Histoire de moteurs : le Cléon Fonte

Le moteur cléon ou cléon fonte doit son nom à ses deux particularités : il est en fonte et fabriqué dans l’usine normande de Renault, à Cléon (ville située sur la seine au sud de Rouen, à quelques kilomètres du circuit de Rouen les Essarts).

Ce moteur marque l’entrée de Renault dans les moteurs modernes. La Régie abandonne ainsi ses moteurs 3 paliers pour les moteurs 5 paliers, moins vibrants et prenant plus de tours. Il se démarque alors des moteurs de Dauphine en ajoutant en plus un filtre à huile ainsi qu’une distribution par chaîne plutôt que la pignonnerie déjà présente.

Il en existe au total 5 versions :

La première à apparaître est d’abord montée sur la Floride. Avec un alésage de 65 et une course de 72 le 956 cm3 se montera sur les R5 TL, les R8, la Caravelle, la R5 C/TC/GTC et la R4 jusqu’en 1990. Sa puissance restera modeste malgré tout, se situant toujours entre 41 et 44ch.

La seconde version va se monter sur une plage de temps encore plus large. Avec un alésage porté à 70mm, et une course restant à 72mm il passe à 1108 cm3. Il sera monté de 1962 sur les fameuses estafettes jusqu’à 1996 sur la Clio. Entre temps on l’aura retrouvé sur les R5 TL/GTL, les Caravelle, la R8, la R10, la R9 GTL, la R5, les R9 et R11 C/TC/GTC/TCE, l’Express la R4 GTL et sur la première Berlinette A110 1100.
Sa puissance varie donc du simple au double avec 34 ch sur la mythique 4L jusqu’à 60ch environ sur l’Alpine.

La troisième version est la moins diffusée. Elle a en effet été montée sur les Alpine 1300 et les R8 Gordini. Pour ce faire, l’alésage augmente légèrement à 74,5mm sans changement de course. La cylindrée passe à 1255 cm3. Il est monté sur ces voitures entre 1967 et 1971. La puissance est plus grande que sur la plupart des moteurs cléon, avec environ 80ch (merci à la culasse hemi-spherique du sorcier Amédée Gordini).

En 1969 apparaît une nouvelle déclinaison. L’alésage repasse à 73mm mais la course est portée à 77mm. Le moteur cube donc 1289 cm3. Il apparaît sur les R12 TL et R10 et sera utilisé jusqu’en 1985 sur les R5 GTL. Entre temps il aura motorisé des estafettes, les R15 TL et GTL ainsi que l’Alpine 1300 (après l’arrêt du 1255). Sa puissance s’étale entre 34 ch sur l’Estafette jusqu’à 81ch sur l’Alpine.

Enfin en 1978 apparaît la dernière version, la plus grosse. Le 1397cm3 porte l’alésage à 16mm, la course restant à 77mm. Il apparaît sur la R18 et sera monté sur les R5 Alpine, les R21, les R9 et R11, le Trafic, la Fuego et surtout sur le monstre R5 Turbo. Enfin il sera monté jusqu’en 1994 sur la R19. Sa puissance s’étale de 58ch jusqu’aux sommets de 160ch de la R5 Turbo.

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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