Ford Mustang MkI & II, cheval en liberté !

Ford Mustang MkI & II, cheval en liberté !
Thomashttp://southcarphotography.fr/
Passionné d'anciennes en général mais vouant surtout un culte aux Facel Vega (au grand dam de son entourage...), il a rejoint News d'Anciennes en 2015 suite à une discussion impromptue lors de Rétromobile avec Benjamin. Pour le moment non propriétaire d'une auto intéressante, il espère bientôt passer le cap !

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En s’inscrivant dans une nouvelle catégorie d’automobiles semblant taillée pour elle, la Mustang arriva au grand galop en 1964. Avec elle, Ford sut conquérir un public américain friand de nouveautés avant de devenir une icône mondiale. Sa carrière fut jalonnée d’obstacles et notamment un premier choc pétrolier qui changea la donne. Retour sur les deux premières moutures de ce monument.

Ford à la conquête de l’Amérique

L’Amérique post Seconde Guerre Mondiale fut le théâtre de nombreux changements rapides. L’intervention des USA pendant le conflit et son issue “positive” pour les Alliés les propulsa encore davantage comme LA puissance internationale. En interne, le concept de société de consommation fut poussé au maximum à grands coups de publicités pour créer le désir chez des acheteurs potentiels, de crédits dans le cas où les moyens desdits acheteurs ne seraient pas suffisants et de marketing afin d’étudier au mieux les marchés.

Cela se ressentit évidemment sur l’automobile et la production de voitures devint particulièrement intense à compter des années 1950. Pontiac, Chevrolet, Cadillac, Buick : chaque constructeur fut de la partie en développant une gamme la plus large possible pour toucher autant le vétéran à la recherche d’un véhicule paisible que la femme trentenaire en quête de nouvelles sensations.

Chez Ford, l’entrée dans l’ère moderne s’amorça en 1949. La firme de Dearborn inaugurait son premier modèle inédit de l’après-guerre : décliné en versions “Standard” et “Custom”, celui-ci tranchait avec ses aînées de par son approche technique et son apparence esthétique. Adieu les formes tendues datées, place au style ponton qui lui valut le surnom de boîte à chaussures (shoebox en V.O.).

Le châssis à échelle accueillait une suspension avant indépendante tandis que l’arrière faisait confiance à des ressorts semi-elliptiques. Le catalogue comptait de nombreuses déclinaisons avec la berline, le coupé, le cabriolet ou encore le “station wagon”. Le succès fut retentissant avec plus d’un million d’exemplaires vendus la première année !

La firme enchaîna les excellents chiffres de ventes en dévoilant régulièrement de nouveaux produits. On peut citer parmi les plus importants la Fairlane et la Thunderbird en 1955 mais aussi la Galaxie en 1959 en tant que haut de gamme. Pour autant, au tournant des années 1960, Ford manquait d’un modèle phare qui créerait la surprise.

La Mustang, un cheval parmi les “pony”

La société américaine connut de nouvelles mutations en ce début des “sixties”. Le président Kennedy investit au maximum dans la course à l’espace pendant que les cinémas diffusaient le marquant Psychose ou le grandiloquent Cléopâtre. À la radio on diffusait les titres de Bob Dylan tels que “Blowin’ in the Wind”, décrit comme protestataire en plein contexte de guerre du Vietnam.

Et il ne faut pas oublier les contestations sociales comme la lutte contre la ségrégation raciale dont la figure de proue était certainement Martin Luther King avec son célèbre “I have a dream” prononcé en 1963.

Comment Ford pouvait elle aussi tirer son épingle du jeu et créer un véhicule qui serait le reflet de son époque ? Pour cela, il fallait inaugurer un nouveau créneau : celui des “pony cars”. Derrière cette appellation se cachait un concept aux règles assez simples.

La voiture devait être destinée avant tout à la jeunesse, dotée d’une carrosserie deux portes avec un capot long et un arrière assez court, capable de transporter confortablement quatre personnes, dotée d’un catalogue riche en options et en déclinaisons mais être la plus abordable possible grâce à des éléments piochés chez des modèles de grande série.

C’est donc Lee Iacocca, alors vice-président de la marque à l’ovale bleu, qui prit la direction des opérations. Sous son commandement se trouvaient Eugene Bordinat, responsable du design, et Donald Frey, ingénieur en chef. Un premier prototype fut mis sur pied et terminé en août 1962.

Dénommé Mustang I, il s’agissait d’un roadster dépourvu de toit à carrosserie en aluminium, équipé d’un bloc V4 1.500 cm³ installé en position centrale arrière et accompagné d’une boîte à quatre rapports. D’allure compacte grâce à un empattement court et à de faibles porte-à-faux aussi bien à l’avant qu’à l’arrière, il s’avérait extrême dans son approche. Toutefois, le temps comptait puisqu’il ne restait que dix-huit mois à l’équipe avant la proposition finale !

L’année suivante, le second concept logiquement baptisé Mustang II fut mis en branle. Proche esthétiquement du précédent, il s’en différenciait toutefois par une carrosserie plus élancée avec un capot plus long devant accueillir un V8 cette fois placé à l’avant et permettant d’obtenir une configuration 2+2. Il fut dévoilé en octobre 1963 à Watkins Glen, soit six mois avant la date fixée pour la version de série…

Lee Iacocca avait donc peu de temps pour choisir une direction à prendre. Trois studios de design furent mis en compétition et c’est celui de Ford qui l’emporta. En effet, le chef de projet Joe Oros et son équipe composée entre autres de Gale Halderman, David Ash et John Foster firent la proposition la plus séduisante; partis d’un master en argile, les lignes étaient d’abord très droites avant que des retouches permirent d’obtenir un dessin plus profilé avec des prises d’air latérales, à la fois élégant et sportif.

Maintenant le style défini, il restait la partie technique à terminer. Afin de fixer le prix de vente sous la barre des 2.500 $, utiliser des pièces d’autres modèles était une priorité. Le châssis était une plate-forme de Falcon avec renforts transversaux disposés en échelle, empattement légèrement réduit, train avant à triangle supérieur, pont rigide à l’arrière avec ressorts à lames semi-elliptiques et freins à tambours. Deux carrosseries furent envisagées en priorité : le coupé (désigné “2-door hardtop” par les américains) et le cabriolet.

Le 17 avril 1964, à l’occasion de la Foire Internationale de New York, la Mustang définitive fut présentée après des mois de travail. Pour l’anecdote, l’auto fut coiffée au poteau par la Plymouth Barracuda sur le créneau des “pony cars” puisque celle-ci fut dévoilée le 1er avril 1964.

L’histoire de la Ford Mustang

1964-1968

Ford Mustang MkI & II, cheval en liberté !

1969-1973

Ford Mustang MkI & II, cheval en liberté !

1974-1978

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3 Commentaires

  1. Merci Thomas,
    super article!
    Herve CORDEL
    Proprietaire d’une Mustang convertible 66 et d’une facelia F2B a moteur pont a mousson en cours de resto!
    ( pourquoi se moque t’on des amateurs de facel?…lol)

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