L’Atelier des Coteaux, Visite au Pays des Merveilles

Quand on m’a demandé “Il nous faudrait un point d’intérêt à visiter entre Paris et Lille”, je me suis dit qu’un détour serait le bienvenu. A Retromobile ou Epoqu’Auto on trouve souvent un stand de l’Atelier des Coteaux. Et comme à chaque fois il est garni de merveilles roulantes, il fallait voir ça !

Le cadre de ce déplacement, vous le verrez dans quelques mois, cela vous permettra d’ailleurs de découvrir les lieux en vidéo.

On entre dans le vif du sujet : l’immense espace restauration de l’Atelier des Coteaux

Sur place nous sommes accueillis par Oscar Lefebvre. C’est lui qui a fondé l’Atelier des Coteaux. Fils d’un agent Citroën et Panhard, c’est sur les populaires qu’il fait ses premières armes. Mais très vite il récupère une prestigieuse clientèle. Il accepte en effet de s’occuper d’autos dont personne ne veut. L’Atelier des Coteaux voit le jour dans les années 80 à Château-Thierry puis déménage à Blérancourt, toujours dans l’Aisne, dans les années 90. Leur réputation est alors faite, sur les modèles les plus prestigieux qui ne sont plus des occasions, mais des autos de collection.
Après un changement de local, toujours dans le même village, l’Atelier des Coteaux dispose de 6.000 m² pour restaurer des autos. Et quelles autos !

Chaque auto a “sa chambre”

On ne s’attarde pas dans les bureau, direction l’Atelier qui est juste derrière une porte vitrée. Cet immense hangar, certainement une ancienne usine, est un régal pour les amateurs de véhicules anciens. Dans la première allée une série de box accueille les projets. Entre le démontage et le départ de l’auto, ce sera son box. L’Atelier des Coteaux mène des restaurations complètes. En fait on peut presque appeler ça remise en état sortie d’usine tellement le travail est poussé..

Les autos visibles ici sont à différents stades. En fait tout est démonté. Tout est vérifié, tout ce qui doit être changé l’est. Un spécialiste est en train de remettre ses chromes à cette belle américaine. Les châssis et coques nues côtoient donc des box où il ne reste que le moteur et l’accastillage sur des étagères. La place manque car en plus des Jaguar et autre Austin Healey qui sont dans les boxs, Aston-Martin, Jaguar et Facel Vega sont également stationnées dans l’allée.

Déjà ce premier espace nous donne un aperçu de ce qu’on va voir ici. Et ce n’est pas fini.


La partie mécanique

En parallèle de cette première allée, une seconde accueille les ateliers de mécanique. Deux personnes sont en train de remettre un ensemble moteur-boîte sur un châssis de Jaguar Xk120. Une Facel Vega Facellia laisse apparaître son moteur Pont à Mousson, certainement tout juste révisé. Le moteur d’un 6 en ligne américain est démonté sur un établi. L’Atelier des Coteaux s’occupe ce jour là d’une Fiat 500. En fait elle est tellement petite qu’elle rentre à peine sur le pont ! Mais qu’on se rassure, ce n’est pas une simple 500. Au milieu de ces autos prestigieuses, on voit bien le sigle apparaître sous le carter de l’engin !

A côté de ces auto en pleine restauration d’autres attendent. Une Maserati Ghibili, superbe, une Talbot, une MG A, une Austin Healey 3000, une Alfa Romeo Giulietta Spider… et même une Jaguar Xk120 à carrosserie spéciale, fabriquée pour la Panamericana avec ses deux bossages d’aile accueillant des roues de secours.

L’atelier de carrosserie, patience et minutie

Le dernier espace est celui où les courbes et les couleurs reprennent vie. La partie carrosserie de l’Atelier des Coteaux fourmille. Ils sont 5 dans cet atelier, affectés à des taches bien différentes. Une caisse d’Alfa Romeo Giulietta SS est en cours de rénovation. Dans son cas on découpe, on forme, on soude. Une Delahaye 135 à carrosserie Abbey en alu est également en chantier, avec une Alfa Romeo 6C 2500 SS de 1947 et une Jaguar. Les carrosseries en cours sont nombreuses. Et il y a de la réserve, entre celles qui attendent devant la porte et les quelques carrosseries contre le mur. On a d’ailleurs retrouvé la Miura dont on avait vu le moteur dans un box !

La cabine de peinture est immense, le peintre pourra tourner autour de l’auto sans soucis, l’atelier est bien équipé et protégé. Il faut quand même éviter que les poussières aillent dans les autres parties de l’atelier.

A ce moment là on a fait un beau tour. Et c’est le moment que choisit Oscar Lefebvre pour se diriger vers une petite porte située entre deux box.

Un magasin de jouets pour grands enfants

On entre alors dans une pièce immense, avec des fenêtre rondes et faiblement éclairée par quelques lampadaires. C’est le showroom de l’Atelier des Coteaux. A vue d’œil ce sont une soixantaine d’autos qui sont ici.

La plupart est à vendre, d’autres sont en attente de soins, les clients nous en confient l’entretien à l’année.. Beaucoup sont français mais certains viennent de plus loin. On a des clients danois par exemple.

Dans la pièce on ne sait pas où regarder. Le long du mur qui donne sur l’atelier c’est une douzaine de Jaguar Type E qui est alignée. De superbes pièces, coupés et cabriolets, série 1 en 3,8 L et 4,2 L sans distinction. En face, ce sont des XK puisqu’on remarque des coupés, cabriolets et roadsters des séries 120, 140 et 150.

Mention particulière pour la grise, préparée pour Pekin-Paris, elle a reçu des réservoirs complémentaires mais les trains roulants d’origines ont été jugés suffisants. Même si elle ne s’est pas déplacée jusqu’en Chine au final, elle a depuis effectué un raid africain. Sans aucun soucis !


Tout au fond, on trouve une belle collection d’auto plus originales. Des Nash en nombre important côtoient notamment une Mercedes 600 Limousine en attente de restauration. En remontant l’allée parallèle à celle des Jaguar, on trouve des Austin-Healey, une magnifique Facel Vega FV3B… Ensuite une belle série d’Aston Martin. Dans différents états, on parcourt les époques, Dans différents états, on parcourt les époques, de la DB2 qui a vraiment besoin de soins aux DBS ou la Lagonda en superbe état en passant par une DB6 qui a besoin d’un coup de frais… Mais comme ici on refait tout…

Dernière partie, une grosse sélection d’italienne. Evidemment les Ferrari attirent les regards. Testarossa, Dino, 365 Daytona sont superbes. Deux Dino les encadrent. On ressort de cette pièce avec des étoiles dans les yeux. Un superbe endroit. Un vrai coffre à jouets !

Conclusion : l’Atelier des Coteaux est une référence tout simplement

On repart donc de l’Atelier des Coteaux avec le même ouah qu’on a fait en rentrant. On comprend pourquoi il y a d’aussi belles autos exposées sur leur stand en salon. Un endroit où on ne fait pas que vendre des sublimes autos. Ici on les restaure, mieux on redonne à ces autos leur lustre d’antan. Les autos peuvent paraître chères mais en fait ce sont des voitures anciennes neuves qu’on a sous les yeux !

Plus d’infos et les autos à vendre sur le site l’Atelier des Coteaux visible ici.





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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes

Passionné d’automobile ancienne, il a créé News d’Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.

Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu’elles sont un peu plus rapides !


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