C’était la dernière vente de l’année pour la maison bellifontaine. Cette vente Osenat du 15 Décembre proposait un catalogue riche avec de belles collections dont une qui s’était rajoutée sur le tard… mais contribue bien au gros résultat d’ensemble de ces enchères.
La vente Osenat du 15 Décembre en bref
La vente avait donc lieu ce Lundi 15 Décembre après un gros week-end d’expositions publiques. Notez d’ailleurs que le catalogue était finalement bien plus large que prévu. Sorti avec 69 lots, une grosse collection s’était rajoutée et vous allez le voir, elle a participé (fortement) aux bons résultats.
Au total, avec quelques aftersales dans l’équation, la vente Osenat du 15 Décembre dépasse les 3 millions d’euros ! 85% des lots sont vendus avec une clientèle française, bien sûr, mais aussi beaucoup d’européens, de l’Est notamment et même des collectionneurs d’Amérique du Sud parmi les acheteurs.
Les gros prix sous le marteau
La vente Osenat du 15 Décembre affiche 6 autos dépassant les 100.000€ sous le marteau. La voiture ancienne vendue le plus cher fait d’ailleurs bien mieux. C’est une des voitures qui s’était rajoutée après la publication du catalogue : une Bugatti Type 51 Pur Sang. Cette réplique était proposée sans réserve (est. 200-250.000€) et s’envole finalement à 349.160€ !
Une autre voiture « rajoutée » dépasse les 100.000€. Vendue 116.788€, au dessus de son estimation (70-90.000€ sans réserve) la Frazer Nash 1½ litre Super Sports de 1926 en très bel état et roulant régulièrement est une belle surprise.


On poursuit avec deux autos de la belle « collection S. » dont on vous parle juste en dessous. La première, c’est l’Aston Martin DB6 dont vous retrouvez l’essai et la vidéo par ici. Restaurée chez Cecil Cars, cette auto de 1966 était estimée entre 250 et 300.000€ et se vend finalement 242.004€.
La Ferrari 330 GT 2+2 de 1965 venait de la même collection. Livrée neuve aux USA et repeinte, récemment révisée, elle était estimée entre 100 et 150.000€ et s’envole contre 152.306€.



On reste chez Ferrari avec les deux dernières. La plus ancienne était une F355 Spider de 1996 avec des frais récents. Estimée entre 90 et 110.000€, elle se vend 108.360€.
Enfin, on retrouve une autre voiture qu’on avait essayé, une F430 Spider (c’est à lire ici) de 2007. Estimée entre 85 et 100.000€, elle atteint 102.340€ sous le marteau.



La superbe collection S.
La vente Osenat du 15 Décembre avait largement communiqué sur cette Collection S. En plus des deux autos évoquées plus haut, les 4 autres étaient aussi de beaux pedigrees.
Dans l’ordre des estimations on débutait avec l’Aston Martin DB MkIIIde 1958 à l’époque où la marque proposait trois moteurs différents. Celui qui équipe cette auto est un DBB de 195ch et c’est une des 8 fabriquées ! Estimée entre 250 et 350.000€, elle fait partie des rares invendues.
On trouvait aussi une française dans cette collection, une superbe Facel Vega HK500 de 1959. Livrée neuve en France, puis partie aux USA, elle était revenue et avait bénéficié de gros frais. Estimée entre 100 et 120.000€, elle se vend 90.300€.


On termine avec deux autres anglaises. La plus ancienne, l’Austin Healey 100-4 BN1 de 1955 était revenue des USA en 2019. Equipée d’une partie du kit Le Mans, estimée entre 50 et 60.000€, elle atteint 51.170€.
La dernière, la MGC Sebring de 1968, fut préparée en 1972 par John Chatham avec les ailes élargies, le hard-top, l’arceau, un allègement et une cure de vitamine pour le moteur qui atteint 170ch. Estimée entre 25 et 35.000€, elle est vendue 31.304€.


Coupés et Cabriolets pour tous
Les coupés et cabriolets étaient très présents dans le catalogue de la vente Osenat du 15 Décembre. Certes, ce sont surtout ces véhicules qu’on vient de vous présenter, mais il y en avait d’autres.
Cette vente Osenat était par exemple un paradis pour les tricyclecaristes. La plus ancienne était une Sandford de 1934. Estimée entre 50 et 70.000€, l’auto se vend 78.260€ !
Suivait un Darmont DS de 1927. Ce bel exemplaire était estimé entre 30 et 40.000€. Sous le marteau, il change de main contre 34.916€.
On retrouvait enfin un 3 Wheeler Super Sport Morgan de 1933 à moteur JAP. Historique est connu, état excellent mais redémarrage au programme pour cette auto estimée entre 20 et 30.000€ et vendue 26.488€.



On passait ensuite dans les années 60 avec d’abord une Porsche 356B de 1963 avec un 1600S mais n’a pas roulé depuis très longtemps. À restaurer, estimée entre 40 et 60.000€, elle se vend 51.772€ !
On reste chez Porsche. D’abord avec une réplique de 911 2.8 RSR de 1973 sur base de 2.4E de 1973. Entièrement préparée façon Groupe 4 avec notamment un bloc de 2.7 passé à 2.8. Prête à prendre la piste, estimée entre 65 et 95.000€, elle se vend 78.260€.
La seconde était une 2.4 T Targa « Oil Flap » de 1972 donc. Sortie de grange matching numbers, immobilisée depuis 1982 et estimée entre 25 et 35.000€, elle termine finalement à 49.364€ !
Plus abordable et plus originale, la TVR 3000M de 1973 avec un embrayage course et un frein à main à revoir était estimée entre 12 et 18.000€ (sans réserve) et vendue 18.060€.




On trouvait aussi des voitures françaises côté coupés et cabriolets de la vente Osenat du 15 Décembre. Attention, on vous parle là de véhicules très originaux. On débute en 1951 avec une barquette D.B carrossée par Antem. Avec un beau palmarès et une éligibilité sur tous les grands événements, elle était estimée entre 70 et 90.000€. Elle se vend finalement 84.280€.
On arrive en 1972 avec un coach CG 1200 préparé et souvent vu au Tour Auto. Prêt à y retourner, estimé (sans réserve) entre 25 et 35.000€, l’auto part à 48.160€ !
La dernière est plus originale encore. C’est une BSH de 1973, une auto qu’on a également vue sur le Tour Auto, en 2024 notamment. Estimée entre 20 et 30.000€, elle se vend finalement 37.926€.



On terminait dans les années 2000 avec deux autres autos qu’on a essayé ! On débutait avec la plus ancienne, le Porsche Boxster 3.2S dont l’essai est à lire ici. Dans un bel état, estimée entre 18 et 24.000€, elle ne se vend pas.
La Jaguar XKR Cabriolet de 2005 était issue de la série « Spirit of Legend », limitée à 50 exemplaires en France qui se distingue avec ses roues de 20 pouces et ses inserts en carbone. Estimée entre 25 et 30.000€, vendue 30.100€, son essai sera à retrouver sur vos écrans en janvier.



5 de plus
On avait encore noté 5 voitures dans notre sélection dans le catalogue de la vente Osenat du 15 Décembre. On débutait avec trois françaises.
D’abord la D.B Le Mans Cabriolet de 1961. Rachetée en état d’épave en 1999, sa restauration durera 15 ans ! Arrêtée il y a longtemps et devant être remise en route, elle était estimée entre 20 et 30.000€ et se contente de 18.662€ sous le marteau.
Plus récente, le Rancho de 1980 en bel état général et prêt à rouler était estimé entre 10 et 15.000€. Il se vend finalement 18.060€ !
On ajoutait enfin une voiture bien plus ancienne, une De Dion Bouton Type E Vis à Vis dans la même famille depuis… 95 ans ! Reconstruite et remise en marche, prête pour un London to Brighton, elle était estimée entre 40 et 60.000€ et se vend 48.160€.



Plusieurs Rolls et Bentley étaient au catalogue et on avait noté une Bentley S3 livrée neuve en France avec une belle configuration et un bel état. Estimée entre 25 et 45.000€, elle part à 34.916€.
On terminait notre sélection avec une auto originale, une AMC Pacer DL Wagon de 1978 équipée d’un moteur 6 en ligne de 4,2 litres. Rare chez nous, celle qui est surnommée l’aquarium roulant était estimée entre 15 et 20.000€ et se vend 15.050€.
Pour voir le reste des résultats, c’est sur le site d’Osenat en cliquant ici.


Emmanuel R
A noter que la Ferrari 330 GT 2+2 souffre de corrosion importante sur la structure interne des bas de caisse et des jonctions des pieds avant et arrière. Un budget de travaux de carrosserie est nécessaire.
Plus d’autres bricoles comme une ligne d’échappement, un radiateur en fin de vie, un moteur d’essuie-glace hs et introuvable … bref une très très belle voiture qui nécessite cependant des travaux assez conséquents de restauration.
· · 18 décembre 2025 à 20 h 20 min