Le Top du Mois : 6 histoires insolites des 24h du Mans

Le Top du Mois : 6 histoires insolites des 24h du Mans
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Le Top du Mois : 6 histoires insolites des 24h du Mans
Benjaminhttp://newsdanciennes.com
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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Vous êtes peut-être habitués à retrouver des articles longs et très fouillés sur News d’Anciennes. Mais puisque c’est le week-end et que c’est la fin de mois, on vous propose de lancer une nouvelle série d’articles, plus courts. Ce sera le Top du Mois. Et pour ce premier, on va revenir sur les 24h du Mans et quelques histoires folles ou insolites qui s’y sont déroulé.

Qui a gagné les 24h du Mans 1965 ?

Cette année 1965 est la dernière victoire de Ferrari aux 24h du Mans. Et oui, 56 ans sans victoire mancelle, au général en tout cas. Si Ferrari a gagné avec une 250 (ou plutôt une 275) LM, la composition de l’équipage est plus compliquée.
Si les vainqueurs sont officiellement l’américain Masten Gregory et l’autrichien JocHen Rindt… ce dernier aurait en fait été remplacé par Ed Hugus pour un relai !

On vous en parle en détail par ici.

Les 23h10 et le sandwich de Louis Rosier

Ancien pilote de moto-cross, Louis Rosier devient un pilier de la compétition automobile de l’après-guerre. Son écurie engagera des Talbot, des Ferrari ou des Maserati en F1 dans les années 50, sa plus grande victoire reste les 24h du Mans 1950.

Sa Talbot-Lago T26 GS est engagée par sa propre écurie pour lui-même et son fils Jean-Louis Rosier. Néanmoins s’il y a bien deux pilotes engagés sur la voiture, Louis Rosier aurait piloté pendant 23h10 et ne laisser à son fils que deux petits tours pendant qu’il prenait un peu de repos, mangeant notamment un sandwich…

En fait la Talbot aurait été victime de la rupture de l’arbre qui tient les culbuteurs. Pour réparer, il fallait que la pièce soit dans l’auto et ce n’était pas le cas ! On alla alors démonter la pièce sur la Talbot d’un des directeurs de l’usine et on la fit passer à Rosier, cachée dans un sandwich !

Pour le coup ce sont là deux légendes bien ancrées. Car Jean-Louis Rosier a répété, sans réellement être entendu, qu’il a bien piloté l’auto pendant 6 heures.

Par ailleurs agent Renault à Clermont-Ferrand, il participera à la création d’une petite auto sportive sur base 4CV (on en parle ici) et du circuit de Charade. Point commun malheureux entre ces deux projets : il ne les verra pas de son vivant puisqu’il décède en 1956 suite à un accident sur l’Autodrome de Linas-Montlhéry

1980 : un manceau gagne Le Mans sur une auto mancelle !

Une seule édition des 24h du Mans a été remportée par un pilote-constructeur ! Qui plus est, ce dernier était manceau ! Lui c’est Jean Rondeau qui commence sa carrière de constructeur sous le nom de son sponsor : Inaltera.

Une fois cette histoire (mal) terminée, il construit des autos sous son propre nom. En 1978 la M378-Ford remporte sa classe GTP. La M379 de 1979 voit Jaussaud et Ragnotti terminer 5e des 24h et remporter le Groupe 6.

Mais la consécration arrive en 1980. La concurrence est surtout composée de Porsche 935. Si Ragnotti et Pescarolo sont en pôle, c’est bien l’équipage Jaussaud-Rondeau qui va remporter la course tandis que l’autre voiture rescapée, celle des frères Martin et de Spice, termine 3e !

L’histoire de continuera avec des succès (2e et 3e place aux 24h du Mans 1981) mais aussi des drames comme le décès de Jean-Louis Lafosse lors de cette même course puis le décès de Jean Rondeau en 1985, percuté par un train sur un passage à niveau à 39 ans.

Et le Champagne jaillit

Avec la naissance du Championnat du Monde de F1, Moët et Chandon est la première maison de champagne à offrir un Géroboam du breuvage à bulles, à Fangio, vainqueur du Grand Prix de France à Reims. Petit à petit la tradition se généralise et s’exporte sur toutes les courses ou presque. Mais à l’époque on garde la bouteille pour la boire plus tard.

Un premier “accident” notable intervient en 1966. Sur le podium des 24h on remet les trophées et les bouteilles à la paire Davis-Siffert qui vient de remporter l’indice sur Porsche. Mais une bouteille, pas fraîche du tout, fait des siennes et le champagne arrose les personnes présentes sur le podium et les premiers spectateurs.

La tradition de l’arrosage au champagne va en fait naître l’année suivante. Dan Gurney, vainqueur sur Ford MkIV (on ne dit pas GT40) reçoit une bouteille bien fraiche. Mais il veut reproduire cet arrosage et secoue la bouteille jusqu’à ce que le bouchon saute. La tradition est née et s’exportera sur tous les podiums.

Le Top du Mois : 6 histoires insolites des 24h du Mans

Les autos de NASCAR au départ des 24h

En 1976 l’ACO tente une harmonisation réglementaire entre les courses européennes, dont les 24h du Mans, et les courses américaines. Bill France Senior se charge des négociations, il est à la tête des 24h de Daytona… mais aussi de la NASCAR. L’accord est passé, les IMSA GT seront acceptées aux 24h mais également les NASCAR.

Deux IMSA GT et deux NASCAR seront ainsi au départ des 24h du Mans cette année là.

Vous voulez en savoir plus ? On en parle en détail par ici.

Des grains de sable contre la Dupont

La marque Dupont n’est pas restée dans les annales. Créée par un descendant de la famille du Pont de Nemours, celle qui a fait fortune dans la chimie, elle produit une luxueuse auto, la Model G à partir de 1928. Équipée d’un 8 cylindres de 5,3 litres qui sort 140 ch, un exemplaire est engagé aux 24h du Mans 1959.

Pour se conformer au règlement, elle doit embarquer un sac de sable de 60kg par place assise ! Le problème c’est que l’un d’eux va faire céder le plancher puis l’arbre de transmission passant en dessous. Abandon immédiat pour la paire Moran-Miranda.

Quand à la marque, après 600 autos fabriquées, la crise de 1929 passe par là et stoppe l’aventure !

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Photos complémentaires :  Luc Joly, Les24heures.fr, lemans.sqwib

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