Modèles à la une : Peugeot 404

SONY DSCElle est restée pas moins de 19 ans au catalogue Peugeot et à l’époque a apporté une innovation dans le paysage automobile français, ce fut la première voiture d’un constructeur hexagonal à apporter un moteur à injection.

Sortie en 1960 elle est dessinée par le grand Pininfarina, ce qui lui offre au final des lignes classiques pour l’époque (ses concurrentes sont aussi dessinées par le carrossier italien) allié avec un classicisme technique propre à Peugeot. Moteur avant, propulsion, pont arrière rigide et passage de vitesses au volant. Au final seule l’adoption de ressorts hélicoïdaux en lieu et place des ressorts à lame démarquent la nouvelle venue de ses grandes sœurs 203 et 403.

La voiture est au départ lancée avec un moteur 1618 cm³, 3 paliers qui développe 72ch. La voiture n’est disponible qu’en un seul modèle, « Grand Tourisme » avec toit ouvrant, intérieur tissu et les jantes peintes de la couleur de la carrosserie.

Peugeot 404 3L’année suivante apparaît le modèle « Super Luxe », les entourages de phares sont chromés, les garnitures intérieures sont en cuir et un accoudoir est présent. Extérieurement ce modèle reçoit de plus grands enjoliveurs.

En 1962 le freinage de la Peugeot 404, cible des critiques depuis l’apparition de l’auto est renforcé, mais surtout un nouveau modèle apparaît, le cabriolet. Il est également dessiné par Pininfarina, mais cette fois-ci c’est bien à Turin qu’il est assemblé. De plus, il peut aussi recevoir un moteur à injection Kugelfisher !

Peugeot 404 12En 1963, la « Super Luxe » adopte l’injection elle aussi. Les suspensions gagnent en flexibilité et le train avant reçoit une barre anti-roulis. C’est cette année là que le coupé rejoint le cabriolet au catalogue, mais aussi les version longues, commerciales et familliales.

Pour 1964, le moteur à injection et celui à carburation adoptent un nouveau moteur. Directement dérivé du précédent il passe à 5 paliers. Des enjoliveurs de roue à 6 alvéoles apparaissent sur les super luxe, les coupés et les cabriolets. Enfin des butoirs en caoutchouc garnissent les pare-chocs. Cette année là apparaît aussi le modèle diesel dont la motorisation change déjà en cours d’année.

C’est le moteur diesel qui met en lumière la 404 en 1965. Un prototype profilé équipé de ce moteur va battre successivement le record des 5000km puis des 10000km sur l’anneau de Montlhéry. Les moteurs essences évoluent aussi, passant à 96ch pour la version injection et 76ch pour la version carbu. Les freins sont renforcés avec le dispositif « Thermostable » basé sur un système à dépression appelé Hydrovac, tout ça en option. Extérieurement, les jantes ajourées passent de 6 à 8 alvéoles.

En 1966, ZF fournit à Peugeot une boîte 5 automatique. Les clignotants bicolores des coupés et cabriolets apparaissent sur le reste des modèles. Enfin les compensateurs de freinage sont livrés en série sur tous les modèles essence.

Peugeot 404 Coupé 21967 voit l’arrivée d’un nouveau moteur à carburation qui passe à 80ch. Beaucoup d’évolutions se passent dans l’habitacle qui voit l’arrivée d’un compteur supplémentaire. Enfin sur les coupé et cabriolets, deux longues portée sont intégrés à la calandre.

En 1968 apparaissent les freins à disque, et un nouveau modèle économique, la 404-8, reprenant le moteur de la 403. Une nouvelle boîte de vitesse apparaît avec un nouveau pommeau au levier. C’est la dernière année que sont produites les 404 Injection.

En effet en 1969 Peugeot lance la 504 et lui réserve les blocs à Injection. Tous les modèles reçoivent les freins à disque, la Super Luxe vit sa dernière année au catalogue, tandis que les cabriolets et coupés disparaissent.

A partir de 1970, la voiture subît de timides évolutions. Un nouveau moteur apparaît, moins puissant car de cylindrée plus réduite. Bientôt la 404-8 disparaît ne laissant que la Grand Tourisme au catalogue. Enfin en 1974, à la toute fin, le Lion apparaît sur la calandre au lieu de l’écusson.

Peugeot 404 6En 1975, Peugeot arrête la production des Berlines. Seule la commerciale reste au catalogue jusque 1979. Au Kenya, la production totale ne cessera qu’en 1989.

Ce sont au final 2.885.377 exemplaires qui sont sortis des chaînes. Certains ont brillé en rallye, on note ainsi au palmarès de la voiture 4 victoires à l’East African Rallye au Kenya en 1963, 1966, 1967 et 1968. A l’Ouganda Rallye la Peugeot l’emportera en 1963 et 1964. En 1964 et 1967 elle gagne les 1000 miles du Tanganyka, et enfin le rallye d’Argentine en 1963 et 1965.

Sources : Wikipedia et le Club 404. Photos : Sasha Hoffman, Anciennes Autos d’Achy et Thesupermat.

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

3 commentaires sur “Modèles à la une : Peugeot 404”

  1. dans le film « l’ age ingrat » avec Gabin et Fernandel, chacun des protagonistes vente les merites de ça voiture tout en critiquant celle de l’autre : une 404 et une DS: les deux grandes concurrentes des 60’s

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