Le Classic Meca Show le nouvel événement du Grand Ouest avait de l’ambition mais…

Sur le papier, tout semblait simple et facile. Mais organiser un événement de toute pièce par passion de la voiture ancienne, c’est comme une première fois en amour… D’abord, on l’idéalise, le moment venu on stresse, et pendant l’acte, il peut y avoir des ratés. Mais avec le recul, c’est un moment qui, même douloureux, permet de préparer l’avenir et reste souvent inoubliable ! C’est tout ce qu’on souhaite au Classic Meca Show.

L’objectif était donc simple : surfer sur l’inauguration du circuit SoloKart de Plessé pour organiser un événement ayant pour thème la voiture ancienne. Le programme était si alléchant que News d’Ancienne a choisi de soutenir le projet [article par ici et article par là]. Prévu dès le vendredi après-midi, le Classic Meca Show s’est tenu tout le week-end du 22 au 24 septembre 2017.

Point n’est donc besoin de s’éterniser sur le sujet. Le Classic Meca Show a été un flop… Voilà, c’est dit. Mais ne tirons pas sur l’ambulance, et quelle que soit son année-modèle : la critique est toujours trop facile ! Alors tirons le meilleur de cet événement et concentrons-nous sur les aspects positifs.

Les voitures présentes au Classic Meca Show

Là encore, c’est vrai, malgré certaines voitures plutôt bien cotées et un panel d’âges allant des années 30 aux youngtimers, il faut reconnaître que la fréquentation fut faible. En tout une bonne cinquantaine de véhicules a arpenté le terrain d’accueil le samedi et le dimanche. Pourtant, globalement, la diversité était là.

A l’honneur

Honneur aux ainées, la plus ancienne était donc une Peugeot 301, dont moins de 75.000 modèles ont été produits entre 1932 et 1936, parfaitement restaurée. Tous les chromes, les gravures, les cuirs et les boiseries. Jusqu’à la peinture, volontairement matifiée pour éviter une brillance excessive qui aurait juré sur une voiture de cette époque !

Une Mercedes 190 SL cabriolet blanche, modèle W121 B2 des années 50, intérieur cuir rouge, a également capté la lumière du soleil du samedi, en compagnie d’une 450 SLC des 70’s. Automobiles d’exception, tout comme la Volvo « de Simon Templar, dit le Saint », une P1800S. Son propriétaire a poussé le clin d’œil jusqu’au détail de la plaque d’immatriculation, avec ne bonhomme bâton auréolé. La belle était ici rouge, alors que celle de Roger Moore était blanche. Une autre Volvo l’accompagnait : un joli coupé P122S Amazon a fait également une apparition.

Quelques modèles remarquables

A côté de ces modèles assez exceptionnels, des modèles de plus grande diffusion ont été exposés. Citroën DS23 Injection Electronique, là encore superbement restaurée, en réussissant à conserver des clignotants, tours de phares chromés et autres accessoires d’origine, avec les défauts liés à leur âge. Rarement exposée, une Prélude EX Mk2, moteur 1,8 litres 12 soupapes 110 cv, premier modèle de prélude à phares escamotables, et précurseur de la Mk3 à 4 roues directionnelles, était en compagnie de deux coupés CRX. Pour rester dans les japonaises, une Celica 1600 ST Mk1, avec son profil de coupé 3 portes liftback rappelant les Mustang fastback Bullitt de 68, est restée tout le dimanche à se faire admirer, dans sa livrée jaune. En parlant de Mustang, un coupé 1967 est venu, accompagné d’autres américaines.

Allemandes et françaises

Parmi les constructeurs généralistes, côté allemand, Volkswagen était là avec Cox, Combi, Golf et une Scirocco GTX, largement mieux représenté que Opel, avec une très seule mais jolie Kadett B. Côté françaises, Renault a vu quant à lui exposer des véhicules de la Juva 4 utilitaire, à une 5 GT-Turbo, en passant par une R15 GTL à calandre 4 phares, une R12 Gordini, et sa trappe de réservoir d’essence sur l’aile arrière gauche, une Alpine A610. Une Estafette faisait le pendant français à son homologue d’outre-Rhin. Quant à Peugeot, mis à part la 301, le constructeur n’était que peu présent avec seulement deux 205, une GTI 1.6 de 1985 « entretenue mais jamais restaurée », avec ses 105 fidèles destriers, et une magnifique 1.3 Rallye, dont nombre d’entre elles ont justement permis à leurs heureux propriétaires privés de faire de vraies perfs en compétition, à moindre frais, dans les années 80/90.

Pour Matra et Simca enfin, sont venues une Murena 1600, deux Simca 1301 spécial et une Simca 1100 Break, mais c’est un modèle des sixties qui a retenu toute notre attention. Cette Simca 1000 de 1967 était présentée « dans son jus », avec réparation d’époque. Le skaï des banquettes était celui d’origine et l’atmosphère générale qui se dégageait de l’auto fleurait bon l’authenticité. Mais ceci fait l’objet d’un article spécifique, puisque cette SIMCA 1000 a été le Coup de Cœur News d’Anciennes sur le Classic Meca Show.

Cabrio et découvrables

Enfin, quelques cabriolets ont tombé la capote pour profiter du soleil exceptionnel du samedi, et intermittent du dimanche : Renault Super5 Belle-île, Buggy LM, Talbot Samba, Alfa Spider 2000, Caravelle 1100, Caterham et Westfield Super 7, Volkswagen Golf. Mais aussi une Austin Healey 100M, une 100 (pour 100 mph soit 160 km/h) aux performances améliorées grâce notamment à des carburateurs plus gros et une boîte à air modifiée, des suspensions rigidifiées et une prise d’air ajourée sur capot, pour l’essentiel.

Voilà donc pour l’exposition sur le Classic Meca Show. Mais ce n’est pas tout !

Circuit Solokart

Comme mentionné au début de l’article, l’idée de l’organisateur avait été de faire reposer l’événement sur l’inauguration de l’extension de piste Solokart de Plessé, marqué par la présence du Préfet. Cette piste, avec 1350 m de ruban de bitume de 8m de large supplémentaires, venant s’ajouter au tracé existant, devient ainsi la plus longue piste de kart privée en Europe soit au total 2200 m. Et en parallèle du Classic Meca Show, le Club Karting à Plessé avait organisé le « Trophée Donatien Corbillé » alternant les courses de Kart… et de Solex !

Les Solex

Si les courses de Kart ne sont pas la préoccupation première de News d’Anciennes, il n’en est pas de même de la course de Solex, atypique… Le simple fait d’évoquer cet illustre bicycle à traction avant en course endiablée, sur un circuit, ne manque pas de dessiner un sourire empreint de moquerie aux lèvres de chacun. On voit déjà les pilotes pédaler pour relancer l’antique deux-roues à chaque virage ! Et pourtant, dès les premiers tours de roues, après bien sûr, la course pour certains et le pédalage de départ pour d’autres, le sourire reste mais l’émotion sous-jacente évolue du tout au tout, jusqu’à générer de l’admiration pour ces fous furieux qui roulent pour certains à plus de 110 km/h ! Et dans les paddocks, le même professionnalisme que dans toute écurie de course domine, quelle que soit la catégorie, « origine », « origine amélioré », « promotion », « prototype », ou « super-proto ».

Voici quelques images de ces courses atypiques donc, mais réellement intéressantes. N’hésitez pas à aller voir ce type d’épreuves si elles se déroulent près de chez vous !

Pour conclure, le Classic Meca Show est un essai raté certes, mais comme dans toute aventure, il y a de bons moments dont il faut se souvenir, et il y aura des leçons à tirer et des bilans à faire pour que la prochaine édition soit la réussite attendue. Dans tous les cas, il convient de saluer le courage de cet essai et souhaiter bon vent dans l’aventure à venir!

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Fabien

Un lion et un cheval cabré m’ont fait aimer les voitures de mon enfance… Un livre, «La maîtresse d’acier» de Pierre Coutras, et des légendes, Fangio-Moss-Hawthorn, m’ont conduit à me passionner pour des bolides plus ancien.

A mon tour de partager avec vous.


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