La maison de vente revient à Bruxelles. Début Octobre la vente Aguttes à Autoworld 2026 s’installera donc dans le musée du même nom en créant une exposition temporaire avec des voitures anciennes variées tant au niveau des types que des périodes de production. On a fait notre sélection dans le catalogue.
Au sommaire :
La Vente Aguttes à Autoworld 2026 en bref
C’est donc dans le musée bruxellois que se tiendront les expos publiques et ensuite la vente Aguttes à Autoworld 2026 elle-même. Vous aurez deux journées complètes pour découvrir les autos, le Jeudi 8 et le Vendredi 9 Octobre 2026 de 10h à 18h. Le samedi, de 9h à 15h, vous aurez encore la possibilité de venir admirer les autos avant que la vente aux enchères ne commence à 15h ce Samedi 10 Octobre. Au total ce sont plus de 80 lots qui seront au catalogue.
Les grosses estimations
Plusieurs des lots de cette vente Aguttes à Autoworld 2026 visent des prix dépassant les 200.000€… voire beaucoup plus. Un point commun : le sport est presque toujours au rendez-vous.
On débute même au-dessus du million avec une Porsche 906 de 1966. Cette voiture (906-113 authentifiée), livrée neuve à Ed Hugus la cède assez vite et c’est Mike Rahal qui la fera notamment briller à Sebring (3e de classe en 1970 et 4 participations au total) ou Watkins Glen (2e de classe en 1969) après avoir modifié la carrosserie pour gagner en aéro. Entrée dans de belles collections par la suite, elle est estimée entre 1,2 et 1,6 millions de dollars !



Dans les grosses estimations suivent deux autres allemandes. On retrouve une voiture bien plus récente, une Gumpert Appolo de 2005. En fait, c’est même le prototype, qui a couru (!) et il est vendu par Roland Gumpert lui-même. Ce bolide est estimé entre 550 et 750.000€.
L’autre allemande est une autre Porsche, une 911 2.7 Carrera RS Lightweight de 1973 au moteur complètement refait il y a 10 ans et estimée entre 300 et 400.000€.


On poursuit avec des voitures plus anciennes. Malgré son look, la Allard J2 au V8 Mercury date de 1950 et n’est pas une avant-guerre mais c’est une vraie voiture de course historique qu’on a déjà pu voir au Mans Classic. Elle est estimée entre 180 et 240.000€.
Pour les suivantes, on entre réellement dans les avant-guerre. La plus ancienne est française, c’est une Bugatti Type 38 de 1926 qui revêt une carrosserie Grümmer précédemment utilisée sur une type 30. Entièrement restaurée il y a 15 ans, elle est estimée entre 250 et 350.000€.
On passe en 1928 avec une Bentley 3 Litre et sa carrosserie Skiff signée Barker. Son historique est parfaitement connu, y compris le fait que cette carrosserie ait été exposée au Salon de Londres 1926. L’auto est parfaitement fonctionnelle et estimée entre 200 et 300.000€.
Plus jeune, la Veritas RS est en fait une recréation construite sur la base d’une BMW 315 de 1934. Cette auto était normalement montée à partir de pièces de BMW plus grosses mais le moteur est bien un 6 en ligne de 327. Déjà vue lors de nombreux événements historiques, cette auto est estimée entre 180 et 240.000€.
La dernière est un savant assemblage de plusieurs éléments mécaniques qui donne une sublime Alfa Romeo 6C 2500 SS Spider. Le châssis est bien un SS, le moteur un 2300 et la carrosserie est inspirée de la vraie 2500 de course. L’auto est estimée entre 180 et 240.000€.





Du luxe et du sport
On débute avec des autos françaises… de toutes époques. La vente Aguttes à Autoworld 2026 proposera ainsi deux Delahaye. La première est une reconstruction d’une 135 de course. Déjà vue au Mans Classic ou à la Normandy Beach Race, prête à courir et estimée entre 150 et 200.000€.
La seconde est une 235 de 1952, un coach découvrable à la manière d’une Targa (le terme n’existait pas à l’époque) ou d’un cabriolet Mylord chez Chapron. L’auto est estimée entre 60 et 90.000€.


Du côté des autres françaises, on retrouvera une Avion Voisin C11 de 1927, à sortir de grange mais au moteur déjà refait. Une voiture estimée entre 80 et 100.000€ !
Même année pour la Darmont Spécial bleue de 1927 dans la même collection depuis 1962 et estimée entre 30 et 40.000€. Autre tricycle, la Sandford TS serait de 1925 et demandera du travail. Elle est estimée entre 50 et 60.000€.
Enfin on remontera le temps avec le De Dion-Bouton Type AV de 1907. Vendue neuve au Royaume-Uni et dans un superbe état d’origine malgré ses presque 120 ans, cette auto carrossée par Westfield Autocar en écosse. Elle est estimée entre 30 et 40.000€.




On repasse aux sportives de la vente Aguttes à Autoworld 2026 avec d’abord une Porsche 356 AT 1 Speedster de 1956 qui a passé une grande partie de sa vie à Monaco et est estimée entre 180 et 230.000€.
Ensuite on retrouve deux Lotus. Tout d’abord une Eleven de 1956 vendue neuve aux USA et qui courut peu de temps. Équipée d’un moteur Climax et d’une boîte ZF, remise en route, elle est prête à courir et estimée entre 150 et 180.000€. Autre Lotus, une Seven S2 de 1966 estimée entre 35 et 45.000€.



Les deux dernières sportives sont plus récentes. On retrouve d’abord une Renault Supercinq GT Turbo de 1989, restée dans les mains de son propriétaire jusqu’en 2023 qui n’a reçue qu’un voile de peinture et totalise 42.500km ! Elle est estimée entre 25 et 35.000€.
Plus jeune encore, la BMW M3 E36 de 1998 qui présente un bel historique, complet et 56.000km au compteur. Livrée neuve en Italie, avec une boîte manuelle, elle est parfaite et estimée entre 50 et 70.000€.


Quelques curiosités
Le catalogue de la vente Aguttes à Autoworld 2026 présente déjà pas mal de curiosité mais ce n’est pas fini ! On retrouve ainsi la Sbaro Super Eight, une citadine construite sur une base de Ferrari 308 GTB raccourcie ! Elle est estimée entre 120 et 180.000€.
Plus classiques finalement mais plutôt rares par chez nous, on retrouvera également deux Saab au catalogue. La plus ancienne est une Sonett II de 1967, un coupé original estimé entre 30 et 40.000€ et la seconde est une 95 V4 Break de 1975, 7 places, estimée entre 8 et 12.000€ !



Pour être « couleur locale » la vente Aguttes à Autoworld 2026 présentera également deux Minerva. D’abord… un Land Rover Series I. Cette auto de 1952 est une production sous licence destinée à l’armée belge. Elle est estimée entre 10 et 15.000€.
Ensuite, plus pour les spécialistes, on retrouve une F/M8 Limousine de 1938, superbe voiture de maître et une des dernières Minerva produites. Elle est estimée entre 60 et 90.000€.
Enfin pour de sérieux bricoleurs, une caisse acier de BMW 328 (et sa remorque) vraisemblablement fabriquée en Europe de l’Est dans les années 50 ou 60 est au catalogue et estimée entre 6 et 10.000€.
Pour découvrir l’intégralité du catalogue, c’est par ici.



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