La Peugeot 404, populaire classique ET innovante !

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La Peugeot 404, populaire classique ET innovante !
Benjaminhttps://newsdanciennes.com
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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La Peugeot 404 est restée 19 ans au catalogue de la marque au lion. Belle performance ! Et cette auto qu’on pourrait croire classique a été en fait une populaire innovante. On revient sur son histoire.

La genèse de la Peugeot 404

Peugeot et le classicisme de l’après-guerre, l’éternel. Celui qui fait construire une voiture de moyenne gamme, fiable, robuste, prête à tous les défis… sans trop s’éloigner de l’auto précédente.

Les deux précédentes, ce sont les 03, la Peugeot 203 d’abord, puis la Peugeot 403. Toutes deux embarquent un 4 cylindre identique, sont des autos de bonne taille et se font une bonne réputation. Quand la 403 sort, elle complète sa devancière qui reste au catalogue. Problème, en même temps qu’on propose la 403, voulue comme une berline routière plus moderne qu’une Traction (par exemple), la marque aux chevrons propose justement sa toute nouvelle DS… qui ringardise la sochalienne. Pour autant la clientèle visée n’est pas la même… mais chez Peugeot on doit réagir.

Les premières études de la future auto sont faites juste après l’arrivée de la 403. On veut damer le pion de la DS avec un moteur V8 français que seule la Vedette propose et que les américains adorent… sauf que la crise de Suez passe par là et rebat les cartes.

On se contentera du coup d’un 4 cylindres, dérivé de celui des 203 et 403 mais de plus grosse cylindrée : 1618 cm³. Cela lui permet d’atteindre les 72 ch. Petite particularité : il sera incliné de 45° sur le côté pour être moins haut. Sinon on garde les grands principes techniques des 203 et 403 avec moteur longitudinal, vitesses au volant et propulsion. Seule (grosse) différence technique, on abandonne les suspensions à lames pour des ressorts hélicoïdaux.

Côté ligne, la 403 a été dessinée avec Pininfarina et on recommence pour la nouvelle auto. Pour autant le style est beaucoup moins personnel puisque l’italien décline pour la Peugeot une étude qui donnera également les Fiat 1800 et 2100 et l’Austin Cambridge A55.

Néanmoins on apporte suffisamment de changements pour que la nouvelle auto ait sa propre personnalité.

La Peugeot 404 débarque

Son nom est logique : la nouvelle auto prend le relai de la 403 et sera donc la 404. Si la modernité est limitée, elle met tout de même fin à la carrière, de 12 ans, de la 203. Si l’étude de la nouvelle auto a été précipitée, elle arrive cependant au bon moment.

Les premières Peugeot 404 sortent des chaines le 10 Mai 1960. Elle n’est disponible qu’en un seul modèle, « Grand Tourisme » avec toit ouvrant, intérieur tissu et les jantes peintes de la couleur de la carrosserie.

De nombreuses évolutions

Dès 1961, les évolutions commencent. Le modèle « Super Luxe » appraraît, les entourages de phares sont chromés, les garnitures intérieures sont en cuir et un accoudoir est présent. Extérieurement ce modèle reçoit de plus grands enjoliveurs. Dès cette deuxième année de production on atteint les 115.000 ventes !

En 1962 le freinage de la Peugeot 404, cible des critiques depuis l’apparition de l’auto est renforcé.

Mais surtout la gamme s’élargit avec l’arrivée du cabriolet. Il est également dessiné par Pininfarina, mais cette fois-ci c’est bien à Turin qu’il est assemblé. De plus, il peut aussi recevoir un moteur à injection Kugelfisher ! C’est une petite révolution puisque la 404 devient la première auto de série à recevoir l’injection, en France du moins.

En Octobre 1962, pour l’année modèle 1963, la « Super Luxe » adopte l’injection elle aussi. Les suspensions gagnent en flexibilité et le train avant reçoit une barre anti-roulis.

Le coupé fait également son apparition. Belle nouveauté puisque si la 203 en comptait un dans sa gamme, la 403 a fait l’impasse. Cette fois le style peut faire penser à bien cossu : les Ferrari 250 GT, carrément !

Ce n’est pas tout puisque les versions longue font leur arrivée au catalogue. Ce sont des vraies versions longues : l’empattement gagne 19 cm ! On retrouve une familiale qui compte 7 ou 8 places selon le nombre de banquettes et une commerciale plus dépouillée avec 4 ou 5 place. Cette dernière embarque d’ailleurs le 1468 cm³ de la 403 et ses 60 canassons.

Pour 1964, le moteur change (sauf sur la commerciale). Directement dérivé du précédent il passe à 5 paliers, sur les carburation comme les injections.

Des enjoliveurs de roue à 6 alvéoles apparaissent sur les super luxe, les coupés et les cabriolets. Enfin des butoirs en caoutchouc garnissent les pare-chocs.

Parenthèse “mazout”

Cette année là apparaît aussi le modèle diesel dont la motorisation change déjà en cours d’année. D’abord plafonné à 48ch avec un 1.8, le 1.9 litre développe 55 ch. Ce sera un modèle très apprécié des taxis.

C’est le moteur diesel qui met en lumière la 404 en 1965. Un prototype profilé équipé de ce moteur va battre successivement le record des 5000km puis des 10000km sur l’anneau de Montlhéry. On en parle plus en détail ici :

La Peugeot 404, populaire classique ET innovante !

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Lire notre article :
La Peugeot 404 Diesel des Records

Retour aux évolutions

Du côté des autres évolutions, en 1965 les moteurs essences passent à 96ch pour la version injection et 76ch pour la version carbu. Les freins sont renforcés avec le dispositif « Thermostable » basé sur un système à dépression appelé Hydrovac, tout ça en option. Extérieurement, les jantes ajourées passent de 6 à 8 alvéoles.

En 1966, ZF fournit à Peugeot une boîte 5 automatique. Les clignotants bicolores des coupés et cabriolets apparaissent sur le reste des modèles. Enfin les compensateurs de freinage sont livrés en série sur tous les modèles essence.

1967 voit l’arrivée d’un nouveau moteur à carburateur qui passe à 80ch. Beaucoup d’évolutions se passent dans l’habitacle qui voit l’arrivée d’un compteur supplémentaire. Sur les Peugeot 404 coupé et cabriolet, deux longues portée sont intégrés à la calandre.

En Juillet 1967 on présente la Peugeot 404 camionnette bâchée : le pick-up. Il prend le relai de la 403 à même carrosserie en étant basé sur les versions longues. Son assemblage ne se fait pas entièrement à Sochaux puisque la partie arrière est ajoutée chez Chausson à Gennevilliers.

En 1968 apparaissent les freins à disque, et un nouveau modèle économique, la 404-8, reprenant le moteur de la 403 qui disparaît du catalogue. Proposer une auto plus petite avec le moteur de la devancière n’est pas une idée nouvelle, Peugeot l’a déjà fait avec sa 403-7. Une nouvelle boîte de vitesse apparaît avec un nouveau pommeau au levier.

La 404 cohabite avec sa grande soeur

En 1969 débarque la grande sœur, la 504. Pour ne pas lui faire de l’ombre, les versions à Injection de la 404 sortent du catalogue.

La Peugeot 404, populaire classique ET innovante !

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Lire notre article :
Peugeot 504, l’aboutissement d’une lignée

Sur la Peugeot 404, tous les modèles reçoivent les freins à disque, la Super Luxe vit sa dernière année au catalogue, tandis que les cabriolets et coupés disparaissent, laissant également la place nette aux 504.

À partir de 1970, la voiture subît de timides évolutions. Un nouveau moteur apparaît, moins puissant car de cylindrée plus réduite. Bientôt la 404-8 disparaît ne laissant que la Grand Tourisme au catalogue. Enfin en 1974, à la toute fin, le Lion apparaît sur la calandre au lieu de l’écusson.

En 1975, Peugeot arrête la production des Berlines. Seule la commerciale reste au catalogue jusque 1979. Au Kenya, la production ne s’y arrêtera qu’en 1989.

Ce sont au final 2.885.377 exemplaires qui sont sortis des chaînes. Les versions cabriolet et coupé représentent respectivement 10.388 et 6.837 exemplaires, les versions longues sont 393.732 mais surtout on compte 799.022 pick-up !

On notera aussi que certains ont brillé en rallye, on note ainsi au palmarès de la voiture 4 victoires à l’East African Rallye au Kenya en 1963, 1966, 1967 et 1968. À l’Ouganda Rallye la Peugeot l’emportera en 1963 et 1964. En 1964 et 1967 elle gagne les 1000 miles du Tanganyka, et enfin le rallye d’Argentine en 1963 et 1965.

La Peugeot 404 de nos jours

La 404 reste très visible sur les différents rassemblements de voitures anciennes. Les versions berlines surtout. Les break sont rares, et les coupés et cabriolets sont très recherchés… et encore plus rares !

La cote de l’auto reste cependant raisonnable et ce sera une parfaite populaire pour vous emmener à l’autre bout de la France, et en famille !

Et puis on termine en vous renvoyant à noq essai. La berline que nous avons essayé était dans son jus et c’est par ici :

Pour ce qui de la version break, le jus était meilleur !

Photos additionnelles : Peugeot Presse

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5 Commentaires

  1. dans le film “l’ age ingrat” avec Gabin et Fernandel, chacun des protagonistes vente les merites de ça voiture tout en critiquant celle de l’autre : une 404 et une DS: les deux grandes concurrentes des 60’s

  2. Bande de cons incapable de développer un sujet complet sur une voiture précise on comprend mieux pourquoi nos entreprises secasse la geulle

    • Bonjour.
      Pas de risque pour une entreprise, nous n’en sommes pas une.
      Sinon, cet article est ancien, jamais révisé et donc fait avec des connaissances limitées et peu d’illustrations en reserve.
      Par contre je comprend pourquoi les français ont une réputation de (cons) râleurs. Il est vrai qu’il est plus facile d’insulter que de donner des conseils pour améliorer.

  3. Pas de souci, JP Chantberto faisait sa propre présentation, avec cependant moult fautes d’ orthographe ridicules. ( 4 en deux lignes, c ‘est un record ! )

  4. Mais non, ce brave JPChanberto faisait son propre éloge, non sans semer moult fautes d’ orthographe ! 4 sur deux lignes , c’ est un champion ! ! !

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