Roadbook d’Anciennes #33 : Roadtrip au pays du miel et de la rose, la Bulgarie

Roadbook d’Anciennes #33 : Roadtrip au pays du miel et de la rose, la Bulgarie
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Roadbook d’Anciennes #33 : Roadtrip au pays du miel et de la rose, la Bulgarie

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Alexandre Pierquet est l’auteur de plusieurs guides qui permettent aux collectionneurs de voitures anciennes de vivre de beaux voyages en voiture ancienne. Dans Roadbook d’Anciennes il nous fait découvrir des routes remarquables à découvrir à son rythme et en ancienne. Les autres épisodes sont par ici.

Un roadtrip de 5 jours, sur des routes sinueuses aux paysages panoramiques, ça vous dit ? Plutôt oui !
Dans un pays accueillant, authentique et insolite. Carrément !
En plus, la vie n’est pas chère… Un beau programme, qui promet de belles surprises.

On vous embarque pour un voyage dans les Balkans, une destination méconnue et pourtant ces routes sont parmi les plus belles d’Europe.

Direction Sofia en Bulgarie

Bien nichée dans une cuvette entourée de montagnes, la capitale garde encore des traces de son passé sous l’occupation Soviétique. Une visite d’une demi-journée suffit à se mettre dans l’ambiance.

Ensuite, nous partons pour l’est par l’autoroute A2. Non je n’ai pas dit un gros mot. Oui j’ai bien dit autoroute, car ici ils sont comme une nationale, avec peu de circulation et surtout des panoramas à n’en plus finir.

La Bulgarie n’est pas très peuplée en dehors de quelques grandes villes, l’autoroute sillonne dans paysages très verdoyants. Le côté pratique joue aussi en sa faveur, car les distances sont grandes. Notez cependant qu’en dehors des axes autoroutier, le réseau principal est de très bonne qualité, pour le reste un 4×4 est indispensable.

La vitesse est limitée à 110, le trajet de 220 km se fait donc en 2 heures 45 minutes, pour arriver à Veliko Tarnovo, première étape de la journée.

L’autoroute se termine par un rond-point qui vous jette sur une route nationale pour arriver à destination, c’est assez étonnant !

Un château du moyen-âge (qui se visite), un quartier piéton dans la vieille ville, regorgeant de petits bistrot, de bars… La ville est charmante avec ses terrasses à flanc de falaises. On y flâne avec tant de plaisir que l’on a envie d’y passer la nuit.

Une journée de montagne

Direction le sud par la route du col de Chipka, sur la E85, nous pénétrons le cœur de la Bulgarie dans l’une des régions les plus fleuries d’Europe, qui mène à la « Vallée des Roses ». Accompagnez le tout d’églises aux dômes d’or et de montagnes à pertes de vues et cela vous donne une des plus belles routes d’Europe !

La montée se poursuit jusqu’à 1300 mètres, sur la montagne de Stara Planina, surmonté par le monument de la Liberté qui commémore la victoire des soldats de l’armée Russo Bulgare contre les Turcs en 1877.

Les points de vue sur la plaine sont magnifiques. On quitte la route touristique pour un trajet de 25 km à travers la forêt dont le revêtement est tellement défoncé qu’il vous faudra compter 45 minutes, mais la destination en vaut la peine (route 5005).

Vous arrivez à Bouzloudja un bâtiment en forme de soucoupe volante qui n’est autre qu’une ancienne salle de congrès du Parti Communiste Bulgare. Ce monument, qui avait été inauguré en 1981, a été laissé à l’abandon moins de 10 ans après, suite à la chute du mur de Berlin. De là on embrasse la Vallée qui nous attend.

La suite du trajet se fait par une route en lacets et en épingles qui mène à Kazanlak capitale de la rose. A votre arrivée en plaine, la route de la vallée des roses se déroule entre ces deux montagnes presque entièrement recouvertes de forêts.

À leur pied, des centaines d’hectares de roses éclosent en mai-juin : un vrai enchantement, rythmé par le retour des cigognes et les tertres épars des tombeaux thraces – l’une des plus riches civilisations antiques. Il reste encore 130 km à parcourir par la route 64, qui nous transporte à notre deuxième étape : Plovdiv.

La seconde plus grande ville de Bulgarie après sa capitale Sofia, revendique des origines très ancienne et à la fois ultra moderne. Elle possède un patrimoine d’une grande richesse, c’est ce contraste qui lui donne cette identité si particulière.

Entourée de collines, elle jouit de superbes panoramas, étant nichée au creux de la vallée de la Thrace supérieure. Cette ville chargée de plus de 6000 ans d’histoire est célèbre pour son théâtre antique romain. Toutes les cultures se mélangent : thraces, romaines, bulgares et ottomanes.

Les rues piétonnes sont légion et après tant de kilomètres parcourus assis derrière un volant, une marche est la bienvenue.

Une journée automobile

Au troisième jour de notre roadtrip, il nous faut faire un détour par le musée de la voiture socialiste. Le trajet se fait sur la 375, en plaine par un itinéraire de lacs et de chevaux sauvages, qui sont très nombreux dans tout le pays.

Un petit musée qui tient dans une grande salle de 1000m² et une collection d’autos rutilantes entassées les unes à côté des autres. Elles sont toutes là, la Trabant, bien sûr, mais mêmes celles que l’on n’attend pas, comme ces modèles sous licence des pays frères, à la grande époque du bloc communiste (Renault, Fiat…).

Sur les routes on croise de nombreuses voitures anciennes, non pas parce qu’elles appartiennent à des collectionneurs mais pour la simple raison que le pays en dehors de Sofia est plus modeste. Le contraste est d’autant plus saisissant, lorsque l’on est ralenti par des charrettes attelées sur les routes.

Pas le temps de s’attarder, 105 km et 2h30 par la route 37 nous séparent. La route est calme et paisible, parsemée de lacs, de plaines et de montagnes, le vert domine dans toutes ses nuances.

Nous arrivons aux gorges de Buynovo par la route 197, dans la partie la plus ancienne des Balkans au milieu des montagnes Rodopi.

Le paysage est particulièrement suggestif au-delà avec des montagnes aux crêtes hautes, aux vallées, aux gorges profondes, aux petits lacs et aux nombreuses cascades. L’ambiance est surréaliste : les roches de la gorge sont hautes d’une centaine de mètres avec des parois verticales qui, dans leurs parties supérieures, semblent tellement voisines que l’on pourrait sauter d’un côté à l’autre. Un itinéraire sinueux qui passe entre courbes et virages le long d’une rivière qui caresse la route.

La zone comporte de nombreuses grottes accrochées aux montagnes. 17 km de bonheur à enchainer avec les gorges de Trigrad à proximité. Allez ! on en veux encore plus et ajouter une dizaine de kilomètres de route taillée dans un ravin ne se refuse pas. Les gorges de Trigrad sont superbes, avec des falaises et des tunnels taillés dans la roche. A son extrémité la grotte du Diable, un tunnel de 150 m de long aménagé par l’homme permet de rejoindre une salle titanesque.

On est au sud de la Bulgarie à 15 km de la frontière Grecque.

Une halte dans une auberge de montagne fera l’affaire après cette journée kilométrique bien remplie.

Une journée spirituelle ?

Le lendemain la route 86 qui nous ramène à Plovdiv prévoit une halte dans monastère Orthodoxe : Le monastère de Batchkovo, sur la bordure septentrionale densément boisée du massif des Rhodopes.

Un rendez – vous spirituel, culturel et historique, une halte rafraichissante d’une fontaine à l’eau miraculeuse. Fondé en 1083, les bâtiments possèdent trois églises, une architecture unique et un lieu de pèlerinage.

Situé sur la rive droite de la rivière Asenica, la route serpente jusqu’à notre prochaine étape en boucle Plovdiv.

Le roadtrip en Bulgarie est un voyage à ne pas rater. La route se pratique facilement, les habitants sont accueillants même si très peu d’entre eux parlent l’Anglais, on s’y sent en sécurité. Les paysages et la nature très préservée sont uniques par leurs diversités.

Longueur

4/4
Un vrai roadtrip comme on les aime, pour leurs attraits panoramiques mais aussi le dépaysement culturel. Les distances paraissent courtes mais se pratiquent à allure modérée.
Qualité du revêtement

2/4

C’est tout l’un tout l’autre. On passe du velours aux nids de poules.
Panorama

4/4


Un nouveau monde à découvrir, la nature et la route sont en communion.
Difficulté

3/4
Pas de problème sur les grands axes, en revanche certaines routes sont étroites et/ou très sinueuses. Le conducteur Bulgare à des règles non définies, soyez vigilants, la surprise est au rendez-vous. Certaines indications ou panneaux en Cyrillique peuvent dérouter.
Budget

4/4

Pas cher l’essence (1 € le litre), la location de la voiture, les hébergements, la restauration sont très abordables même pour des étudiants. Pour ce voyage même le billet d’avion et dérisoire.

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