Une auto : une histoire, la Tracta Type 4 GéPhi de la vente Osenat.

Dans le cadre de sa vente du 18 juin, après la Bugatti que je vous ai présenté ici, la maison Osenat nous propose une seconde voiture possédant, elle aussi, une histoire pas banale. C’est fois, c’est une pure sportive, une Tracta Type 4 dite “GePhi” de 1926, qui participa a deux reprise a la mythique épreuve des 24H du Mans, et le seule rescapée d’une série de 3 autos.

La Tracta est l’œuvre de Jean Albert Grégoire, un ingénieur français qui fut l’un des pionniers de la Traction avant ainsi que de l’utilisation de l’aluminium dans la conception automobile. Avec son associé Pierre Fénaille, ils fondent, dans leur garage de Versailles, la société des automobiles Tracta. En 1926, ils construisent la Tracta “GéPhy” en vue de participer à l’épreuve reine qu’est déjà les 24H du Mans. Leurs autos sont des tractions avant, dont le système de joints homocinétique fut repris par Citroën pour sa célèbre berline.

Les voitures construites par le duo, on la particularité d’être très basses, plus basses même qu’une Bugatti existante à cette époque. Du coup elle tiennent mieux la route, du fait de la traction avant et de leur centre gravité très bas. Une barquette avant l’heure ? La ligne de l’auto est très pure, les roues avant sont pas encombré de freins, ceux-ci se trouvant sur le différentiel.

La voiture est construite autour d’un châssis aux longerons en forme de U. Le bloc moteur est de la marque SCAP, d’une cylindré de 1100CC, développant 55CV. Ce dernier est monté à l’envers pour l’accoupler au pont avant. Le poids exact de la voiture nous est inconnus mais tournerait autour des 700Kg à vide.
Avec son long capot et son poids plume, la barquette dépassait les 140KM/H ! Cette voiture fut engagée au Mans, une première fois en 1928, sous le N°31 ou elle terminât 16ème. Elle faisait partie d’une série de trois, qui toutes terminèrent la terrible épreuve. Pour l’édition de 1929, ce ne sont pas moins de quatre Tracta qui seront au départ, la nôtre portant le N°25 et finira 15ème de l’épreuve, les trois autres finirent aussi. En 1930, deux autres voitures prirent encore le départ et furent, et ensuite revendues à des amateurs pour courir dans les années suivantes.



La Tracta du vendeur, Jacques Liscourt, possède bien son châssis d’origine, son essieux arrière tubulaire et toutes les autres parties de la carrosserie. Le moteur SCAP et le reste de la mécanique correspondent en tous points à la voiture d’origine. Jacques Liscourt, a acheté cette auto en 1958, qu’il trouva abandonné dehors par son précédent propriétaire qui ne pouvait plus payer le garage pour la mettre à l’abri.

L’immatriculation reste inchangée depuis cette date. La voiture est en parfait état, et n’ayant jamais été restaurée, elle possède un jus sublime. Son propriétaire l’a garée pendant plus de cinquante ans dans sa salle de billard, pour pouvoir l’admiré tout en jouant. Une petite remise en route serait nécessaire si vous pensiez participer au Mans Classic 2018, ou bien entendu elle est plus qu’éligible. C’est assurément un monument du sport automobile mais aussi du savoir-faire Français en matière de mécanique. Ce lot N°58 est proposé entre 500 000 et 700 000 euros, le prix d’une auto unique au pedigree sportif hors normes.

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bertrand
photographe/reporter

rédacteur et photographe à news d’anciennes.

Passionné d’histoire et de véhicules anciens, il rejoint la rédaction de news d’anciennes en 2015. Armé de son fidèle Nikon, il écume les rasso et salons pour vous les faire découvrir.


3 commentaires sur “Une auto : une histoire, la Tracta Type 4 GéPhi de la vente Osenat.”

  1. Beaucoup pourtant émettent des doutes sur la participation mancelle de cette auto. On peut remarquer qu’aucun photo ne nous a montré les support de scellées ou des frappes des commissaires techniques de l’ACO, aucun éclairage latéral à droite de la carrosserie (les chronométreurs pointaient chaque tour des autos visuellement et même la nuit, d’où les éclairages latéraux à droite). Bien sûr que je n’ai pas vu l’auto, mais je ne vois aucun détails qui laisse à penser qu’elle a fait le Mans. . .

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