Traversée de Nantes 2025 : on y tient… et elle tient bon

Publié le par Marc

Traversée de Nantes 2025 : on y tient… et elle tient bon

Le 28 Septembre dernier, l’Asso Collection Passion Nantes, organisait la Traversée de Nantes 2025, 15e du nom. Le succès est toujours au rendez-vous avec pas moins de 240 voitures et 40 deux roues inscrites. C’était pour Collection Passion Nantes, une nouvelle occasion pour valoriser le patrimoine des véhicules anciens de la région et par là même, de mettre en lumière la Citroën DS qui fête ses 70 ans.

Désormais, on ne peut plus pénétrer en cœur de Ville, comme à une certaine période, et de ce fait on ne peut plus traverser la Ville… Toutefois, Collection Passion Nantes persiste à faire perdurer sa Traversée de Nantes pour la bonne et simple raison, que cet évènement Nantais reste toujours aussi prisé par les passionnés et collectionneurs d’anciennes du 44. Aujourd’hui, les parcours Sud/Nord, voire Nord/Sud ne sont plus acceptés…

Les cortèges d’anciennes se contentent notamment de la périphérie Nantaise avec quelques incursions proches du cœur de Ville… Trentemoult, l’Ile de Nantes, sans trop s’éloigner de La Loire, Le Pont Éric Tabarly et la périphérie Sud, Vertou, Rezé, et Les Sorinières…

On y tient à cette Traversée de Nantes

Indisponible à ce rendez-vous annuel, j’ai toujours à cœur de parler de la Traversée de Nantes, et grâce aux photos d’Emmanuel, on aura une idée de la présence et de la variété des anciennes venues pour la circonstance.

Pourquoi tant d’intérêt à cette Traversée de Nantes 2025 ? Et bien tout simplement, pour cette initiative de départ si intéressante. Jean-Paul Durand (GTO Orvault), Nantais et collectionneur, qui eut cette idée première, de traverser la Ville et par là même, de passer en ancienne, auprès des lieux historiques.

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Nostalgie quand tu nous possède

Né en milieu rural, à une vingtaine de kilomètres de Nantes, au bord de la N 137… à mon époque dans les années 60, aller à Nantes ça n’arrivait pas si souvent. On y allait notamment en autocar, et en voiture, quand on en avait une. J’ai connu des gens, à l’époque, qui effectuaient la route chaque jour, en vélo, en moto, voire en mobylette, pour se rendre au travail dans Nantes.

Alors cette idée de la Traversée de Nantes, et de pouvoir par exemple 50/60 ans plus tard, passer dans des rues, et des lieux, où nos parents, nos grands parents, ont pu régulièrement fréquenter… et en véhicules anciens, c’était une idée géniale.

Départ de Pôle Sud Basse Goulaine

C’est de là que part la Traversée de Nantes 2025, comme les éditions précédentes. La tradition est de regrouper tous les véhicules inscrits. Par marque, par ancienneté notamment. Les 280 véhicules ont deux bonnes heures pour s’installer. 10h30, comme d’hab, on prend la roue du voisin.

  

On circule en famille et par âges

Puisque chacun a son identification, le défilé s’échelonne en famille avec les aînés en tête. Ceux-ci sont bien accompagnés des Reines de Nantes, des Sorinières, et de St Herblain, c’est également la tradition.

Une sage pause, à l’Abbaye

Tout le monde se retrouve, dans la propriété de l’ancienne Abbaye cistercienne de Villeneuve, aux Sorinières, désormais luxueux ensemble hôtelier, accompagné d’un restaurant haut de gamme. Les DS en profite pour défiler devant la bâtisse, joyeux anniversaire.

Les cabriolets sont de sortie

Le soleil se fait timide sur le parcours de la Traversée de Nantes 2025 mais cela a donné des idées aux propriétaires de cabriolets. C’est une des dernières occasions de rouler les cheveux au vent sans attraper froid. Au programme, Panhard Junior, Porsche 356, MGA ou encore Triumph TR7. La Mercedes R129 a préféré garder sa capote !

De la diversité sur le trajet de la Traversée de Nantes 2025

La Traversée de Nantes 2025 a encore été l’occasion de voyager… au gré des usines de fabrication des différentes voitures engagées. Côté allemandes, VW se montrait avec Coccinelles, Scirocco et Combi quand des Opel étaient aussi de la partie. Côté anglaise on notait une superbe AC Aceca et côté italien une belle Ferrari 330 GT 2+2.

Les américaines avaient de sacrés gabarits à la Traversée de Nantes 2025 entre le Dodge Kaki et une Cadillac blanche. Enfin, on retrouvait aussi deux coupés nippons, une Toyota Celica et une Datsun Z.

Sur les Ponts de Nantes

C’est notamment sur le Pont Éric Tabarly, qu’Emmanuel s’est attardé, aussi. Les équipages sont encore en famille, et pas trop mêlés encore à la circulation des modernes.

Autosphère : fin de la Traversée de Nantes 2025

Finie la balade, et que la Fête continue. C’est aux portes de Nantes, plein Sud, Les Sorinières et plus précisément, sur le parc du spécialiste de la vente d’Automobiles, Autosphère, où les 280 véhicules vont se reposer de leur périple matinal. Pause déjeuner, récompenses, attractions diverses. Et comme c’était plein soleil, les animations se multiplient et permettent au public de venir découvrir les beautés qui ont roulé lors de cette Traversée de Nantes 2025.

Animation des joyeux « Chevronnés »

Belle surprise pour cette après-midi plein soleil, avec les compères Jehef et Gab, venus, animer la fête. Ils sont spécialistes de la restauration de voitures anciennes, et de modèles de la marque Citroën, puis également devenus des acteurs de l’émission TV de François Allain, Vintage Mécanic.

Jehef et Gab font leur show. Avec beaucoup d’humour, ils savent attirer le public. Démonter, puis remonter une sympathique Citroën 2CV, en très peu de temps, et en faisant participer le public, telles que les Miss du jour provoque un très bon moment.

En bref

On se contentera peut-être et seulement des Ponts de Nantes, dans l’avenir, mais la Traversée de Nantes tiendra la rampe, avec tous ses inconditionnels passionnés, à bord de leurs anciennes. L’Asso Collection Passion Nantes, menée par le dynamique Jacques Jaunatre, peut être fière de son édition 2025, la quinzième du nom. La météo leur a accordé un bel ensoleillement, permettant des attractions attrayantes, avec un public bien coopérant.

Ils remercient tous les principaux acteurs, les divers partenaires, les animateurs tels que le podium ACO, Jehef et Gab, les Reines de Nantes, St Herblain et des Sorinières, et bien sûr tous les bénévoles…

Quittons-les en photos, comme d’hab et retrouvons les rapidement, en anciennes, bien sûr.

Marc

Passionné d'autos sportives et de photos, il couvre de nombreux événements (salons, bourses, rassemblements mensuels, roulages, compétitions Circuits, Rallyes...) dans la région Nantaise et l'Ouest. Il contribue à News d'Anciennes depuis début 2016.

Commentaires

  1. LESIMPLE

    Merci pour les photos de cette magnifique R8 Gordini. Mais Gordini ou pas, une R8 nantie de ses roues et enjoliveurs d’origine, est une denrée bien trop rare.

    Répondre · · 22 octobre 2025 à 12 h 09 min

    1. Régis V

      Si vous portez un intérêt à la R8 je vous suggère la lecture du dernier numéro de Berlinette Magazine (130) où vous trouverez un article sur ses origines, signé par le fils du designer.
      Cordialement.

      Répondre · · 22 octobre 2025 à 18 h 06 min

      1. Marc

        Né en 1953, j’ai voyagé en R8 assez longuement avec la famille, j’ai eu la chance de la connaitre assez bien, du fait que je m’intéressais très jeune, à la voiture en général. Ma première voiture aurait pu être une R8. J’ai eu le choix à l’époque au petit garage du Village, entre une R8 et une Simca 1000. Deux autos que je connaissais très bien. J’ai acheté la Simca, car elle était moins chère que la Renault, et correspondait au total de mon argent gagné en saison estivale et donc payée cash. Désormais, je roule en Renault R8 depuis 2016. Pour info, cette voiture fut essayée dans nos pages de News d’Anciennes, essai réapparu dernièrement. Le n° 130 Berlinette Magazine doit faire partie de ma bibliothèque. Merci pour l’info, et si vous êtes vraiment fan de cette auto, sur la région Nantaise, une Asso est née dernièrement (Les R8 Nantaises), afin de regrouper les R8, sur les évènements du week-end. Bonne route Régis.

        Répondre · · 23 octobre 2025 à 10 h 28 min

    2. Marc

      Cette véritable Renault R8 Gordini, est une des trois plus belles de la Loire Atlantique. J’adore également les retrouver dans cette configuration d’origine, avec notamment les gros enjoliveurs chromés. D’ailleurs je profite pleinement de cet équipement, dont je suis fier, puisque propriétaire d’une Renault R8 de 1964…dont son essai est réapparu dans les pages de News d’anciennes, dernièrement.

      Répondre · · 23 octobre 2025 à 10 h 46 min

  2. Régis V

    Cette lecture m’a remémoré mes pérégrinations en DS à la fin des 70′ lors de mes passages dans la métropole nantaise (et ailleurs), une époque où la circulation sans être vraiment fluide était certainement moins contrainte qu’aujourd’hui! (C’est peu de le dire).
    Et de parler de ponts a fait ressurgir cette musique contemporaine de certains modèles évoqués dans cet article:
    https://www.youtube.com/watch?v=8VocjMfQlfc&list=RD8VocjMfQlfc&index=2
    Que roulent encore longtemps toutes nos voitures d’un autre temps.

    Répondre · · 22 octobre 2025 à 14 h 24 min

    1. Marc

      Vous êtes un nostalgique de ces belles années d’automobiles. Rassurez-vous, j’ai encore l’impression d’être dans ce coeur de Village natal et avec ses p’tits commerces. J’ai l’impression d’être encore des heures à compter et à différencier les marques automobiles, sur le bord de la Nationale 137. J’ai encore les carrosseries pimpantes, noires en majorité, du Dimanche matin, stationnées autour de l’église, lors de la grand’Messe. Nostalgie quand tu nous tient…

      Répondre · · 23 octobre 2025 à 10 h 39 min

      1. R

        De peu votre aîné, j’ai passé le permis sur une R8 Major … et acheté une Simca 1000 d’occasion (en balance d’une Facel III de 1962, à peine plus chère mais qui n’aurait pas été un choix raisonnable). Effectivement dans nos jeunes années nous débarquions dans la vie active et connaissions le prix (financier mais aussi émotionnel) de nos acquisitions. Les paysages, automobile, policier et humain étaient bien différends; restent les souvenirs et la satisfaction d’avoir vécu dans une époque moins oppressante et à coup sûr plus joyeuse car avec mes collègues VRP (Voyageur Représentant Placier) au long cours, les kilomètres s’empilaient certes pour le travail, mais aussi pour les sorties nocturnes avec quelques rencontres à la clé (Club des Mauges et Macumba pour exemples parmi mes souvenirs sur votre région) et parfois quelques opportunités d’emprunter quelques parcours de spéciales de rallyes ou circuits non permanents (Hunaudières, Rouen-Les Essarts, Reims-Gueux). Et ces moments me consolaient du coût d’exploitation élevé d’une DS 21 IE comparé à celui d’une Peugeot 504 Diesel plus couramment utilisée par les gros rouleurs, quelques uns plus nantis pouvaient aller jusqu’à Mercédès de 220 à 300 toujours mangeuses de gas-oil mais d’autres « fous » comme moi ne pouvaient se passer d’essence et la brûlait dans des Bmw e21 320i 4 ou 6, R16 TX ou encore Mercédes 230 ou 280.
        Je n’ose aborder le chapitre R8 Gordini qui nous entrainerait jusqu’à une heure trop avancée, mais je profite de l’occasion et de vos connaissances pour évoquer un personnage de votre région rencontré dans les années 80 au Mas du Clos et grand spécialiste du modèle: Patrick (sans certitude de ce prénom) Hervouët.

        Pilote de loisirs, je mesure la chance d’avoir pu rouler toutes ces décennies tant sur nombre de circuits que dans des paysages grandioses mais ne peux que constater et déplorer le durcissement des conditions d’accès.

        C’est toujours un plaisir de vous lire, de même que Benjamin et les autres contributeurs (et aussi d’échanger).
        Bien à Vous.

        Répondre · · 26 octobre 2025 à 12 h 41 min

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