Les Autos de l'Équipe : le Boxster de Jacques

Les Autos de l’Équipe : le Boxster de Jacques

À la suite de mes collègues qui vous ont présenté leur « danseuse », je vais vous parler de la mienne mais, c’est une première qui en appelle d’autres, ce n’est pas une « ancienne ».


Si je me permets cet écart, c’est que, avant d’être une « ancienne », toute voiture de production est une « occasion » et une « occasion » de 23 ans est au minimum de sa cote et donc, c’est le moment de les acheter !

Ma Porsche Boxster 2.5L de 1997

Née en 1997, fabriquée à Stuttgart, mon Boxster est parmi les premiers importées en France. J’en suis le troisième propriétaire depuis maintenant quinze ans. Elle avait alors 35.000 km, avait été correctement entretenue au plan mécanique mais plutôt négligée pour le reste (intérieur, carrosserie). Son compteur affiche aujourd’hui 74.000 km de beaux voyages en France et en Europe.

Pourquoi elle ?

La Porsche Boxster ne manque pas d’atouts : une marque prestigieuse, des performances au top mais surtout, moyennant quelques options, vous avez quatre voitures pour le prix d’une. Cabriolet capoté, cabriolet décapoté, speedster et enfin, charmant coupé.

Que demander de plus ?

Ce que j’ai fait dessus

Dès l’achat (en remplacement de ma MX5 1800 phase 2, excellente petite auto), je me mets en recherche pour gommer les défauts que je lui trouve. Remplacement de l’auto radio générique qui l’équipait par un vrai CDR 22 siglé Porsche, achat d’un hard top et achat du petit coffre/vide poche intérieur (tout ceci étant des options constructeur dont elle était dépourvue).

En 2007, lors d’un voyage dans les Alpes, le sort est venu m’aider. Une belle averse de grêle va bigner toute l’auto et justifier un passage chez le carrossier pour une grosse remise à niveau et peinture complète. Motivé par cette résurrection, je lui offre une nouvelle capote avec une vitre au lieu du plastique d’origine (comme la phase II) un remplacement du relais de commande de capote pour pouvoir la manœuvrer à basse vitesse (comme la phase II) et puis, je me retrousse les manches pour restaurer mon siège conducteur qui a cruellement souffert de manque de soins.

Peu de temps après, je réussis à trouver sur Ebay aux USA des seuils de porte et surtout une sono Porsche (ampli et haut parleurs) spécifique aux premiers modèles. Tout ceci est aussitôt installé dans l’auto. En Angleterre, je trouve les capots Speedster, toujours sur Ebay.

Les améliorations esthétiques suivantes viendront d’Allemagne. Un superbe volant cuir/carbone, un frein à main et un pommeau de levier de vitesse de la même matière et du coup, je fais repeindre le tunnel de boite et les poignées de porte en ton carrosserie pour rappeler les glorieuse 550 et 718 RSK.

Dernière modif esthétique, un peu la cerise sur le gâteau, quatre jantes BBS Tequiment 18 pouces chinées sur le coin coin (spécifiques au Boxster, les ET diffèrent de ceux des 996).

Techniquement, la seule modif faite est le remplacement du fameux roulement IMS qui a une fâcheuse tendance à lâcher sur TOUS les modèles de moteurs à refroidissement liquide jusqu’en juillet 2008 entraînant la casse complète du moteur… J’en ai bien sur profité pour changer l’embrayage (le remplacement du roulement nécessitant la dépose de la boite). En maintenance classique, seul le remplacement des amortisseurs arrière est à noter.

Les voyages

Cette voiture est d’abord et avant tout un merveilleux outil pour voyager à deux. Ses deux coffres permettent d’emporter tous les bagages nécessaires pour deux ou trois semaines. Son seul défaut viendrait de son autonomie assez faible (500 km) surtout sensible sur autoroute.

Un autre défaut spécifique des premiers modèles, ils n’ont pas et ne peuvent pas être équipés d’un régulateur de vitesse et par les temps qui courent, l’œil ne doit pas beaucoup s’écarter du compteur si l’on veut garder son permis. 204Cv pour 1250 kg, rouler à vitesse constante est un défit permanent car la moindre sollicitation sur l’accélérateur se traduit par une rapide accélération de la bête qui, rappelons le, grimpe à 240 km/h (vérifié en Allemagne, ça va VRAIMENT vite et c’est épuisant !).

Des Alpes au Massif Central, de la Bretagne au Périgord, des mines de marbre de Carrare à la merveilleuse Toscane, de Stuttgart (avec une visite du Musée Porsche où j’ai eu la surprise de voir ma voiture !) à Rattenberg (Autriche), 39.000 km de bonheur. Enfin, précision intéressante et souvent vérifiée, ce cabriolet est ÉTANCHE !

Et maintenant ?

Ce modèle se négocie aujourd’hui entre 15 et 20.000€ selon son état et son kilométrage. Elle ne rouille pas et est fiable (avec un roulement IMS changé). En étant TRÈS vigilant au moment de l’achat (peu de propriétaires et surtout que le dernier l’ai gardé assez longtemps), il y a clairement des affaires à faire.

Pensez qu’elles sont capable de faire plus de 200.000 km si elles sont soignées (chauffe moteur) et correctement entretenues (révisions). Avec un historique clair et des factures justificatives. Un coup de valise peut vous alerter sur tout surrégime encaissé.

Et puis, le chant du flat 6…

Alors oui, le rêve est accessible… et je la garde !


Jacques
Rédacteur-Photographe à News d'Anciennes
Photographe, plus qu'amateur, et passionné de courses historiques, Jacques sillonne l'Europe pour voir les plus belles courses.
Benjamin on Email
Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

5 commentaires sur “Les Autos de l’Équipe : le Boxster de Jacques”

  1. Tres bel article qui met en avant les multiples avantages du boxster.
    J ai pour ma part exactement le meme, un 2.5l de 1999 avec beaucoup d options qui totalise 167000km a ce jour…..que du bonheur!!
    La seule modification que je me suis accordé est la monte de 4 jantes de cayman phase 2 en 18”, cela assoit plus la voiture et outre le fait qu elle tient tres tres bien la route, lui donne un look tres sympa.
    Sinon ayant le mem probleme d’une legere usure du temps de mon siege conducteur, comment avez vous procédé pour lui rendre sin aspecr buef….très beau travail!!
    Encore merci pour cet article.
    Bosterment votre

  2. Je suis très surpris que Jacques affirme que TOUS les modèles Boxster ont été concernés par les problèmes d’IMS, quand selon Porsche c’est environ 10% et de certains modèles seulement. Je passe les détails qui seraient trop long à énumérer ici. Pour ma part j’ai un 3.2 S de 2001 avec 186 000 km et l’IMS n’a jamais été changé… et mon cher Jacques, j’espère bien aussi faire beaucoup, mais vraiment beaucoup plus que 200 000 km avec ! Et au fait, combien de km a le vôtre maintenant ? Avec tous ces voyages, ça doit être plus de 100 000, non ? Du reste, pour un vehicule de 23 ans, ce serait louche qu’il ait moins. Enfin lorsque vous affirmez qu’un 2.5 litres se négocie entre 15 et 20 000 euros, je crois que vous exagérez légèrement…

  3. Effectivement je ne pense pas que tous les Boxster soit atteints par l’IMS défectueux. J’ai un 3.2 S de2001 et celui-ci possède un IMS double selon mon numéro de moteur, ce qui est beaucoup moins risqué. Je vous rejoins complètement sur le plaisir de conduite et en 90.000 kms mes seuls soucis ont été un bouton de commande de phares et les soufflets de cardan ( c/c tout sec et percé) . Sinon très bel article, merci Jacques de nous faire partager ton expérience ! Eric possesseur heureux !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.