Top Gear UK Saison 24 : back to basics

Après le fiasco critique de l’année dernière, Top Gear UK revient dans une nouvelle mouture. Fini les 6 présentateurs et le rallycross, c’est le retour aux sources, avec trois présentateurs et le circuit classique. C’est parti pour un tour d’horizon du premier épisode de Top Gear UK saison 24.

Pour cette nouvelle saison, ce sont donc Matt LeBlanc, Rory Reid et Chris Harris qui sont aux commandes. Exit le sémillant Chris Evans qui me donnait mal au crane à courir partout et hurler en permanence, c’est un ouf de soulagement. Le studio a été complètement refait à neuf, et le décor est résolument moderne.
On est loin du hangar plus ou moins aménagé, au gré des saisons précédentes. Ces trois larrons étaient ceux qui me semblaient le mieux fonctionner ensemble l’année dernière, j’en suis donc heureux. Et je dois avouer que ce premier épisode, à défaut de me donner raison (ne poussons pas quand même), montre que c’est un véritable trio en devenir, certes un peu crispé avec le script comme peuvent l’être nos français adulés/honnis, mais assurément, les mecs s’entendent bien et ça se voit.

La nouvelle équipe, réduite, de Top Gear UK, avec de gauche à droite : Chris Harris, Matt LeBlanc et Rory Reid (et en arrière-plan, le Stig qu’on ne présente plus)

Chose assez intéressante, du moins avec ce premier épisode, les cartes sont plutôt brouillées en ce qui concerne le rôle de chacun de nos trois protagonistes de Top Gear UK Saison 24. Matt LeBlanc est incontestablement le présentateur principal, tel Jeremey Clarkson. Pourtant, celui qui passe son temps en travers ou à donner des leçons de conduite inapplicables est Chris Harris. Rory Reid endosse le rôle de James May, alias Captain Slow, du fait de son choix de véhicule au Kazakhstan. C’est toutefois Chris Harris qui nous inonde d’informations sur le pays, ou pire, qui nous livre une analyse plan par plan de films, pointant les faux raccords automobiles, pendant un segment studio.
Bref, cela ne ressemble ni au trio original, ni à la version présentateur-pilote-geek dont on a l’habitude ailleurs, et c’est assez rafraîchissant.

Côté visuel, là aussi, il y a du progrès. Même si d’un certain point de vue, on s’éloigne un peu de ce à quoi Top Gear UK nous avait habitué ces 15 dernières années, la réalisation est toujours au niveau. Certains filtres ont été changés, histoire de montrer que le cordon a enfin été coupé avec le passé, et je ne vais pas m’en plaindre. Certes nous ne sommes pas encore au niveau du rouleau compresseur The Grand Tour question budget et moyens mis en place à la réalisation, mais pour une émission produite par une chaîne publique (imaginez une émission de ce genre sur France Television, la folie hein ?), ils ont quand même sorti l’artillerie lourde.

Coté circuit, Top Gear UK saison 24 revient au circuit d’origine, dessiné avec le concours de Lotus. Finie la Mini donc, finie également la voiture petit budget. La reasonnably priced car est devenue reasonnably fast car. C’est avec une Toyota GT86 que la célébrité hebdomadaire (exit aussi la deuxième star) devra réaliser le meilleur temps. James McAvoy (qu’on a vu dans les derniers X-Men entre autres) étrenne cette formule, et il faut dire que sur le mouillé, il nous a offert de belles figures, jusqu’à présent inédites sur ce segment de l’émission.

Enfin, côté bagnoles, la saison commence fort. Un essai de la Ferrari FXXK sur le circuit de Daytona, excusez du peu, et un road trip au Kazakhstan, au volant de voitures ayant dépassé la distance Terre-Lune… aller-retour ! Elles subiront tous les derniers outrages qui leurs sont dus, pour notre plus grand plaisir. Mention spéciale à la chanson Looking for Freedom de David Hasselhoff, comme si le martyr ne pouvait pas être uniquement mécanique !

En résumé, Top Gear ayant survécu à une saison 23 impossible à réussir quelle que soit la démarche entreprise. On se retrouve devant un Top Gear UK saison 24 complètement décomplexé, qui ne fait plus référence à son passé et se forge son identité propre, à l’instar de ses adaptations sur d’autres marchés.
Affaire à suivre, mais je vous le dis, ces trois-là, ce sont mes poulains et je suis confiant pour leur avenir. Comme vous vous en doutez, je vais rester assidu devant mon poste de télé pour les 7 semaines à venir.

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Pierre
Rédacteur à News d'Anciennes

Tombé dans la marmite automobile quand il était petit, il a rejoint l’équipe de News d’Anciennes en 2015. Expatrié en Angleterre depuis Mai 2016, il nous partage les évènements de là-bas.

En dehors de ça, il partage une bonne partie de son temps sur la route entre une Opel Ascona et une Mazda RX-8.


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