Au rendez-vous mensuel de juin à Châtellerault, tout roule !

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Au rendez-vous mensuel de juin à Châtellerault, tout roule !
Morganhttp://webmaster.simca.free.fr/
Passionné par les anciennes, mais surtout par les Simca, Morgan est également bon photographe et sait prendre sa plume à l'occasion. Il a rejoint l'équipe au printemps 2019. Il gère également le site http://webmaster.simca.free.fr/

À la une sur News d'Anciennes

Un grand soleil m’a incité à sortir ma Simca 1301 direction Châtellerault pour me rendre au rendez-vous mensuel de l’ARLPC (Amicale Rétro Locomotion du Pays Châtelleraudais). La forte affluence ne m’a pas fait regretter mon choix : il fallait arriver tôt pour avoir une place !

Les anciennes avaient fait le déplacement

On commence avec la doyenne de ce rassemblement, une Citroën B2 Torpédo de 1922, remplaçante à l’époque de la Type A qui avait fait connaître Citroën.

Implantée dans le segment des 10 HP, elle reprend le moteur 1.452 cm³ de la Type A Spéciale de 1921, développant 22 ch et accouplé à une boîte de vitesses à 3 rapports lui autorisant 72 km/h en pointe et une consommation de l’ordre de 8 l aux 100 km.

Elle sera produite de 1921 à 1926 à 89.841 exemplaires. Épaulée dès 1925 par la B10 tout en acier, la B2 est donc la dernière Citroën avec armature de carrosserie en bois avec la Type C. On la différencie de la Type A par ses bas de portes arrondis et non carrés et de la B10 par la présence du bouchon de réservoir d’essence au milieu de l’auvent. On estime qu’il resterait aujourd’hui à peine 500 Citroën 10 HP, tous modèles confondus de la Type A à la B18 …

Toujours chez Citroën une belle Rosalie 8CV série A (comprenez sans roues avant indépendantes) était venue se dégourdir les bielles. Datant du tout début de l’année-modèle 1933 car ne disposant pas de des chevrons dans la calandre qui feront leur apparition en décembre 1932 après que des clients se soient plains de l’absence de logo visible sur la face avant…

Avec sa nouvelle carrosserie tout acier si chère à Citroën mais pour la première fois en version « monopièce », Citroën se rapproche de plus en plus de l’idée de monocoque qui aboutira avec la Traction. Ajoutez à cela le système de Moteur Flottant avec des silentblocs limitant les vibrations du moteur dans le châssis, et la Rosalie sonne alors comme une répétition générale avant la présentation de la future Traction.

Le modèle présenté ici est une berline 4 places, avec notamment des pare-chocs, des klaxons extérieurs et des phares avant à cerclages chromés dont la version de base, mesquinement appelée Demi Luxe, ne disposait pas.

Une Peugeot 301 D, dite queue de castor, de l’année-modèle 1935 était aussi présente avec une belle patine et une présentation d’époque avec sa galerie et sa caisse de chicorée en bois !

Avec son 1.465 cm³ de 35 ch, capable de 90 km/h, elle illustre le chemin parcouru en termes de rendement mécanique par rapport à la B2 présentée plus haut. Comparée à la belle Peugeot 302 de 1937 lui ayant succédé et déjà présentée en mars, on constate que l’évolution bâtait alors son plein !

Arrivent ensuite les populaires françaises d’après-guerre avec les traditionnelles Traction, 2CV et DS représentées ici notamment par une berline 11 BL à malle bombée. Les Peugeot n’étaient pas en reste avec une 203 bien patinée et équipée d’un rare volant accessoire Quillery, de belles 204 et 404 étaient aussi présentes. Les Simca aussi étaient là avec une Aronde P60 Étoile 6 1960, une Océane, une 1000 Spécial 1969 et une 1500 de 1966.

De belles Panhard aussi avec une rare Dyna X86 Cabriolet de 1951 au style typique de la maison, idem pour la Dyna Z1 1954 avec sa patine d’origine, sa carrosserie entièrement en aluminium et ses portes suicides. Une belle 24 CT rouge représentait aussi les derniers heures de cette marque emblématique.

Les Renault à moteur arrière étaient aussi de la partie avec les Dauphine, Ondine, Caravelle et R8 Gordini. On note aussi la présence d’une belle 4 CV de première série avec calandre à 6 barrettes, affichant une très belle patine.

Mon coup de cœur de ce mois-ci se place dans cette catégorie avec une superbe Renault 8 1130 de la dernière année de production du modèle, 1967. Une R8 de base quoi, même pas une Major !

Parfaitement restaurée avec le souci de l’origine et arborant fièrement son « Bleu 426 » et son petit moteur Sierra (alias le cléon-fonte) 956 cm³ sortant 40 ch DIN. Seul un allumage transistorisé dérogeait à l’origine pure, on lui pardonnera bien volontiers tant elle était magnifique de simplicité, oubliant même ses enjoliveurs de feux arrière chromés : simple je vous dis !

Côté allemande on appréciait une très belle BMW 1802 série 1 à feux arrière ronds, petits enjoliveurs de roues et calandre en aluminium, peinte en Bleu Riviera. Une Coccinelle Cabriolet et une rare Volkswagen 411 L en version Automatic avaient aussi fait le déplacement en version. Ford Cologne était aussi représenté avec une Capri MKI bis jaune de 1973 à moteur Ford Pinto, ici en version 1300 et une Taunus Break 1.3 L.

Chez les anglaises on trouvait une Mini, une sublime Jaguar Type E 3.8l Coupé, une Austin-Healey 3000 BT7 MK I et un trio de roadsters Triumph rouge avec deux TR3A et une TR5. Au passage on remarquera qu’une TR3A n’est pas si peu pratique qu’on veut bien le croire en matière de chargement volumineux…

Les américaines aussi étaient venues en force avec un très beau plateau ce dimanche ! Commençons par une vraie US des fifties façon jukebox…

Ride the Rocket ! Tel était le slogan de l’époque chez Oldsmobile, la marque sportive de General Motors, depuis la présentation du nouveau V8 Rocket à soupapes en têtes en 1949.

C’est bien ce moteur qui équipe cet exemplaire de seconde série, une Super 88 4 door Sedan de 1954 peinte en Willow Green et Sarasota White, dans sa version 324 ci (5.3l) à carburateur quadruple corps délivrant 185 ch. En effet la gamme Oldsmobile de l’époque se compose des 88 (carrosserie à « petit » empattement et moteur dans sa version de base 170 ch), Super 88 (carrosserie à « petit » empattement et moteur dans sa version performance 185 ch) et 98 (carrosserie à grand empattement et moteur performance 185 ch).

Cette version se situe donc au milieu de la gamme Oldsmobile et la version 4 portes fût la plus produite cette année-là avec 113.326 exemplaires en version Super 88.

On trouvait ensuite une impressionnante Ford Thunderbird 1962 couleur Rangoon Red, dite Bullet Bird du fait de la forme de face avant ressemblant de profil à une balle de revolver.

Sur la Thunderbird, l’année 1962 se reconnaît grâce à ses 3 fausses grilles d’aération sur les ailes arrière. On remarque aussi son improbable colonne de direction dite Swing Away car elle se décale vers la droite pour faciliter l’accès à bord. Un profil incroyable, tout en longueur, un V8 390 ci (6.4 l) de 300 ch et que dire de ces feux arrières façon tuyère d’avion de chasse ? La classe… à Dallas !

En plus des traditionnelles Mustang, une Cadillac Sedan DeVille diesel de 1982 et une Buick Skylark Gran Sport de 1966 avaient fait le déplacement avec leur look typique US.

Une autre Buick était aussi présente, une Century Custom Coupe Lando de 1976 avec son moteur V6 231 ci (3.8l) délivrant 105 ch du fait des normes antipollution et accouplé à une boîte automatique TH350 à 3 rapports.

Elle était de la fin des années 1970 comme la Chevrolet Corvette C3 1978 Official Pace Car Indianapolis 500 Milles, une série limitée à l’effigie de la célèbre course américaine dont la Corvette avait eu l’honneur d’être le Pace Car cette année-là, le 28 mai 1978. Seulement 6.052 exemplaires furent produits, mais celui présent ici était équipé de l’option moteur L82 c’est-à-dire le pack performance faisant grimper la puissance à 223 ch et dont seuls 1.200 exemplaires ont été pourvus dans cette série spéciale.

Les futurs collectors représentés

On notait la présence de plusieurs Peugeot 205 avec deux GTi 1.6l 1986 Gris Futura, un cabriolet CTi Rouge Vallelunga et un cabriolet Rolland Garros de circonstance.

Une rare AX GTi avait aussi fait le déplacement, au même titre qu’une Renault Clio 2 RS phase 1, une Ford Fiesta XR2i 16V, une Porsche 964 Cabriolet et une Volkswagen Corrado G60.

Une Opel Speedster orange et une Jeep Wrangler, tout droit échappée de Jurasic Park, étaient aussi de la partie. Une originale Morgan Three Whealer, presque neuve, rentrait-elle aussi déjà dans cette catégorie des futurs collectors !

Enfin, coup de cœur pour la rareté de cette catégorie des youngtimer : elle n’est pas la plus célèbre des Mustang, la Ford Mustang III (dite Mustang Fox Body car construite sur la plateforme Fox de Ford), ici en version Cobra de 1980 à moteur 4 cylindres en ligne 2.3l turbocompressé. Ce moteur sortant 135 ch quand la version V8 4.2l proposait seulement 118 ch…

Une véritable rareté produite à seulement 5.500 exemplaires cette année-là, versions 4 cylindres et V8 confondues : autant dire introuvable en France ! Elle est dotée d’une face avant dans le style agressif de son époque, on se souvient des Buick Regal GNX des années 1980. Et que dire de cette décoration de capot popularisée par Pontiac à partir de 1973 sur sa Firebird et reprise ici sous forme de Cobra stylisé. Notez aussi que l’exemplaire présenté ici dispose de jantes accessoires.

Beaucoup de 2 roues

Que ce soit en termes de cyclos ou de motos il y avait du choix à Châtellerault ! Mobylette AV76, Peugeot 104 ou BB3 SP et Motoconfort étaient de sortie ce dimanche.

De très belles motos étaient aussi sur place avec d’anciennes Peugeot déjà vu en mars, une Aiglon, une BSA série A, une Matchless G3 LS, des Puch 175 SV et 250 TF, une BMW R60/5, un duo de Suzuki 750 GT 1972 et une Kawazaki Z1300 à moteur 6 cylindres en ligne, toutes en superbe état : un régal pour les yeux !

Et voilà, c’est terminé pour cette édition du rassemblement mensuel de Châtellerault. L’ARLPC vous attend dès le week-end prochain (12 et 13 juin 2021) au Parc des Expositions de Châtellerault pour sa bourse annuelle ! Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour le prochain rassemblement mensuel, le 1er dimanche du mois.

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