Deux ventes aux enchères pour RM Auctions à Monaco

On vous a déjà parlé de la vente de Bonhams qui aura lieu à Monaco pendant le Grand Prix de Monaco Historique. Au tour des deux catalogues de RM Auctions à Monaco d’être détaillés.

RM Auction à Monaco, ça va être gros. Au menu, deux ventes aux enchères distinctes.

Première vente : the Quattroruote Collection

La Quattroruote Collection sera une des attractions de RM Auctions à Monaco. Son nom vient du magazine italien, traduit en « quatre roues » fondé par Gianni Mazzocchi en 1956. Avec le succès de ce magazine, il a acquis une belle collection d’automobiles.

On ne va pas vous détailler les 42 lots mais on vous présente les plus beaux, et les plus chers forcément. A savoir aussi, aucune n’a de prix de réserve !

Tout en haut du classement des estimations, on trouve une Bugatti Type 57 Cabriolet de 1939 carrossée par Gangloff, dans la collection depuis 1964. La voiture a été exposée à Genève en 1939 et fut utilisée comme démonstrateur par Jean-Pierre Wimille. Elle est estimée entre 500.000 et 600.000 €.

Suit une autre française des grandes années, une Hispano-Suiza H6B Coupé Limousine de 1930 carrossée par Linder. Si elle n’a rien de notable de plus que ce pedigree d’exception, son prix est néanmoins estimé entre 220 et 280.000 € !

Troisième estimation, une Lancia Lambda première série en Torpédo, de 1922. Très rare, elle est une des plus anciennes Lambda de première série connue. Son prix devrait se situer entre 160.000 et 220.000 €.

Pour le reste de la collection, on vous invite à voir sur le site de RM Auctions en cliquant ici.

RM Auctions à Monaco c’est 15 millionnaires potentielles !

Un catalogue de très, très haut niveau. On est là parmi les plus beaux catalogues vus cette année en Europe ! 15 Millionnaires potentielles dont une voiture très très haut.

C’est une Ferrari 275 GTS/4 NART de 1968. La voiture est une des seules dix Ferrrari 275 GTS/4 NART construites, et elle est encore plus rare puisque c’est la seule vendue neuve en Europe ! Forcément proposée dans un superbe état et avec un historique limpide, elle est estimée entre 19 et 23 millions d’euros !

Loin derrière, deux autos de course. La première est une Ferrari 340 America Barchetta, de 1951, carrossée par Touring. Ancienne pensionnaire du Mas du Clos, la voiture est dans un superbe état, matching number, et éligible à de nombreuses courses. Elle a par ailleurs courue les 24h du Mans en 1951 et 1952. Elle est estimée entre 7.5 et 9 millions d’euros.
La seconde est plus particulière. La Porsche 911 GT1 a été construite en tant que voiture de route pour l’homologation. Celle-ci est une ancienne voiture de course, ayant notamment participé aux 24h de Daytona, mais elle a ensuite été transformée pour une utilisation routière ! Son estimation est comprise entre 2.7 et 3 millions d’euros.

Pour faire écho à la reine de la vente, on trouve ensuite trois Ferrari cabriolet.
La première, une Ferrari 365 GTS/4 Daytona Spider de 1972, une des 18 voitures en conduite à gauche construites pour l’Europe, estimée entre 2.4 et 2.8 millions d’euros.
La deuxième est une Ferrari 330 GTS de 1967, carrossée par Pininfarina, restaurée en configuration d’origine, et surtout l’une des 99 de ce type. Elle est estimée entre 2.1 et 2.4 millions d’euros.
La troisième est une autre Ferrari 275, une GTS de 1966, elle aussi carrossée par Pininfarina et proposant un intérieur et une peinture d’origine. Son prix devrait se situer entre 1.65 et 1.85 millions d’euros.

Dans les autres millionnaires :

  • La seule Tucker 48, de 1948 donc, présente en Europe, estimée entre 1.35 et 1.85 millions d’euros
  • Une Ferrari 250 GT/L Berlinetta Lusso de 1964, superbe auto estimée entre 1.55 et 1.8 millions d’euros
  • Une Peugeot 908 HDi FAP de 2008, déjà passée par RM Auctions aux Invalides en 2014, estimée entre 1.2 et 1.6 millions d’euros
  • Une Ferrari 212 Inter Cabriolet de 1952 à carrosserie Vignale, estimée entre 1.25 et 1.5 millions d’euros
  • La traditionnelle Mercedes 300 SL, comme dans toutes les ventes, estimée entre 1.1 et 1.3 millions d’euros
  • Une Porsche 959 Komfort de série II, estimée entre 900.000 et 1.25 millions d’euros
  • Une Alfa Romeo Giulia TZ de 1965, avec un beau palmarès, estimée entre 950.000 et 1.2 millions d’euros
  • Une Alfa Romeo 6C 1750 Gran Sport Spider de 1930, avec trois participations aux Mille Miglia, estimée entre 900.000 et 1.2 millions d’euros
  • Une Ferrari 599 GTO de 2011, estimée entre 700.000 et 1 millions d’euros

Enfin, une française, la Citroën Traction 15/6 de Mme Michelin, la plus célèbre et la première des 4 voitures construites, estimée entre 650.000 et 1.1 million.

En dehors des millionnaires, le catalogue est plutôt intéressant. On trouve ainsi de nombreuses autos de course mais aussi des autos de grande classe :

  • une Peugeot 250 T16, de compétition, pas une version route, qui a notamment gagné le Monté Carlo et la Suède en 1985, estimée entre 600.000 et 800.000 €
  • la première F1 de Niki Lauda, une March 711 de 1971 avec une deuxième place à Monaco comme meilleur résultat. L’estimation est entre 550.000 et 650.000 €
  • une Alfa Romeo 1900C Sprint Supergioiello de 1953, une des trois seules connues, avec un beau palmarès de course, dont le Monté Carlo 1955, estimé entre 490.000 et 580.000 €
  • une Lancia 037 Stradale, la version d’homologation de la Lancia 037 Rally, estimée entre 335.000 et 355.000 €
  • une Renault 5 Turbo Group 4, la voiture championne de France des rallyes 1982, estimée entre 250.000 et 350.000 €
  • une Alpine-Renault A110 1800 Group 4 de 1974, une belle voiture mais dont la restauration fait débat avec quelques incohérences, pour une estimation située entre 240.000 et 280.000 €
  • une des 21 Chevron B36 construites, totalement restaurée, estimée entre 190.000 et 230.000 €

L’ensemble du catalogue de cette vente RM Auctions à Monaco est visible ici.

Photos : RM Auctions Sotheby’s

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