Fiat Dino Spider : La Dolce Vita Italienne

Dans les années 1960, Fiat monte en gamme. Certes, le géant de Turin était déjà un constructeur généraliste mais mise énormément durant cette décennie sur les coupés et cabriolets, avec la Fiat Dino pour élever la gamme. Zoom sur cette voiture dans sa version Spider. 


La Fiat Dino : genèse à deux têtes

L’histoire de la Fiat Dino est liée à l’histoire de Ferrari. En effet, Ferrari a connu des périodes difficiles dans années 1960, évitant de peu le rachat par le groupe Ford avant qu’ Enzo Ferrari ne se rétracte afin de rester autonome dans sa production. Ferrari a donc dû élargir sa gamme en proposant des voitures avec une mécanique plus “noble” que le V12. C’est ainsi qu’est développé un V6 de route développé à partir de celui de course créé par Dino Ferrari avant sa mort.

Pour honorer la mémoire de son fils, Enzo Ferrari donna son prénom au moteur tout d’abord, puis à la gamme de voitures de route qui l’embarqua. L’idée était de créer une seconde marque, avec la 206 GT en tant que premier modèle. Mais ce n’est pas tout.

Un mariage Fiat-Ferrari

Dans les années 60, le géant Fiat cherche un moteur pour équiper un modèle sportif de haut de gamme qui remplacerait le coupé 2300 S. Parallèlement, Ferrari a besoin d’un partenaire pour homologuer son V6 dans le cadre de la nouvelle Formule 2. La réglementation, qui a été modifiée, requiert en effet une mécanique empruntée à la série, avec une production minimum de 500 exemplaires sur douze mois. L’accord Fiat-Ferrari est rendu public le 1er mars 1965. Aux termes du contrat, les rôles sont clairement définis : Ferrari apporte un moteur (le V6 Dino), Fiat se charge de l’adapter à un châssis tandis que Pininfarina dessine le futur spider.


Le salon de Turin 1966

Quelques mois après l’accord entre Fiat et Ferrari, le célèbre carrossier Pininfarina présente la Fiat Dino Spider. il doit se contenter du moteur placé à l’avant, contrairement à la Dino 206 GT. Avec le Spider, on est dans les courbes sexy, l’élégance italienne, la Dolce Vita version haut de gamme, tout en gardant une certaine sportivité grâce à ces doubles optiques avant (seul point commun stylistique avec le coupé).

Un design avant-gardiste

Le design de la Fiat Dino fait l’unanimité. Cette ligne avant-gardiste, les ondulations sur les ailes qui plongent sur la face avant où se nichent les phares de part et d’autre de la calandre, bref, tout plaît ! Cette voiture n’est pas comme les autres, une carrosserie Fiat mais avec moteur V6 Ferrari, s’il-vous-plait ! Cette version est de 1968, moteur 2.0L, 2 soupapes et 3 carburateurs double corps développant 160 ch sur un poids annoncé d’environ 1300kg.

En 1969, les Fiat Dino Spider et Coupé évoluent. Le train arrière se modernise en adoptant les roues indépendantes de la Fiat 130. Mais c’est surtout sous le capot que cela bouge. Le V6 passe à 2418 cm³ et sort maintenant 180 ch. Le Spider atteint désormais 180 km/h !

La Fiat Dino aujourd’hui

Aujourd’hui, la Fiat Dino Spider a donc une belle place dans le garage d’un collectionneur. Une Fiat que l’on croise rarement sur les routes ou dans des rassemblements, avec sa ligne avant-gardiste aux allures de Ferrari. Une belle pièce à ne pas mettre entre toutes les mains. La production reste faible avec 1.683 exemplaires qui s’écoulent entre 1966 et 1972, 1.163 exemplaires avec le 2.0 litres et 420 pour la 2.4.

En ce qui concerne la côte de ce spider il faudra mettre la main au portefeuille. En version 2.0 (1967-1969) environ 130 000€ et 160 000€ pour la 2.4 (1970-1972) pour des modèles en bon état général.

Un grand merci à François Oliver pour cette séance en compagnie de sa sublime Fiat.


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Louis

Passionné d’automobile, Président d’un club. Il est un fan incontesté des Porsche et amoureux des vieilles Italiennes, il roule en Lancia Fulvia sur les routes Auvergnates quel que soit le temps.


2 commentaires sur “Fiat Dino Spider : La Dolce Vita Italienne”

  1. Quelle ligne, on reconnait la patte “Pininfarina” et on ne peut que constater la descente de Fiat alors qu’il était dans les premières marques européennes dans les années 60, Aujourd’hui la politique du groupe Fiat est incompréhensible, plus de citadine (Punto en dehors de la course) plus de haut ou moyenne gamme, Lancia mis au rebut, seul Alfa Roméo semble s’en sortir bien que l’on ne voit guère la Mito, la Giullietta et la Giulia. Je m’égare un peu mais c’est une marque que j’aimais dans les années 70 : 3 Fiat 127, 1 126 et 1 Ritmo.

  2. Et oui,Mr Marchionne,
    Ou sont les voitures sexy d’antan? Fiat n’en n’a plus, Lancia est atomisé, Alfa s’en sort mieux mais pas sexy
    Quel dommage

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