Cinq Concurrents nous racontent leur Tour Auto 2018

Les équipages sont rentrés chez eux. Certains sont déjà en train de réviser leurs autos pour les prochains rendez-vous, que ce soit Spa Classic ou tout autre rallye. En attendant ces cinq concurrents ont pris quelques minutes pour nous raconter brièvement leur Tour Auto 2018.

Et pour revoir tous nos articles sur la course, c’est en cliquant ici.


François Allain était le pilote de la plus petite des autos de ce Tour Auto 2018, la seule 2CV engagée, copilotée par Robert Puyal.
Monsieur Vintage Mecanic et son copilote se sont vaillamment battus sur les spéciales comme sur circuit pour terminer le Tour Auto, ce qui est déjà un défi !

En quelques mots, décrivez nous votre Tour Auto 2018 :

J’avais déjà suivi la course, mais c’était la première fois que j’y prenais part. C’était super ! On a eu un succès incroyable, les autos un peu populaires avaient la cote auprès des gens venus voir le Tour Auto. En plus c’était une occasion parfaite de fêter les 70 ans du modèle. On connaissait tous les deux la deuche, et c’était vraiment super d’avoir fait le Tour Auto là dedans. J’ai déjà écrit plusieurs bouquins dessus, Robert lui a été livreur en deuche à ses débuts !
J’ai vraiment été étonné par plusieurs choses. On pensait avoir des réactions hautaines des autres pilotes, du genre “qu’est ce que c’est que ces guignols qui viennent mettre une deuche au milieu de la course”. Mais pas du tout ! L’accueil a été très sympa en interne et solidaire. En même temps on laissait passer pour pas gêner, en spéciale ou sur les liaisons. Sur circuit c’était plus dur, il fallait prendre de la vitesse. J’ai bien gêné une ou deux autos au Paul Ricard, mais aucune remarque.

Par contre faire le Tour Auto dans une auto comme ça, c’était quand même sport ! On a été à la bourre tout le temps, on a parfois zappé le repas, c’était le seul moyen d’être à l’heure au pointage de la spéciale suivante ! En tout cas c’était une expérience super sympa !

Votre meilleur souvenir ?

Vraiment l’accueil sur le bord des routes. Le road book est bien fait, on découvre des endroits magnifiques, on voit des paysages superbes. C’est un beau travail de la part de l’organisation. Et sur le bord c’était top. Du monde partout ! Ça prouve que les gens aiment la voiture. Et puis la deuche était encore plus remarquée. Les gens savaient qu’on passerait avec la deuche et que c’était nous dedans. Des collectionneurs de deuches avaient amené leurs autos au bord des routes, pas sûr qu’ils aient été là si on avait pas participé.

Au Paul Ricard il y avait même quelqu’un qui nous attendait avec la même deuche que la notre. On a garé notre auto à côté de la sienne et on a pris quelques photos. Il était super content. Pour finir, à l’arrivé à Nice, on est arrivé pare-choc contre pare-choc avec François Gaillard et sa 203 qui fêtaient toutes deux leurs 70 ans. Beau clin d’œil.

Et… votre pire souvenir ?

Troisième jour : mercredi matin, bielle coulée, carter transpercé. Il n’y a pas de témoin de température sur l’auto, et on tire quand même énormément dessus. Gros doute. Est-ce qu’on va être dans les clous. Là on se gare sur le côté, on sait qu’on a perdu tout espoir.

Heureusement Mehari Club Cassis faisait assistance. Ils avaient un bloc de rechange, on a quand même dû passer les périphériques de l’un à l’autre. Ça nous a retardé, mais on est repartis ! On a fini 79e malgré ça !

Julien Chadenet était le copilote de l’Austin Healey 100/4 n°166.
8e en VHC, avec plusieurs Top 5 et un Top 3 sur leur plateau 3, ils ont su contrer les Porsche dans un plateau relevé.

En quelques mots, décrivez nous votre Tour Auto 2018 :

Une superbe édition, une météo incomparable avec celle de l’année dernière ce qui mets en valeurs les paysages traversés et n’est pas négligeable lorsque que l’on roule sans capote. Le parcours a été une grande réussite, équilibré en KM quotidien, avec des spéciales variées. Des routes toujours magnifiques avec de nombreux passages « feu d’artifices » pour les yeux avec le public de passionnés, curieux, enfants, toujours aussi chaleureux.

La voiture a été parfaitement préparée et optimisé par Classic Garage, elle marche fort et n’a connu aucune intervention mécanique imprévue sur l’ensemble du Tour. Cela nous a permis d’aller jouer avec les Porsches 2.0L de notre plateau.

Votre meilleur souvenir ?

Spéciale du Turini : On arrive au départ un peu énervés car on a pointé 2 min en retard au CH et l’on doit enchaîner directement avec le chrono. A l’arrivée, un 5ème temps VHC et la ligne d’arrivée qui se profile avec les 8ème place au général VHC et à l’indice.

Et… votre pire souvenir ?

ES 5 : La voiture a chauffé dans la traversée d’Oyonnax et la température moteur et trop haute au départ de la spéciale. Le moteur vaporise et ne veux pas prendre les tours pendant les 2 premier Kms. Puis nous rattrapons le concurrent partis devant nous dans la dernière partie très étroite.


Sylvain Ascension était le pilote de la Peugeot 204 Coupé, copiloté par Céline Boudet.
23e du classement de la régularité, c’est un habitué des courses historiques, on avait déjà croisé sa 204 au Monte Carlo Historique cet hiver.

En quelques mots, décrivez nous votre Tour Auto 2018 :

Eprouvant et intense ! La moyenne intermédiaire en régularité pour une petite voiture de 50cv oblige a s’employer en terme de conduite pour tenir le rythme. Je ne compte plus le nombre de passage sur 3 roues voir 2 !

Votre meilleur souvenir ?

Cette année c’était un Tour Auto en famille avec deux voitures engagées alors rouler à deux sur les liaisons était juste magique… Comme la descente du Turini après l’avoir fait au Monte Carlo, un grand moment.

Et… votre pire souvenir ?

Avoir vécu en live au départ de la première spéciale la sortie de route de ma seconde voiture engagée, se recentrer sur la course fut compliqué.

Edouard Profit était le pilote de la CG 1200 S n°142 copiloté par Didier Prot.
Cet habitué des rallyes, on a notamment pu voir aux Legend Boucles 2018, c’est à revoir ici, termine 39e du plateau régularité.

En quelques mots, décrivez nous votre Tour Auto 2018 :

Au départ nous étions très stressés pour notre 1ere participation, surtout d’être à la hauteur avec notre petite berlinette orange. Même si nous partions en mode ballade touristique, on se prend vite au jeux, et dès que nous avons bien saisi le mode de calcul de la régularité, nous avons fait des progrès et des efforts qui ont payé. Nous avons pris beaucoup de plaisir du 1er au dernier Km, sur spéciales, sur circuit et même sur les liaisons qui étaient somptueuses et interminable parfois, mais toujours avec le sourire à l’arrivée !

Nous avons fait de superbe rencontres avec d’autres concurrents, et l’équipe de notre assistance. Quelques petits regrets sur des spéciales avec des moyennes trop basses, obligé de rouler sur la réserve mais c’est le jeux de la régularité et surement bien ainsi (je rappelle qu’hormis un casque aux normes, nous n’avions ni arceau, harnais…). La voiture à été parfaite de bout en bout, et l’assistance n’ai eu que les niveaux à faire ! Bref c’était sûrement la chance du débutant, mais si c’était possible je signe tout de suite pour 2019, et pourquoi pas en compétition… affaire à suivre !

Votre meilleur souvenir ?

C’est difficile tellement il y’a eu de bons moment dans ce Tour Auto, mais c’est surement la spéciale de “Combe de Savoie” avec son enchaînement d’épingles, et de multiples pif paf sur une route très étroite mais qui allait parfaitement à notre petite CG. Contrairement à mon beau père, mon copilote qui nous imaginait dans le mur ou le ravin à chaque virage, j’ai adoré !
L’autre très bon souvenirs à été la rencontre avec l’équipage 143, nos partenaire d’assistance, sur leur Lancia Flaminia Zagato !

Et… votre pire souvenir ?

Il n’y en à pas, seul hic c’est le stress d’un démarrage de la CG 1200S trois jours avant le départ, et un claquement pendant 10 minutes dans le moteur, qui à disparu à chaud. Après consultation avec le préparateur, le Garage Clément en Mayenne, il nous a dit que c’était normal vu la préparation du moteur. Et en effet ce bruit nous a suivi à tous les démarrage à froid, mais la voiture a marché comme un kart toute la semaine.


Stanislas Gurdjian était le pilote de la Triumph Tr4 copiloté par son acolyte Gonzague Ruchaud.
Bien présents aux avants postes dans les premières épreuves, ils ont malheureusement dû renoncer à quelques spéciales de la fin. Si leur nom ne vous est pas inconnu, c’est aussi parce qu’Eleven Cars, qu’on vous présentait ici, c’est eux.

Votre meilleur souvenir ?

Je pense que notre meilleur souvenir c’est d’arriver à se battre sur circuit avec une Ferrari 275 GTB, des Porsche 911 2L et l’Austin Healey 100/4.

Autre excellent souvenir, celui de voir une dizaine d’autos que nous avions vendues présentes au Grand Palais.

Et… votre pire souvenir ?

Sans hésitation, c’est la casse de notre moteur au Paul Ricard alors que nous étions 9e au classement général et 3e a l’indice de performance.

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

2 commentaires sur “Cinq Concurrents nous racontent leur Tour Auto 2018”

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