Opel Olympia Rekord, tout d’une petite américaine

Opel Olympia Rekord, tout d'une petite américaine
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Opel Olympia Rekord, tout d'une petite américaine
Benjaminhttp://newsdanciennes.com
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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Opel a beau être une marque allemande, il fut un temps où son appartenance à la galaxie du géant General Motors était flagrante. Ainsi on en trouve un bel exemple avec une petite auto de la gamme : l’Opel Olympia Rekord.

De l’Olympia à l’Opel Olympia Rekord

En 1935 Opel lance son Olympia. Pourquoi ce nom ? Parce qu’un an plus tard l’Allemagne accueillera les Jeux Olympiques tout simplement.

L’auto est revue en 1937 avec une ligne plus moderne… celle qui sera copiée par Renault pour sa Juvaquatre ! L’auto sera de nouveau produite entre 1947 et 1949 avant de passer le témoin à une nouvelle auto en 1950.

OPEL Story (1e partie: 1862-1945) - Automania
L’Opel Olympia de 1937

Mais il faut ensuite moderniser l’auto. Pour cela on se prépare à une voiture au style plus affirmé et qui fait de vrais paris.

C’est ainsi qu’on prépare l’Opel Olympia Rekord. Présentée en Mars 1953, c’est sûr que sa ligne ponton rompt avec le style lourd de la précédente Olympia. C’est une vraie petite américaine, en même Opel reste la propriété de GM… Par contre elle reste une vraie compacte, proposée uniquement en deux portes.

Côté technique on reste beaucoup plus conservateur. Le train avant fait bien appel à une double triangulation mais à l’arrière c’est un pont rigide sur ressorts semi-elliptiques. Le moteur est directement repris de la précédente Olympia, et en fait des modèles 1937. C’est un 4 cylindres de 1488 cm³ qui sort 40 ch à 3800 trs/min. Une cavalerie modeste qui permet tout de même à l’auto d’approcher les 120 km/h.

Des évolutions à l’américaine !

Dès sa commercialisation l’Opel Olympia Rekord se vend bien. En fait c’est la deuxième meilleur vente sur le marché allemand, derrière la Coccinelle. Cette dernière est vendue bien moins cher et cela joue beaucoup.

En Août 1953 on propose deux nouvelles versions. La cabrio-limousine est en fait une berline découvrable et ce n’est pas sur elle qu’il faut compter pour doper les chiffres de vente ! Par contre l’Opel Olympia Rekord CarAVan est plus remarquée. Vendue 300 Dm plus chère elle sera produite à 15.804 exemplaires sur sa première année. Il faut y ajouter les 6258 fourgon (la version tôlée). Un beau score, sachant que la berline s’est déjà vendu à 113.966 exemplaires !

Ces chiffres là sont arrêtés à la fin Juillet 1954. C’est en effet à cette date que l’Opel Olympia Rekord change d’année modèle et donc de dessin ! On est typiquement dans une logique à l’américaine avec une vraie différenciation entre les différentes autos.

Le modèle 1955 diffère par la forme de sa vitre de custode et par sa calandre qui est désormais traversée par une barre horizontale dont la forme travaillée lui vaut le surnom de Gurkenraspel, concombre grillé dans la langue de Molière. L’image est bien trouvée à défaut d’être belle. Côté technique, si le taux de compression du moteur augmente, sa puissance reste identique.

On revient également en arrière en lançant une Opel Olympia, pas Rekord, aux finitions et au prix réduit.

À l’été 1955 on passe au modèle 1956. Cette fois l’Opel Olympia Rekord reçoit une calandre, une vraie, composée de barrettes verticales. Les tarifs sont à la baisse, par contre la puissance est en hausse. Si le moteur reste identique il délivre désormais 45 ch grâce à une nouvelle hausse du taux de compression. C’est également la dernière année sur laquelle est proposée la découvrable.

En Juillet 1956 c’est le modèle 1957. Cette fois la calandre est “juste” agrandie. Par contre on retouche aussi au toit et on propose plus de chromes… mais toujours pas sur les roues, toujours peintes en noir depuis la première version ! L’Opel Olympia Rekord ne change pas de moteur mais reçoit une nouvelle boîte, toujours à trois rapports, mais entièrement synchronisée !

Ce sera par contre la dernière Opel Olympia Rekord. Elle a parfaitement assuré son rôle en étant la passeuse de témoin et les Rekord P1 qui prennent le relais à partir de 1957.

Une belle carrière

L’Opel Olympia Rekord a eu une belle carrière avec 582.924 auto produites. C’est deux fois moins que la Coccinelle qui l’a toujours devancé au palmarès des ventes, mais c’est plus que la Ford Taunus de taille et de prix comparable.

Cependant on peut noter un point noir dans cette carrière. En effet le fait de modifier si profondément son auto tous les ans n’est pas une habitude en Europe. La conséquence était double : pour être bien vu il fallait absolument avoir la dernière et pour la revendre c’était la galère puisqu’on l’identifiait de suite comme une occasion… même de quelques mois !

On notera enfin que le moteur, né en 1937, continuera sa carrière sur les Rekord jusqu’en 1965 !

En collection l’Opel Olympia Rekord est très discrète en France. En même temps c’était loin d’être marché très attaqué par les marques allemandes en ce temps là. On en croise néanmoins quelques unes, dont celles qui illustrent cet article.

Images supplémentaires : Wheelsage

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