Depuis le 19 Décembre et jusqu’au 22 Février 2026, l’exposition hivernale du musée bruxellois Autoworld est dédiée à la marque à l’étoile. Pour célébrer les 140 ans de la présentation de la première Benz (et les 100 ans de la naissance de Mercedes-Benz, ce sont pas moins de 50 modèles qui s’exposent !
Au rez-de-chaussée : grande variété !
À peine la billetterie franchie qu’on se retrouve déjà au coeur de l’exposition Mercedes – The Story of the Star. L’espace Pop-up dédié aux expos temporaires est ainsi bien occupé. 10 véhicules s’y retrouvent et on pourrait même dire que c’est un résumé de l’histoire de la marque qui se dévoile autour de trois panneaux retraçant les grandes dates placés… en étoile évidemment !
On peut ainsi passer des tout débuts avec la Benz-Patent Wagen, la première voiture de la marque, brevetée en 1886 par Carl Benz (100 répliques furent fabriquées en 1986) vers la voiture la plus évoluée technologiquement, l’AMG One qui embarque un moteur de F1 !






Autour, ce sont des symboles qui s’exposent. D’abord la 300 SL dans une robe rouge qui la rend encore moins discrète. Ensuite on retrouve une ancêtre, une majestueuse W29, une 540K Sport Cabrio de 1937. Plus classique, une W111, une 220S de 1961 complète la lignée avant qu’on ne tombe sur un bus 0 319 de 1964.



En face, l’exposition Mercedes – The Story of the Star permet de découvrir une majestueuse 600 Limousine de 1969, la voiture de nombreux chefs d’état.



On retourne ensuite à des voitures plus classiques. D’abord avec une autre W111, la 220 CE Coupé blanche de 1965 puis un autre coupé, une 560 SEC de 1989.


D’autres belles étoilées sont exposées au rez-de-chaussée. On débute avec l’AMG Purespeed, une barquette de 585ch issue d’une série spéciale du département Mythos (qui n’était que de passage dans l’exposition). Autre symbole d’AMG, la 300 SEL Rote Sau (cochon rouge) de 1971, une des premières créations de ce qui est encore un préparateur et pas un constructeur. On termine en changeant de registre avec un imposant UNIMOG de 1952 prêt à vadrouiller.






Mercedes – The Story of the Star remplit la mezzanine
Réservée aux plus grosses expositions temporaires (et autres événement ponctuels), la mezzanine du musée bruxellois est pleine à craquer de légendes à l’étoile. On trouvera des genres totalement différents à cet endroit, impossible de ne pas trouver une monture devant laquelle rêver.
Débutons avec des avant-guerre et prenons-en plein les yeux avec la 630S Transformable Sport de 1928 à la carrosserie locale signée d’Ietieren.



Dans un autre registre, la Mercedes 170H de 1936 montrait la volonté de la marque de se tourner vers une offre plus « grand public »… quand la 260D de 1939 était un taxi mais surtout la première voiture de série (170 exemplaires) à recevoir une motorisation diesel.


On arrive ensuite après le conflit. Au début des années 50 la Mercedes 170S est toujours produite et une version berline complète un beau cabriolet rouge.


Le renouveau de la marque est symbolisé par la statutaire berline W186, la fameuse 300 Adenauer de 1952. La fin des années 50 est marquée par les berline Ponton. On débute avec la W180 220S de 1958 et on enchaîne vite avec sa version cabriolet de la même année.



On arrive aux années 60 et on débute avec une 300 SE W112 de 1965 avant de retrouver la 280 SEL 3.5 de 1968. Suivent les années 70 symbolisées dans l’exposition Mercedes – The Story of the Star par la W116 280S de 1977.
On arrive ensuite aux années 80 avec une 280E W123 de 1980.
L’année 1990 permet de voir deux voitures. La première est une W126 560 SEL, la seconde une W201, la « fameuse » 190e.






On reste dans les années 90 avec la R127, une 500E de 1992. On retrouve ensuite une trace d’AMG avec la W140, une S500 luxueuse mais motorisée par un V12 de 6 litres ! Les années 90 marquent également le retour des feux ronds. C’est ici symbolisé par la Classe E, une W210 préparée par AMG.



À la fin des années 90, Mercedes vise de nouveau l’entrée de gamme. Le symbole c’est la Classe A, ici une 160 de 1998. On retrouve des feux carrés avec la C55 AMG de 2000 dans une version break très méchante. On fait ensuite un bond dans le temps avec la S65 AMG de 2019.



Maintenant on va s’intéresser à plusieurs thématiques déclinées lors de cette exposition Mercedes – The Story of the Star. On va débuter avec une sacrée saga : les SL.
Le coupé « papillon » rouge situé en bas est complété sur la mezzanine par un autre coupé, de 1957 cette fois. Il voisine d’ailleurs la Mercedes C111, ce démonstrateur technologique de 1970 qui lui empruntait la cinématique des portes. Une autre SL de 1957 est exposée, une « petite » SL, la 190 dans un beau gris argent.






On passe ensuite à la 300 SL Roadster avec une belle voiture noire de 1958 avant de changer de génération. C’est une voiture de 1965, une 230 SL, la première génération de « Pagode ». On poursuit avec une 300 SL R107 de 1989. Dernière représentante de cette classe de voitures, la 500SL de 2001.






Pourtant l’exposition Mercedes – The Story of the Star propose d’autres voitures avec le nom SL. Sauf qu’on va ici retrouver des voitures plus méchantes, des supercars plus modernes. On débute avec les McLaren SLR, d’abord une Stirling Moss de 2004 et ensuite une 722 de 2009. Leur remplaçante, l’AMG SLS est ici présente en jaune et en « Black Series ».





On poursuit avec une autre série de sportives : les CLK. Si on retrouve bien une CLK DTM AMG de 2005 à la carrosserie méchante, elle est bien moins impressionnante que la reine CLK GTR, représentante de la grande époque des GT1 de route de la fin des années 90.



L’exposition Mercedes – The Story of the Star expose également quelques autos plus baroudeuses. On commence avec une étonnante SLC 500 Dakar qui courut l’épreuve en 1984 et 1985 sans succès. Plus logique dans ce thème, le 230GE Cabrio de 1990 et le G650 Maybach de 2017 montrent aussi l’évolution de ce G, du rustique vers le grand luxe. On termine le genre avec un ML 430 de 2000, construit pour la « World Cup for Cross-Country Rallies » en classe T1 (remportée par Jean-Pierre Strugo au volant de cette auto).






Ce baroudeur nous amène vers le dernier thème évoqué par l’exposition Mercedes – The Story of the Star : la compétition. On remonte même à ses origines avec la flèche d’argent W25 de 1934. Si elle réalisa quelques victoires cette année-là, ce fut encore mieux l’année suivante quand Rudolf Caracciola fut sacré Champion d’Europe, les W25 ayant remporté 9 courses sur 10 !



Les trois autres sont beaucoup plus modernes. On débute avec la Sauber C9 de 1988, motorisée par Mercedes, cette auto fut championne du monde des voitures de sport en 1989. À son palmarès on note les 1000km de Spa 1988, les 1000km du Nürburgring 1988 et 1989 et surtout un doublé au Mans en 1989.
On retrouve ensuite une Mercedes 190 E 2.5 16 Evo « 1 » de 1989, une auto qui fut en fait construite par Helmut Marko sans que la voiture ne soit approuvée par Mercedes ! Le début de la rivalité entre Marko et Mercedes, tout simplement.
On passe ensuite sur une AMG GT3, une voiture de 2023 qui fut engagée par l’équipe Boutsen VDS et qui remporta les titres Silver Equipe et Pilote en 2024 et 2025 en GT World Challenge Europe.




Enfin, la dernière des flèches d’argent de l’exposition Mercedes – The Story of the Star est un W05, une F1 de 2014. Lors de cette saison, Mercedes signa 18 pôles, 16 victoires et 11 doublés sur les 19 courses ! La voiture fut championne, Hamilton remportant le titre pilote devant Rosberg, son équipier.




Pour être tout à fait complet, l’exposition est complétée par de nombreux panneaux explicatifs mais aussi par des expositions de miniatures.






L’exposition Mercedes – The Story of the Star se terminera le 22 Février. Pour l’occasion, l’esplanade du cinquantenaire située devant le musée à Bruxelles accueillera un Cars & Coffee. Si vous voulez vous y rendre, notez que c’est gratuit MAIS sur inscription. Il vous suffit de cliquer ici (et faites attention à la LEZ bruxelloise si vous venez de France).
En attendant, on vous invite évidemment à aller visiter l’exposition. Sinon, voici encore d’autres photos :




























Gougnard
très beau reportage merci Eric
· · 5 janvier 2026 à 12 h 10 min
MALLET BERNARD
Je suis peiné que mon commentaire d’hier pointant une erreur fut effacé sans avis,
eh bien, vous le retrouverez par là: https://www.mercedes-anciennes.fr/forummb/viewtopic.php?id=14585
· · 5 janvier 2026 à 16 h 08 min
Benjamin
Bonjour,
La gestion des commentaires n’est pas toujours aisée ! L’auteur a transmis son contenu par mail et on a modifié, sans valider le commentaire pour autant. Bref, merci de nous avois signalé ça, pas facile d’écrire à 4 mains surtout quand 2 sont bien loin des autos.
· · 5 janvier 2026 à 16 h 21 min