Monterey Car Week 2026, Carmel Concours for A Cause, chapitre 1 !

Publié le par Patrick Hornstein

Monterey Car Week 2026, Carmel Concours for A Cause, chapitre 1 !

Avant de vous parler de ce très beau concours d’élégance qui se déroule en parallèle de cette semaine exceptionnelle en l’honneur de l’automobile, il faut qu’on vous présente ce qu’est la Monterey Car Week, afin que vous preniez conscience de l’importance de cette semaine !

La Monterey Car Week, qu’est-ce que c’est ?

L’automobile va très mal, c’est un fait, mais paradoxalement l’automobile va aussi très bien. Si les constructeurs généralistes souffrent voire luttent même pour leur survie, les constructeurs de supercars et d’hypercars, eux, ont des carnets de commandes pleins pour les 4 ou 5 ans à venir.

Le club très privé des Brabus, Eccentrica, Gemballa, Gordon Murray, ou autres Singer et Kimera témoigne bien d’un fait : le club des autos à 7 chiffres et aux performances époustouflantes ne cesse de grandir, les vitesses vont de 300 à 500 km/h et, succès aidant, les délais d’attente atteignent souvent 4 ou 5 ans.

Et vers mi-août, tous ces constructeurs d’exception sont présents en même temps en un seul endroit au monde : la Monterey Car Week sur la côte ouest des États-Unis.

Cet extraordinaire gathering rassemble durant une dizaine de jours plusieurs centaines de milliers de passionnés d’automobile venus du monde entier pour une bonne et simple raison : c’est ce qu’il y a de mieux et de plus complet en matière d’événements automobiles. Les voitures présentées sont exceptionnelles et les manifestations s’enchaînent (Carmel Concours for a Cause, Le Tour d’élégance, The Quail, les Rolex Classic Races de Laguna Seca, le bouquet final : le concours de Pebble Beach) en repoussant qualité et limites toujours plus loin. La Californie du Nord, le temps de quelques jours, est le centre de gravité mondial de la passion automobile.

Pour les constructeurs de supercars et d’hypercars, c’est « the place to be » sans équivalent nulle part ailleurs. Idem pour les maisons de ventes aux enchères qui, d’année en année, battent des records : plus de 800 millions de $ cette année !

Une position de numéro 1 mondial qui ne fait que se renforcer d’année en année ne peut être le fruit du hasard. Explorons la Monterey Car Week et ses événements tous aussi impressionnants les uns que les autres.

Le premier événement, Carmel Concours for A Cause

La Monterey Car Week, tous les ans, se déroule en Californie, la manifestation va de la petite ville de Carmel, au 18e trou du golf de Pebble Beach, en passant par le Quail ou encore le circuit de Laguna Seca.

Devenue le premier événement auto mondial au fil des ans, la ville voit le premier opus des festivités se tenir dans ses rues. Le « Concours for a Cause » ouvre le début d’une semaine haute en couleur. Si l’événement est un fervent mélange de qualité de par son organisation et les modèles haut de gamme présents, il brille aussi par son approche populaire et son ouverture au public !

Un décor urbain

Carmel est une ravissante petite ville au bord du Pacifique avec un parfum de « petit Deauville ». Le lieu a connu une certaine expansion à partir de 1916, après que des promoteurs immobiliers de Los Angeles et San Francisco eurent développé un certain intérêt pour la petite bourgade. Pourquoi ? Parce que les promoteurs avaient décidé d’y installer leurs maîtresses. Aujourd’hui, c’est une petite ville de 3 700 habitants privilégiés où l’on retrouve principalement des galeries, des restaurants et des magasins de tee-shirts, bref une ville calme. Mais une fois par an, la ville se met à l’heure de l’automobile !

Le concours, une institution

Le concours fut créé par Doug Freedman en 2001 sous le nom Concours on the Avenue (Patrick vous y avez emmené en 2024 par ici), mais, suite à son décès en 2021, il fut interrompu. Il y a 3 ans, trois enthousiastes portés par une bonne volonté illimitée ont entrepris de le ressusciter. Saluons ici George Anderson, Roman Barnes et Nile Estep pour la qualité de leur organisation. Le résultat est parfait et tout le monde prend du plaisir, c’est une fête pour tous : participants comme public.

Alors bien sûr, il n’y a ici aucune motivation financière. L’auto qui sera élue « Best of Show » ne verra pas sa valeur passer à des millions de dollars, ce n’est pas ici la plus chère qui l’emporte forcément, ce n’est ni l’esprit ni la valeur que veut transmettre ce concours.

On trouve principalement des américaines, avec des icônes du pays de l’oncle Sam comme la Ford GT40, mais aussi des Dodge Charger R/T, des Ponticas Firebird ou encore l’indémodable Mustang. Quelques Bronco sont aussi présent aux côtés de Shelby Cobra toute aussi belles les unes que les autres.

Côté allemande elles étaient nombreuses, des Mercedes d’un raffinement apprécié, des Porsche de tous âges, de la 356 speedster à la 911 bodybuildée il y en avait pour tous les gouts.

De l’autre coté de la manche, la sélection était sympathique avec des Aston-Martin, quelques Jaguars Type E. Les italiennes venaient compléter le plateau européen avec de très belles Ferrari majoritairement. Les françaises quant à elles brillaient par… leur absence !

Depuis peu, un nouvel espace dédié aux japonaises à ouvert. Dans l’esprit de la saga Fast And Fuirons, de nombreux modèles dits JDM sont exposé avec des pièces originales. On peut ainsi notifier une Honda S2000 qui n’a pas l’air tout à fait d’origine (vu la soufflerie sous la capot) ou encore une impressionnante Nissan GTR R34 probablement Nismo côtoyant une Toyota MR2 plus tout à fait d’origine ou encore une quasi-inconnue Mazda Autozam permis bien d’autres modèles !

Mais il y avait un véritable trésor et cela mérite quelques félicitations. Le Club de low-riders de Salinas exposait une vingtaine d’automobiles. La qualité de réalisation est impressionnante et lorsque l’on prend le temps de les détailler on est bluffé. Pour que l’auto puisse s’abaisser à ras du sol à l’arrêt et se soulever afin de rouler, il y a 4 compresseurs dans le coffre pour le système hydraulique et le travail de suspension est impressionnant. C’est une culture, impressionnante et que nous ne connaissons que peu sur notre vieux continent.

Et cette culture a été consacrée il y a quelques années par une exposition, « Best in Low » au musée Petersen de Los Angeles. Lorsque l’on sait que la population latino est de 37 % en Californie, on ne peut que féliciter George, Roman et Nile pour cette initiative, ainsi que Jesus Espinoza (DeadEnd Magazine) pour avoir si bien joué le jeu et avoir mis en avant ces initiatives automobiles.

Conclusion

Le Concours for a Cause est une première partie de qualité. On y vient en famille et ce sont souvent quatre générations qui déambulent dans les rues de Carmel. Le plaisir du public est réel et, en plus des autos, ce sont trois scènes qui permettent à des groupes de musique de faire passer un bon moment au public. La manifestation séduit désormais des sponsors, saluons notamment Octane présent lors de l’événement, et cela va se développer dès l’an prochain. La manifestation permettra de faire du caritatif à plus grande échelle, l’esprit « bénévole » ne changera en rien et le public sera toujours accueilli avec plaisir.

Patrick Hornstein

Observateur éclairé du monde automobile, Patrick parcourt le monde et assiste aux plus grands événements du monde de l'ancienne.

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