La course à l’honneur dans le catalogue de Gooding Christie’s à Pebble Beach

Publié le par Benjamin

La course à l’honneur dans le catalogue de Gooding Christie’s à Pebble Beach

La Monterey Car Week va donc rassembler, une fois de plus, ce qui se fait de plus fou en terme de voitures anciennes d’exception. Les ventes aux enchères rivalisent pour se démarquer. Gooding Christie’s a déjà l’avantage d’organiser la vente officielle du concours de Pebble Beach mais enfonce le clou en proposant un catalogue fou.

La vente en bref

169 lots sont au programme avec une trentaine qui visera une adjudication supérieure au million de dollars ! La vente officielle du concours a rassemblé des beautés classiques mais aussi des voitures de course au pedigree exceptionnel.

La vente aura lieu en deux parties, les Vendredi 14 et Samedi 15 Août dans le parc du concours d’élégance tandis que les exposition publiques débuteront le Mercredi 12 Août.

Les anciennes stars de la piste

Gooding Christie’s a dégainé beaucoup de joyaux et nombre de ces beautés sont d’anciennes gloires de la course automobile. On commence « couleur locale » avec un des 6 vraies Cobra Daytona. C’est CSX2300, une voiture qui a fait ses débuts au Tour de France 1964 avec Bondurant et Neerspasch, qui a signé plusieurs beaux podiums de classe en Championnat du Monde en 1965 avant de continuer sa carrière au Japon puis de devenir la voiture personnelle de Caroll Shelby entre 1975 et 1988 ! On a pu la voir, dans les années 2010 à Goodwood Revival ou encore au Tour Auto. Son estimation ? Plus de 25 millions !

On reste dans le même genre avec la Ferrari 275P, la première des Ferrari « P ». Celle-ci courut pour la scuderia en 1963 où elle signa une 2e place à Sebring et une 3e au Mans puis courut jusqu’en 1965. Ce châssis 810 appartint à plusieurs collectionneurs américains et est dans les mêmes mains depuis 1988. Elle est estimée entre 15 et 20 millions.

Côté Porsche ? Gooding Christie’s a rassemblé parmi les plus mythiques des machines de la marque. On débute, historiquement, avec la 550A de 1958 qui courut surtout en courses de côtes et qui est estimée entre 1,8 et 2,2 millions.

Suit une Porsche 904 Carrera GTS de 1964, d’abord peinte en orange et qui courut en 1964 et 1965 sur des courses internationales (Sebring), aux Bahamas ou en courses de club. Elle est estimée entre 1,8 et 2,2 millions de dollars elle aussi.

On arrive en 1967 avec une 910 qui courut plusieurs courses du championnat du Monde (Monza, Montlhéry, Zeltweg) en 1968 et 1969 avec Vic Elford ou Gijs van Lennep au volant ! Vue plus récemment en courses historiques, elle propose la même estimation.

La quatrième est de 1968. C’est une Porsche 907 LH et elle a la particularité d’avoir été la première voiture de la marque à remporter une course de 24h, sa première course d’ailleurs, à Daytona avec Elford, Neerspasch, Stommelen, Siffert et Herrmann ! Utilisée au Mans, elle ne termina pas et partit en collection en 1972. Restaurée, elle est estimée entre 4,5 et 5,5 millions de dollars !

On termine avec 6 italiennes. On commence par retourner chez Ferrari avec la Dino 206 S Berlinetta de 1966, la dernière des 3 produites. Elle a couru au Mans (1966, 1968, 1969 pour autant d’abandons) ou à Sebring (1967, abd et 1969, 2e de classe). Elle est estimée entre 3,5 et 5 millions de dollars !

La 250 GT SWB de 1961 a elle aussi couru. Cette auto fut notamment engagée aux essais des 24h du Mans 1961 avant d’être engagée sur des courses de côte puis à la Targa Florio en 1967. Son historique est parfaitement connu et on a pu la voir en historique ces dernières années. Elle est estimée entre 8 et 10 millions de dollars.

Enfin, plus ancienne, la 225S de 1952 a été carrossée par Vignale sur un châssis dit Tuboscocca et celle-ci courut aux Mille Miglia 1952 et 1953 mais aussi à la Targa Florio ! Elle est estimée entre 2 et 3 millions de dollars.

On passe ensuite chez Maserati. D’abord avec une 200SI de 1957, vendue neuve à Caroll Shelby ! Pilotée par Jim Hall dans des courses américaines, elle est désormais estimée entre 2,25 et 2,75 millions de dollars !

La seconde Maserati est de 1959. Gooding Christie’s propose une Birdcage, une Tipo 61 qui a couru aux USA entre 1959 et 1963. C’est la première des 17 Tipo 61 et elle est estimée entre 3 et 4 millions.

On termine avec une Lancia et on passe aux rallyes. On parle ici d’une 037 Evo II de 1983 qui courut en Espagne. Aperçue, depuis, dans des événements historiques, cette auto est estimée entre 900.000 et 1,2 million de dollars.

Pour la route

Il y avait encore de la place dans le catalogue pour les voitures de route. On débute avec quelques avant-guerre, notamment cette Packard 734 de 1930 avec une carrosserie boattail rundabout qui a remporté de nombreux concours et qui est estimée entre 1,4 et 1,8 million de dollars.

On passe en 1931 avec une Bentley 4 1/2 Litre Supercharged ‘Blower’, une des 50 construites, avec une carrosserie en alliage signée Vanden Plas. Originale et déjà primée en concours, elle est estimée entre 3,5 et 4 millions de dollars !

Autre européenne, Gooding Christie’s présente une 8C 2300 Lungo Spider de 1932 qui reçut une carrosserie Zagato (l’actuelle est une reconstruction). Cette auto est estimée entre 2,5 et 3,5 millions de dollars.

On reste chez Alfa Romeo avec la 1900C SSZ Lusso de 1957, la dernière survivante des 3 fabriquées, passée dans de superbes collections et actuellement estimée entre 1,25 et 1,75 million de dollars.

On retrouve encore des Ferrari parmi ces routières. Ici on parle d’abord d’une 250 GT Lusso de 1964, parfaitement restaurée et estimée entre 1,5 et 1,8 million de dollars ou d’une 275 GTS de 1966 estimée entre 1 et 1,2 million de dollars.

Et puis comme on ne fait pas de vente aux enchère prestigieuse sans Mercedes 300 SL, Gooding Christie’s a rassemblé un coupé de 1955 avec carrosserie acier mais un moteur NSL et des roues Rudge. Parfaitement entretenue, elle est estimée entre 2,5 et 3 millions de dollars.
Ensuite on retrouve deux roadsters avec hardtop, le premier de 1961, entièrement blanc avec freins à disques, estimé entre 1,5 et 1,8 millions, le second de 1958 avec sa couleur originale et d’époque qui est estimé entre 1,2 et 1,4 million.

Des françaises venues de la collection Mullin

Comme les autres ventes de la Monterey Car Week, la vente Gooding Christie’s proposera plusieurs françaises. On retrouve en fait des voitures de la collection Mullin que la maison disperse petit à petit.

On débute avec des Bugatti. La première est une 43/49 Roadster de 1928, une 43 deux places qui a reçu un moteur de 49 dans les années 60 et qui est estimée entre 700 et 900.000$. On passe ensuite en 1930 avec une 43A Roadster de 1930 au dessin Jean Bugatti estimée entre 1,4 et 1,8 million.

Même année pour la 46 Cabriolet de 1930 carrossée par de Villars. C’est une voiture unique à l’histoire connue, estimée entre 800.000 et 1,2 million de dollars.

On arrive en 1934 avec une Type 54, une reproduction du roadster Zdenek Pohl qui utilise de nombreuses pièces d’origines et possède un moteur de type 50. Elle est estimée entre 500 et 750.000$.

On termine avec une 57C Ventoux de 1937 parfaitement restaurée et déjà vue en concours, estimée entre 400 et 500.000$.

On poursuit avec des Avions Voisin. On débute en 1922 avec la recréation d’une C3 « Strasbourg » de course estimée entre 200 et 300.000$. Suit une véritable C3, de 1923, une voiture dont il ne reste que 15 exemplaires et celle-ci possède une carrosserie de Limousine. Elle est estimée entre 100 et 150.000$.

On passe ensuite sur une C6 Laboratoire qu’on avait pu voir à Montlhéry il y a 10 ans avec son étonnante hélice. Cette recréation avec sellerie Hermès est estimée entre 200 et 300.000$.

On termine après-guerre avec l’étonnante C31 Biscooter de 1952, dernière création automobile de Voisin. Celui-ci est le 10e des 15 prototypes et il est estimé entre 50 et 70.000$.

Les voitures suivantes de la collection Mullin sont plus variées. On commence en 1905 avec une Léon Bollée 45HP carrossée chez J. Rothschild et Fils et déjà exposée dans de nombreux concours (est. 125-175.000$).

On passe ensuite en 1910 avec une Peugeot Type 134 22HP Touring (dont la restauration sera à revoir), estimé entre 10 et 20.000$.

En 1912 on retrouve un Omnibus Delaunay-Belleville qui fit partie de la collection du Musée de Mougins et qui est désormais estimé entre 200 et 300.000$ !

On passe aux années 20 avec une Renault Model JV 40HP carrossée en Phaeton Landaulette par Kellner. Cette auto au moteur de 9 litres est estimée entre 125 et 175.000$.

On retrouve une Chenard & Walcker T5 Roadster de 1924, livrée neuve et carrossée en Australie ! L’auto est estimée entre 250 et 350.000$.

On retourne dans le grand luxe avec une Lorraine Dietrich B3-6 15CV Sports Roadster de 1928, une des deux carrossées par H. de Corvaïa & Cie et déjà primée dans de nombreux concours (est. 400-600.000$).

On terminera avec une voiture des années 30, une Amilcar M3 Berline de 1932, un petit prix puisqu’estimée entre 25 et 35.000$.

Ah, on notera enfin une française qui ne vient pas de chez Mullin dans ce catalogue Gooding Christie’s, c’est l’Hispano Suiza H6B Double Phaëton de 1924. Cette voiture achetée neuve par la famille Guggenheim fut carrossée par Le Baron et fut primée en concours. Elle est estimée entre 150 et 200.000$.

Vente Gooding Christies de Pebble Beach 2026 Hispano Suiza H6B-

On note aussi

Après ces beautés, on note encore quelques voitures notables dans le catalogue de la maison de vente aux enchères.

On débute avec une Pontiac Firebird de 1970 dont la ligne fut imaginée par Harry Bentley Bradley, qui dessina surtout… les Hot Wheels ! Cette voiture qu’on peut voir comme une étude aérodynamique est unique et estimée entre 200 et 250.000$.

Dans les voitures folles, on note aussi la présence de deux Vector. La première est une Avtech WX-3R Roadster, le prototype de l’auto, exposé à Genève en 1993 avec son V8 de litres et 625ch ! Elle est estimée entre 400 et 600.000$. La M12 fit, elle, partie d’une série de 14 exemplaires, la dernière du constructeur américain et employait un V12 de 5,7 litres Lamborghini et un châssis carbone et aluminium. Elle est estimée entre 200 et 300.000$.

On terminera avec deux autos très plus anciennes. D’abord la Ferrari 212 Inter Coupé de 1951 avec sa carrosserie Ghia. C’est l’une des 36 du genre et elle est estimée entre 500 et 700.000$. La seconde peut être vue comme une de ses concurrentes : une Cunningham C3 Coupé de 1952 carrossée par Vignale. Une voiture produites à 20 exemplaires dont celui-ci estimé entre 600 et 750.000$.

Pour voir tout le catalogue de la vente Gooding Christie’s, c’est par ici.

Benjamin

http://newsdanciennes.com

Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos et a publié plus de 5000 articles directement... et participé à de nombreux autres. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres et compte plus de 300 essais de voitures anciennes à son actif. Il sillonne la France et l'Europe pour vous faire vivre toute sorte d'événements, de la petite exposition aux plus grands salons.

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