirais de mal de ces pilotes sur circuit ovale (bon, je le reconnais, j’en disais déjà assez peu) ! L’américain a gratifié le public que quelques minutes à une vitesse absolument inavouable pour une démonstration dans un hall de parc expo, malgré l’indéniable envie de sa monture de se défiler à chaque coup de gaz.

Autosport International, c’est donc un concentré de compétition, qui ravira l’amateur de modernes, majoritairement, mais qui permet aussi de profiter des histoires des plus anciens, qui sont, il faut l’avouer, des plus passionnantes ! Si jamais vous avez envie d’un peu d’exotisme, à 5 minutes d’un aéroport en liaison avec l’hexagone, cela peut être une bonne option. Attention toutefois, si vous n’aimez pas la foule, avec 95 000 visiteurs en 4 jours, c’est assez chargé.

Crédits photos : Autosport International, Malcolm Griffiths, News d’Anciennes.

Pierre
Rédacteur à News d'Anciennes
Tombé dans la marmite automobile quand il était petit, il a rejoint l'équipe de News d'Anciennes en 2015. Expatrié en Angleterre depuis Mai 2016, il nous partage les évènements de là-bas.
En dehors de ça, il partage une bonne partie de son temps sur la route entre une Opel Ascona et une Mazda RX-8.

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