Vu dans la rue, une très rare Packard Eight, une ancêtre pour les emplettes !

Vu dans la rue, une très rare Packard Eight, une ancêtre pour les emplettes !

Avec cette Packard, c’est encore une charmante rencontre que j’ai faite ce dimanche matin. Vous allez me dire que je deviens coutumier du fait, déjà avec la Corvette C3 rencontrée il y a quelque temps, l’article est ici. Cette fois je suis tombé sur une rareté. Déjà que croiser une avant-guerre française est rare, alors quand c’est une Américaine et qui plus est une Packard, je ne pouvais pas laisser passer l’occasion !


Une Packard, c’est quoi ?

Je ne m’attendais pas à ça pour ce dernier dimanche de confinement. Attestation en poche, je me dirige vers ma boulangerie, quand tout à coup je tombe nez à nez avec cette Packard. Cette fois, je dégaine mon smartphone pour la shooter au vol. Dire que j’ai hésité à prendre mon boitier, pas grave ! Je pense qu’il doit y avoir un nid de voitures anciennes aux alentours de chez moi, car déjà dans la semaine, j’avais surpris une Simca 5 à un feu.

La Packard Motor Car Compagny est un constructeur américain qui a existé entre 1899 et 1958. Fondé par deux frères. Leur première auto sort en 1899 avec le Model A en cinq exemplaires. La Model B suivra en 1900, avec cette fois une vingtaine de modèles. Dès le début la firme se tourne vers le luxe en équipant ses autos d’accessoires non montés par la concurrence.

La marque construit également une série de camions de 1908. Mais l’intervalle de la Première Guerre mondiale les oblige à se lancer dans la construction de moteur de bateaux et d’avions. C’est cependant lors de cette période que l’usine sort la Twin Six, une fabuleuse auto à 12 cylindres en V. La paix revenue, l’usine se place comme leader dans la voiture haut de gamme et de luxe. Elle rivalise avec les Anglaises comme Rolls-Royce et Bentley. Elle est aussi bien présente en France, et c’est une carrosserie de Packard Single Eight que Bugatti utilisera pour habiller le châssis de sa Bugatti Royale, pour son exposition sur les Champs Élysées.

L’entre-deux-guerres verra un grand nombre de modèles sortir des chaines de Packard. Que ce soit des berlines, des coupés, des cabriolets, le choix était large. Niveau motorisation, le six cylindres équipaient les plus petites voitures, car la norme était le 8 en ligne, voire un V12 ! Après la Seconde Guerre et malgré un marché très concurrentiel, la marque se maintient. Les Packard Clipper et Super Eight, se vendent bien. Toutefois en 1954, Packard fusionne avec Studebaker. De cette union on doit notamment la Studebaker Avanti, on en parle ici. Malgré cette fusion et sans grand groupe derrière, le mariage capote. Hélas, la dernière Packard sortira des chaines, en mars 1966.

La Packard Eight du jour !

Notre modèle du jour se trouve être une Packard 640 Custom Rumble Seat Coupé datant de 1929. L’auto est juste magnifique et se trouve dans un état proche du neuf, état concours ou musée, bref elle top ! Ce coupé se présente dans une carrosserie trois tons. La restauration est magnifique. L’extérieur est aussi beau que l’intérieur. Ce dernier respire le luxe et le confort, l’habitacle est spacieux, il faut dire que l’auto est assez grande. On remarque la qualité du tableau de bord en bois et de la sellerie.

Sous le long capot habite un huit cylindres en ligne au doux son rauque. Le célèbre radiateur est surmonté d’une mascotte splendide. En plus des deux énormes phares, deux petits autres viennent leur prêter main forte. On notera le couple de rétro monté sur les roues de secours. Le pare-brise est plutôt petit et ne possède qu’un seul essuie-glace.

Derrière le haut de caisse carré, on retrouve la fameuse place de la belle-mère. Une sorte de coffre qui s’ouvre vers l’extérieur pour laisser la place à une banquette pouvant accueillir deux passagers en plus. Ceux-ci y accèdent par deux marche-pieds. On imagine aisément la suite du voyage et son confort. En dessous, se trouve replié le porte bagages. Le coupé ne disposant pas de coffre, une malle, souvent en cuir noir, en faisait office. Chaque détail de la Packard est pensé pour être beau, c’est ça le luxe.

Une Packard sûrement unique.

Rare, elle l’est ! Unique, je pense aussi, du moins en France. J’ai été très content de croiser cette jolie rareté. J’aurais bien aimé pouvoir échanger avec son chauffeur, dommage, une autre fois peut-être !


bertrand
photographe/reporter
rédacteur et photographe à news d'anciennes.
Passionné d'histoire et de véhicules anciens, il rejoint la rédaction de news d'anciennes en 2015. Armé de son fidèle Nikon, il écume les rasso et salons pour vous les faire découvrir.

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