Chambéry Auto Moto Rétro 2025… Promesses tenues !

Publié le par Fabien

Chambéry Auto Moto Rétro 2025… Promesses tenues !

Pour la 24e édition du Chambéry Auto Moto Rétro, le programme que nous avait annoncé La Manivelle (attention, nouveau site web !) a tenu toutes ses promesses. Surface augmentée, thème principal « made in Japan », des expositions thématiques de toutes époques, de l’entre-deux guerres aux années 2000. Et de nombreux marchands, des miniatures à l’habillement en passant par les pièces détachées ou les assurance, et des artistes. Un salon complet avec sa propre philosophie. En route pour la visite !

Un salon qui grandit

Le salon Chambéry Auto Moto Rétro 2025 couvrait une surface encore plus étendue sur le complexe événementiel SavoiExpo de Chambéry. A l’intérieur, ce sont désormais sur 12 000 m² que les visiteurs sont accueillis, avec, toujours, ce précieux guichet distributeur de billets si utile. A l’extérieur, le parking a profité presque doublé sa surface. Une extension bienvenue surtout le samedi où il était rempli, moins le dimanche où la pluie a freiné les ardeurs.

A l’intérieur, on retrouvait l’organisation de la 23e édition du Chambéry Auto Moto Rétro, à savoir des halls dédiés aux marchands, et d’autres aux expositions. Comme me l’a glissé à l’oreille Eric Pollet, Président de l’Association Savoyarde d’Amateurs de Véhicules Anciens « La Manivelle », l’extension est certes le fruit de la passion des visiteurs, mais elle ne fait pas au détriment de la philosophie du salon qui se veut familial avant tout.

Clairement, l’objectif n’est pas de reproduire sur Chambéry le salon Epoqu’Auto (notre article sur l’édition 2025 est par ici). La composition en villages est essentielle pour ne pas dénaturer l’esprit ouvert et surtout familial de cet événement. A 10€, le prix de l’entrée reste modéré. L’entrée est gratuite jusqu’à 12 ans pour justement conserver ce caractère familial, mais également pour les personnes à mobilité réduite.

Ouvert, puisque toutes les formes de passions automobiles sont acceptées, de l’adepte de l’ancienne d’origine à l’amateur des anciennes les plus récentes et adeptes de la personnalisation. En effet, il faut bien se jeter un jour dans le monde de la collection, et quand le virus est inoculé la passion évolue mais reste bien ancrée.

Côté exposant, l’organisation cherche à maintenir l’offre a prix correct pour que le Chambéry Auto Moto Rétro continue de rester bon marché et attrayant. Y compris au niveau restauration.

Sur le parking du Chambéry Auto Moto Rétro

Le site de SavoiExpo est ainsi fait que le visiteur doit passer par le parking des anciennes pour rejoindre l’entré du Chambéry Auto Moto Rétro. L’occasion d’admirer un grand nombre d’autos de toutes nationalités.

La météo du samedi n’avait pas découragé les passionnés qui avaient sorti leurs autos, mais la pluie quasi continue du dimanche a refroidi bien des ardeurs ! Mais cela n’a pas empêché nombre de voitures de faire le trajet jusqu’au Chambéry Auto Moto Rétro. Des populaires aux plus sportives, des voitures que l’on ne voit pas si souvent lors des rassemblements comme cette Murena 2.2, une 305, un Caddy (la Golf 1 en version pick-up) diesel en bel état d’origine ou encore une Golf IV R32.

Deux DS trônaient à l’entrée du parking, et d’autres couples permettaient de chercher les différences entre deux modèles, comme ces Lancia Fulvia 1.3S et 1.6HF, ou entre deux finitions comme sur ces Austin Mini.

Le thème central du Chambéry Auto Moto Rétro étant les japonaises, il y en avait quelques unes à l’extérieur. Il y avait même des autos absentes à l’intérieur comme ce joli trio témoin de l’évolution de la Honda Prélude, une Supra Mk3 A70 ou encore une Toyota Celica ST202 aux couleurs de la GT-Four (mais sans la prise d’air du capot). Une Daihatsu Copen illustrait aussi cet art japonais pour les toutes petites autos aux bouilles craquantes.

A côté des françaises, des allemandes et des italiennes, les américaines démesurées ont bien entendu fait sensation sur le parking du Chambéry Auto Moto Rétro. Mais là où l’on voit les choses évoluer sur ces rassemblements, c’est au niveau de l’âge des voitures. Les plus jeunes des youngtimers datent de 2000 à 2005. On parlait de la Copen, mais c’est aussi le cas de la 406 coupé, ou encore de la 206 WRC édition, reconnaissable à ses gros pare-chocs. Une évolution somme toute logique dans ce groupe à la définition ouverte, et qui pour le moment se limite plutôt aux modèles à faible diffusion.

A l’intérieur, un salon complet

C’est bien simple, on trouve de tout au Chambéry Auto Moto Rétro. Des vêtements aux pièces auto, des œuvres d’art aux miniatures, en passant par les assureurs, les loueurs et les vendeurs de voitures.

L’accueil

Le temps de faire la queue pour récupérer ses places ou entrer dans l’enceinte du Chambéry Auto Moto Rétro, et même si cette année une file rapide a été organisée pour fluidiser l’entrée des e-billets, quelques voitures sont, comme à l’habitude, exposées et accrochent les regards. Et certaines d’entre elles sont à la vente.

Des autos de légende comme les Jeep Willys ou la coccinelle cabriolet mais aussi des voitures moins connues ou plus sportives. Côté sportives, on avait le choix entre Honda Civic VTECH ou 104 ZS Gr.2. Pour les plus exotiques on trouvait une Toyota MR2 (MRS pour la France…), une Triumph 1500 FH plus connue sous son sobriquet de Spitfire, ou encore une Pontiac Firebird T-Top.

Mais la palme de l’originalité revenait sans doute à la « Robin des Bois »… Ou plutôt la Robin Hood dans la langue de Shakespeare, copie des célèbres Lotus Seven. Moins fine que l’originale, elle conserve un joli rapport poids puissance avec 130 chevaux pour seulement 600 kg. Et elle est surtout elle se négocie bien moins cher !

Petit tour des marchands

A peine franchi le seuil du Chambéry Auto Moto Rétro, on se retrouve dans le monde des pro. Et on les trouve tous, d’autant que cette année, ce sont eux qui ont essentiellement bénéficié de l’augmentation de surface d’exposition avec 10 marchands de plus que l’an passé, notamment grâce à un nouvel espace de restauration.

Bien sûr on y trouvera la revue technique de sa voiture, quelle qu’elle soit, en fouillant bien. Idem pour les phares et autres feux, voire même on pourra carrément sur le moteur recherché ! Sans compter toutes les pièces et accessoires !

Et qui a dit que les miniatures sont destinées aux enfants ? Il y en avait, bien sûr autour des stands du Chambéry Auto Moto Rétro, mais la plupart des clients étaient quand même bien âgés pour être appelés enfants… De grands enfants qui cherchaient, comme souvent, la miniature qu’ils ne pourront jamais se payer à l’échelle 1, ou un modèle réduit de leur ancienne. Et certaines miniatures peuvent se révéler être de jolies pépites. Une SM transistor, un véhicule publicitaire en édition limitée ? C’est possible au Chambéry Auto Moto Rétro.

Mais avant de repartir avec sa miniature, on pouvait trouver la poche où la mettre chez les professionnels de l’habillement, vintage ou non. Et si l’on préférait des œuvres uniques, il était toujours possible de faire sa commande au Père Noël… Ou plutôt aux artistes présents sur le Chambéry Auto Moto Rétro. Des cadeaux potentiels, Vroom-Vroom en avait, de son côté, apporté un bel assortiment.

Quelques belles mécaniques, autos et motos étaient aussi exposées notamment par des selliers, les loueurs et les vendeurs, ainsi que par des garagistes, pro de la restauration. Les assureurs et experts automobiles n’étaient pas de reste à ce niveau.

Parmi les stands du Chambéry Auto Moto Rétro, on retiendra le joli clin d’œil d’Axa Passion et sa reprogrammation d’une Fiat X1/9 par un minitel, et le concept My Twingo qui donne l’opportunité de personnaliser sa Twingo, soit par des peintures spécifiques, soit par des accessoires ou des préparations mécaniques, ou tout à la fois. Enfin, Technopolys, le centre de formation aux métiers de l’automobile situé dans la commune voisine de La Motte-Servolex exposait des écorchés de moteurs colorés, qui donnaient envie d’aller s’inscrire aux formations proposées.

Du côté des clubs

Le second village/hall à visiter au Chambéry Auto Moto Rétro, c’est celui des clubs. Et là, on commence à voir de plus de 2 roues. Certes, les marchands proposaient des Vélosolex et quelques « mobs », mais pas vraiment de motos.

Chez les clubs, il y a encore des passionnés de 49,9 comme l’équipe de l’Association 100% Mobylette Youngtimer qui a relevé le défi de restaurer et redémarrer une Motobécane AV76 sur les deux jours du Chambéry Auto Moto Rétro.

Mais il y avait aussi, à l’opposé de la gamme 2 roue, le Moto Club BFG qui exposait quelques exemplaires de la fameuse moto française conçue par Boccardo, Favario et Grange (d’où la marque BFG) à moteur de Citroën GSA. Et ce n’était pas le seul élément que cette moto reprenait au monde de l’automobile : le tableau de bord Jaeger est dérivé de celui de la Renault 5 Alpine. Une belle histoire de passionnés que les membres du club n’hésitent pas à raconter.

Parmi les clubs automobiles du Chambéry Auto Moto Rétro, on retrouvait le Club Opel Classic qui exposait notamment une rare Rekord C Caravan. Toujours chez les allemands, le Club NSU avait entre autre, amené sa berline à moteur à piston rotatif : une discrète RO80 dont le moteur de 1000 cm3 développe 130 chevaux SAE. Pour rester chez les clubs dédiés aux marques étrangères, étaient exposées quelques anglaises comme ces Austin Mini du Mini Maniac Alpin, une TR 250 (TR 5 Modèle USA) de 1968 sur le stand du Triumph Club de France – Pays de Savoie, ou encore une MG A du MG Club de France, semblable à celle croquée par Thierry Dubois, présent lui aussi pour quelques dédicaces, comme chaque année.

Côté japonaises, était exposée l’un des 918 exemplaires de la Honda Z600 vendus en France, tous de couleur orange : c’était au début des années 70 ! L’organisateur de balades en anciennes CollecTour présentait une Celica GT-Four et une Nissan 300 ZX, alors qu’un peu plus loin un Mitsubishi Pajero tenait compagnie à l’une des attractions du salon Chambéry Auto Moto Rétro : une Skyline GT R34 S. Une mise en scène d’une Honda S800 à 4 roues à côté de la SL125 à 2 roues était plutôt sympathique.

On pouvait également voir au Chambéry Auto Moto Rétro quelques clubs dédiés aux françaises. L’Ami Club de France présentait une Ami 8 break prête à partir pour Bandol, comme l’indiquait la plaque posée sur le tableau de bord. Pour l’Ami 6, il fallait aller visiter les belles mécaniques. Outre les « 2 pattes » du 2CV Club d’Annecy, on pouvait admirer du côté du Bagheera Café, une pétillante Bagheera qui ensoleillait le stand du club.

Enfin, les D.B. et Panhard, bleue, blanche et rouge, formaient un tiercé plutôt élégant. La bleue étant une rare version break de la Panhard PL17. La blanche une 24BT reconnaissable de la 24 CT, qui est plus courte de 25 cm, au niveau du pavillon de toit et des vitres arrières quasiment triangulaires sur le coupé. En rouge venait la René Bonnet Missile qui reprenait la base de la Renault 4 et était mue par un moteur de R8 Gordini « vitaminé ».

Ensuite, présents au Chambéry Auto Moto Rétro 2025, il y avait les clubs multimarques. Les mécaniques anciennes du Bugey et les mémères roulent en avant-guerre. Des intitulés bien sympathiques autant que l’étaient les modèles exposées. Côté Bugey, rien de moins qu’une Bentley, tandis que les mémères exposaient au milieu de myriades de bougies deux Citroën, une C3 Trèfle de 1925 et une B12 Torpédo, produite sur à peine une année entre 1925 et 1926.

Mais d’autre véhicules étaient représentés sur ce Chambéry Auto Moto Rétro. Ou tout au moins un autre véhicule : un tracteur allemand Bautz AL 180/C de 1958 volait la vedette aux autos surtout chez les enfants, toujours impressionnés par les engins agricoles.

Difficile de finir sans citer la Manivelle, club organisateur du Chambéry Auto Moto Rétro, et la FFVE, le Club des Clubs qui ex aussi avaient amené de beaux exemplaires d’anciennes. Outre la Jaguar XK 140 SE de 1956, et pour être dans le thème des Japan Days, c’étaient 4 véhicules japonais qui étaient mis en valeur dans un diorama échelle 1.

Une Honda S800 Mk2 cabriolet de 1968 partageait le stand avec deux Yamaha, une 2M5 de 50cc et une 2AB de 125cc, et surtout une Toyota Sport 800 de 1968. Peut être moins iconique que sa grande sœur 2000 GT, elle n’en est pas moins rare aujourd’hui avec seulement 3131 exemplaires produits. Malgré une puissance moindre que sa rivale la S800 de Honda, elle a notamment remporté les 24 Heures de Fuji dans sa catégorie, et d’autres courses japonaises.

La FFVE présentait sur son stand du Chambéry Auto Moto Rétro une Messerchmitt KR175 reconnaissable à ses roues avant carrossées et le très original cyclomoteur Honda P50, avec sa fourche à suspension à balancier, son cadre en acier embouti et surtout son moteur placé dans le moyeu de la roue arrière en ont fait un 2 roue emblématique et innovant, et jusqu’à ce jour l’un des rares, voire le seul, à moteur 4 temps.

Les motos des copains

Pour rester fidèle au thème du Chambéry Auto Moto Rétro 2025, les japonaises étaient à l’honneur. Un plaisir de revoir le Dax ST70 de Honda, l’original, la moto de trial 200 TLR du même fabricant, la Suzuki T20 de 1967 ou la 500 XT de Yamaha !

Mais le plus impressionnant était le nombre imposant de Kawasaki Godier-Genou, une collection menée par l’incontournable 1135 Rahan, en référence au héro de BD créé par Roger Lécureux et André Chéret en 1968. Quelques unes basées sur des ZXR 1000 mais aussi l’un des 4 seuls exemplaires de la Z750 Gendarmerie Tour de France de 1981.

Sur ce plateau moto du Chambéry Auto Moto Rétro, on trouvait aussi des motos célèbres comme la Suzuki 750 Roca de 1973 de Barry Sheene, la Suzuki T20 de 1967 ou la Yamaha 250 TZ du championnat du Japon de 1990. Citons encore la Kawasaki 750 H2 de 1972, ex de Claude Rochefort, spécialiste du 2 temps nippon avec sa société EMac. Il y avait aussi des répliques de belle facture comme la Kawasaki KR750 de Duhamel en 1977.

Parmi les motos routières présentées au Chambéry Auto Moto Rétro 2025, à côté des Honda 1100 VFR ou Shadow accessoirisée par Lazareth, et autres Kawasaki 250 S1 ou Suzuki 550 GT, il y avait cette Honda 1000 Goldwing de 1976. A première vue, une Goldwing qui se respecte, volumineuse et prête à avaler les kilomètres de la Route 66 ou d’une quelconque highway américaine. la Goldwing était initialement prévue pour ce marché par Honda.

Mais à y regarder de plus près, c’est une moto qu’il faut littéralement décortiquer : là où sur toutes les autres on trouve le réservoir d’essence, sur celle-ci, on trouve le vase d’expansion du liquide de refroidissement une boîte à gants, la pédale de kick amovible et en cherchant bien, le bouchon d’essence. En fait, afin d’abaisser le centre de gravité de la machine, Honda a positionné le réservoir sous la selle et non entre la selle et le guidon. Une innovation bienvenue pour les grands espaces, mais qui ne compense pas le poids de la machine sur nos petites routes de montagne.

Japan days

L’exposition de l’association Japan Days était l’exposition phare de ce week-end au Chambéry Auto Moto Rétro.

Des modèles des années 70 à 2005 étaient alignés, mettant en évidence cette culture nippone et sa tendance pour la personnalisation et l’amélioration des voitures. Une Celica TA 22 de 1974 et une Carina TA 14 de 1976 de série accueillaient les visiteurs dans le hall des conventions de SavoiExpo. Un point commun entre ces deux autos ? La Celica et la Carina partageaient le même châssis et le même moteur 2T de 1.6 litre, qui fournissait tout de même 11 chevaux de plus sur la Celica qui développait 86 ch (2TB). Et c’est une Carina arborant le fameux slogan « Ma Toyota est Fantastique » que l’on peut voir dans la dernière publicité de la marque en France.

Ensuite, venaient les années 80 avec une Honda Civic CRX 1.6 16V, la Mazda RX-7 fb3s et son moteur à piston rotatif de 150 ch, une Nissan Sunny Coupé GTI, vendue à seulement 360 exemplaires en France et d’autant plus rare avec son aileron arrière et ses jante Japan Racing rutilantes. Pour finir ce quatuor présenté au Chambéry Auto Moto Rétro, une Toyota Celica ST162 (4ème génération), elle aussi chaussée par Japan Racing.

Sur le Chambéry Auto Moto Rétro, l’expo Japan Days présentait des modèles des années 90 qui ont été souvent utilisés pour en faire des voitures de drift, une spécialité japonaise : les Nissan Silvia S15 et GT-R R33 Skyline. Puis on passe aux plus récentes avec la surprenante Mitsubishi Colt Ralliart équipée du système MIVEC de calage variable des soupapes développé par le constructeur. Résultat : 1500 cm3, un turbo, 150 chevaux à la clé et un 0 à 100 expédié en 7.6 secondes.

Toujours années 2000 à 2005, impossible de faire l’impasse sur le Honda Integra Type R et son 4 cylindres K20A2 VTEC (le système de bascule d’arbre à came développé par Honda), la Nissan 350Z et son V6 3.0L, et la Mitsubishi Lancer Evo 8 et son 4 cylindres type 4G63T. Beaucoup de codes, mais désolé, cela fait partie de cette culture japonaise si particulière.

Typique encore de cette culture, le Chambéry Auto Moto Rétro a réussi à main la main sur des Honda Beat PP1. Typiques du marché japonais, ces Kei Cars (du japonais keijidosha) n’ont été importées qu’au compte-goutte ailleurs dans le monde et doivent répondre à un cahier des charges strict en terme de cylindrée (max 660 cm3) et de dimensions (3,4 m x 1,48 m pour une hauteur maxi de 2 m). La puissance n’est pas définie réglementairement, mais elle dépasse rarement les 65 chevaux, par « gentlemen agreement ». La Beat est connue pour être le dernier modèle de voiture validé par Soichiro Honda, le fondateur, avant sa mort.

Outre un pavé dédié aux autos profondément modifiées pour le drift, on finissait ce tour des spécialités nippones du Chambéry Auto Moto Rétro par un duo de Miata, deux Mazda MX-5, une NA de première génération, et une NB de seconde génération par conséquent, au tuning somme toute assez sobre.

Dans ce même espace, les amateurs de modèles réduits pouvaient s’exercer sur un circuit tout terrain ou faire rouler leurs mini bolides dans les allées du salon Chambéry Auto Moto Rétro.

Les galeries automobiles

Quatre espaces sur ce Chambéry Auto Moto Rétro 2025 permettaient d’admirer différentes autos, des plus anciennes, aux sportives, en passant par les autos loisirs, parfois extravagantes pour finir avec quelques japonaises, bien entendu !

Les ancêtres

Le terme est plus affectif que péjoratif et regroupe les véhicules jusqu’à la seconde guerre mondiale. On y retrouve une Ariel HT5 de 500 cm3 et une Terrot tout terrain, ainsi qu’une Harley Davidson Type J de 1918 équipée d’un side-car surbaissé pour caisses de marchandises.

Une transition facile avec le tricylecar Darmont STR de 1925. Pas la plus puissante des Darmon, mais ses 25 chevaux l’emmenaient déjà à 110 km/h et le freinage restait hypothétique ! Toujours en cyclecar mais avec 4 roues, une Sima Violet Sport. Pas de faute de frappe, car en 1924, la SIMCA n’existait pas encore, et malgré son appellation, l’auto de 11 cv ne dépassait pas les 70 km/h.

On passe alors au sport sur ce plateau du Chambéry Auto Moto Rétro avec la BNC 527 Montléry. Un Roadster de 1929 de 60 cv, 4 vitesses, qui pouvait atteindre les 140 km/h, bien que la cylindrée du moteur ne soit que de 1100 cm3. Mais à ce moteur SCAP X était associé un compresseur Corette n°7.

Toujours en roadster, mais sans le côté sport, on trouvait une belle Ford A de 1930 et Rosie, une non moins séduisante Citroën Traction 11. La Traction 11 était une évolution de la 7C dont un exemplaire de berline de 1934 était exposé au Chambéry Auto Moto Rétro 2025, et dont le radiateur était paré de son masque hivernal. Et avant encore, Citroën proposait la Rosalie, et là encore, un modèle 8A de 1933 pouvait être admiré, tout comme l’Amilcar qui lui était contemporaine.

Les sportives

De la « so british » Jaguar Type E à l’encanaillée Ford Mustang II V6 2.8 litres Hatchback de 1977 qui restera à jamais la voiture de Farah Fawcett alias Jill Munroe de la série Drôles de Dames. Mais contrairement à la version 1965 également exposée au Chambéry Auto Moto Rétro, le V6 est loin d’être aussi musclé que le V8 de son ainée : 2.8 litres et 108 chevaux contre 4.7 litres et 225. Il n’y a pas photo !

On retrouve une Honda Beat, qui malgré son concept de micro-voiture, de Kei Car, parait bien grosse à côté de l’exceptionnelle Lotus 23B qui pourtant n’usurpe pas le titre de monstre automobile. Née en 1963, le modèle présenté est le 37ème sur les 126 construites par la marque. Fidèle au Light is right de Colin Chapman, elle ne pèse que 465 kg pour 170 cv (donnée salon [NDLR]). Avec 230 km/h en pointe, elle a signé de nombreux succès sportifs en endurance et reste une valeur sure dans les courses historiques.

La BMW Z1 avec ses portes escamotables et la conception de la carrosserie épaulée par Matra, c’est une BMW un peu particulière qui a fait figure d’ovni pour la marque, à la fin des années 80 mais qui ne fait pas honte à la firme bavaroise. Le look Alpina de l’exemplaire présenté au Chambéry Auto Moto Rétro est du plus bel effet.

Et toujours outre-rhin, impossible de parler de sportives sans parler de la Porsche 911 (ici une série G 2.7 de 1977) ni même de la Golf, ici en version GLI carrossée par Karmann. Ce cabriolet est de 1988, la golf II n’ayant pas été officiellement décapsulée.

Et que dire de la 205 GTI 1.9 ? Elle reste également une icône indétrônable et indémodable dans l’histoire automobile. Autre superbe voiture sortie des usines de Sochaux, la 504 coupé. Le modèle présenté sur ce plateau du Chambéry Auto Moto Rétro, date de 1975, et est l’un des 977 exemplaires produit équipé du V6 de 136 chevaux et appartient au même propriétaire depuis les années 80.

On finira ce tour des sportives avec une Ford Capri Mk2 de 1977. Le modèle présenté ne développe que 88 chevaux, mais elle a été achetée neuve par son propriétaire actuel et a prouvé sa fiabilité sur toutes les routes d’Europe.

Le plateau des japonaises

Quelques voitures emblématiques de la production japonaise avaient été réunies en plus de l’exposition Japan Days sur le Chambéry Auto Moto Rétro. Immanquable, le Land Cruiser, ici un BJ40 de 1978, ce 4×4 franchisseur qui a repris les bases des meilleures productions occidentales que sont la Jeep et le Land-Rover. Une voiture à la réputation d’être increvable sous son look baroudeur.

Un autre Toyota Land Cruiser, une autre légende, le HDJ 80. Ce 4×4 de la fin des années 90 avait tout pour l’aventure et le raid : confort, fiabilité et performances exceptionnelles ! Capable de rouler aussi fort sur route que sur pistes. Le modèle présenté a parcouru plus de 300 000 km dont 270 000 en Afrique et au Moyen-Orient sans signe de fatigue tant son châssis et son moteur L6 turbo diesel sont robustes.

Mais au Japon, ils savent aussi dévorer l’asphalte et la Datsun 280 Z présentée en est une illustration parlante. Pour le bitume des villes, Honda a développé la Civic. Une voiture pratique et de petit gabarit, plus adaptée aux tendances occidentales que les productions antérieures de la marque.

Quant à la dernière voiture présentée sur ce plateau, c’est un véritable ovni dans le paysage avec son look rétro : de faux airs de R4, des vitres arrières façon 2CV, un hayon en deux parties comme sur de nombreux breaks ou utilitaires… Et quand on s’intéresse à sa commercialisation, elle ne fut produite qu’en 30 000 exemplaires destinés au Japon, tous vendus en précommande, avant fabrication ! Cette voiture atypique et une Pao, produite de 1989 à 1991 par la Pike Factory pour Nissan. Le modèle exposé au Chambéry Auto Moto Rétro date de 1990 et arrive directement de Yokohama.

Le dernier plateau

Difficile de trouver le thème de ce plateau qui réunit des anglaises de prestige, un véhicule militaire, quelques françaises et deux américaines… Pour les anglaise, ce sont deux Jaguar, l’une de 1948 et l’autre de 1954. Une manière de toucher du doigt l’évolution stylistique de la marque en seulement 6 ans : la 3.5 litres Sport Saloon a un design tout droit sorti d’avant guerre, la rapprochant des productions Rolls Royce ou Bentley de cette époque, alors que le roadster XK 120 affiche la modernité classique de lignes, et la sportivité qui ont fait le renom de la marque.

Pour les françaises, toutes du milieu des années 60, on peut comparer une Renault Caravelle avec la 404 cabriolet d’une part et cette même 404 de 1967 avec sa grande sœur 403 berline et là encore, l’évolution du style chez un constructeur.

Et pour finir, direction outre-Atlantique, tout dans la démesure ! Le Dodge WC56 de 1947 illustre les véhicules militaires typiques de la production américaine de l’époque. Quant aux deux autres, on a du mal à les imaginer dans les cols savoyards ! A ma droite, le coupé V8 Impala 1959 de chez Chevrolet et ses presque 5.5 mètres et ses ailes arrières travaillées inspirées de l’aviation. A ma gauche, une autre Chevy, la Bel Air Wagon de 1965. Un break des familles aux performances affûtées en ligne droite avec une vitesse de pointe supérieure à 200 km/h, elle aussi flirtant avec les 5.5 m, même si c’est plus logique pour un break.

En bref, quel salon !

Le Chambéry Auto Moto Rétro a pour sa 24ème édition rassemblé plus de 9000 passionnés, soit à peu près autant que l’an dernier, avec un peu moins de visiteurs le samedi, mais environ 200 de plus le dimanche, et comme remarqué sur d’autres événements, sans explication logique de ces chiffres. En effet, la pluie du dimanche aurait pu être un frein et pas du tout.

Bref, quoi qu’il en soit, ce Chambéry Auto Moto Rétro 2025 a tenu toutes ses promesses et on n’a qu’une envie en partant, c’est de s’y donner rendez-vous l’année prochaine !

Et histoire d’attendre, voici la traditionnelle galerie.

Fabien

C'est un lion et un cheval cabré qui lui ont fait aimer les voitures dans son enfance... Un livre, «La maîtresse d'acier» de Pierre Coutras, et des pilotes de légende l'ont conduit à me passionner pour des bolides plus anciens. Fabien est basé près de Lyon où il essaye régulièrement des voitures variées mais couvre des événements dans toute la France avec plus de 200 articles à son compteur.

Commentaires

  1. Pierre

    Super ton reportage Fabien ! Tes photos sont alléchantes et en live ce fut une édition très réussie avec beaucoup de variété. La qualité des plateaux est toujours de haut niveau, surtout avec ce thème du pays du soleil levant ! Bon, la météo du week-end était médiocre mais il y avait aussi de très belles autos à l’extérieur.

    Répondre · · 12 décembre 2025 à 17 h 00 min

    1. Fabien

      Merci Pierre pour ce commentaire !

      Répondre · · 12 décembre 2025 à 17 h 04 min

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