Ce week-end, le Classic Festival 2026 a une nouvelle fois investi le circuit Paul Armagnac de Nogaro. Créé en 2014, l’événement fête cette année sa douzième édition avec une recette qui a finalement peu changée : des sessions de roulage d’une vingtaine de minutes pour différents plateaux, des automobiles exposées autour du circuit, des clubs, des boutiques et de nombreux stands. Mais au-delà des voitures en piste, le Classic Festival 2026 se veut aussi un rassemblement où l’on vient autant pour regarder que pour discuter, flâner et retrouver d’autres passionnés. Retour sur la journée du dimanche.
En bref :
– En 12 éditions, le Classic Festival 2026 n’a pas beaucoup changé un format qui fait son charme.
– Chacun est libre d’admirer les roulages, de parcourir les stands et détailler les voitures anciennes exposées selon ses envies.
– Néanmoins, cette journée du dimanche ralentit dès le milieu d’après-midi, dommage… surtout pour les visiteurs qui arrivent sur le tard.
Au programme
Les invités d’honneurs du Classic Festival 2026
Cette édition du Classic Festival est également l’occasion de retrouver trois grands noms du sport automobile français : Erik Comas, Yannick Dalmas et Éric Hélary. Trois pilotes, trois carrières différentes, mais un point commun évident : ils ont marqué leur époque aussi bien en monoplace qu’en endurance.
Erik Comas s’est d’abord fait remarquer en monoplace avant d’accéder à la Formule 1 où il disputera 59 Grands Prix entre 1991 et 1994. Après cette période, il se tourne notamment vers l’endurance et la compétition au Japon, avec plusieurs succès à la clé. Yannick Dalmas possède quant à lui un palmarès exceptionnel dans la Sarthe. Après être passé par la Formule 3 et la Formule 1, il remportera à quatre reprises les 24 Heures du Mans, avec quatre constructeurs différents, entre 1992 et 1999. Un exploit qui suffit à inscrire son nom parmi les grands spécialistes de l’épreuve.
Éric Hélary est lui aussi indissociable des 24 Heures du Mans. Pour sa première participation en 1993, il s’impose au volant de la Peugeot 905 aux côtés de Christophe Bouchut et Geoff Brabham. Une entrée en matière particulièrement remarquée, suivie de plusieurs autres podiums dans la Sarthe au cours de sa carrière. Trois parcours qui ont mené ces pilotes sur les plus grands circuits et dans les plus grandes épreuves internationales, et qui donnent forcément une dimension particulière à leur présence à Nogaro.





Le début du Classic Festival 2026
Dès l’ouverture des portes, le circuit Paul Armagnac commence doucement à s’animer. Les premiers visiteurs arrivent tandis que les équipes terminent de préparer leurs voitures. Avant d’entrer sur le circuit, un passage par la bourse d’échange est possible. Je serai rapide sur ce point : ce n’est pas vraiment ma tasse de thé. Certains objets exposés, leur état ou surtout les prix affichés me laissent parfois quelque peu dubitatif.









Direction ensuite les paddocks. Les équipes s’affairent autour des voitures et, peu à peu, le calme des premières heures laisse place au bruit des moteurs. Enfin… « peu à peu » est peut-être un grand mot. Car le Classic Festival 2026 est un événement qui démarre tôt (8 heures) et le dimanche matin, l’ambiance reste finalement assez tranquille jusque vers 10h00. Les visiteurs sont présents, les voitures aussi, mais le site met du temps à réellement se remplir.






Ça roule !
Sur la piste, les différents plateaux se succèdent au rythme de sessions d’une vingtaine de minutes. À peine un groupe regagne-t-il les paddocks qu’un autre prend le relais. Certains plateaux sont particulièrement peu fournis, à commencer par le plateau Légende. Heureusement, quelques monoplaces se font remarquer. Par leur ligne, évidemment, mais surtout par le bruit de leurs moteurs, qui rappelle immédiatement pourquoi une journée sur un circuit ne se vit pas uniquement avec les yeux.








Et ça observe
Pour le spectateur, la journée se construit au fil des déplacements : un passage en bord de piste, un détour par les paddocks, puis une balade dans les différents espaces du festival. Car le circuit n’est qu’une partie de l’événement. Tout autour, les stands donnent au public autant de raisons de quitter quelques instants le bord de piste. Miniatures, affiches, vêtements, dessins, objets dérivés ou souvenirs en tout genre : il y a largement de quoi repartir avec quelque chose du Classic Festival 2026.









Les véhicules sont exposés en zone selon leur nationalité. Comme chaque année, la zone dédiée au Japon n’est pas particulièrement grande, et mise en bout du circuit ne doit pas l’aider à être visible. Nissan 240 SX, Nissan Skyline R32 GTR et R34 GTR (qui sera vu roulante sur piste) ainsi que Mitsubishi 3000 GTO seront les plus emblématiques visibles.





Coté Françaises, c’était un trio de Renault Clio aux couleurs du drapeau qui étaient exposés. Des modèles de chez Panhard, Peugeot ou Simca avaient fait le déplacement au Classic Festival 2026.







Venue de l’autre côté de la manche, je découvre une Gilbern GT de 1966. La Jaguar Kougar vu à la 13ème édition des Chromes d’Hossegor est la. Sunbeam Stiletto, Austin Healey 3000MKIII sont les dernières que j’observe avant de partir voir le Stand Perlas Toulouse. Les modèles exposés sont certes dans un état sublime mais le prix va avec.







A l’autre bout du circuit la zone Allemande accueillent différents modèles de Porsche, Volkswagen etc.







La zone italienne elle voit se garer Fiat 500, une Maserati Merak, Alfa Romeo Montréal et autres modèles. La zone américaine permet d’admirer un imposant Hummer Humvee avec une Chevrolet Corvette à ses pieds. Chevrolet Corvair, Ford Mustang sont aussi présentes ce dimanche au Classic Festival 2026.








Ce que je retiens surtout, c’est l’ambiance de rassemblement. On prend le temps d’échanger, de regarder les voitures, de discuter avec leurs propriétaires et parfois simplement de parler automobile avec quelqu’un que l’on ne connaissait pas quelques minutes auparavant.
Au fil de la matinée, le public devient progressivement plus nombreux. Les allées se remplissent et les différents espaces du festival prennent vie. Le Classic Festival 2026 est aussi un événement où l’on peut venir sans forcément chercher à suivre un programme précis. On flâne, on revient voir une voiture, on s’arrête quelques minutes devant une autre et, finalement, plusieurs heures peuvent passer sans que l’on s’en rende vraiment compte.
La parade du Classic Festival 2026
Un des moments forts de la journée est la parade. Le rythme change complètement. Les voitures ne sont plus seulement observées depuis les abords du circuit : elles deviennent le temps d’un tour un véritable cortège immense, permettant aux participants de profiter eux aussi de l’ambiance particulière du festival.
Cette parade est également l’occasion de rappeler que le Classic Festival ne se limite pas au spectacle automobile et conserve une dimension solidaire. Pour chaque automobile sur la piste, il est reversé 10 Euros à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM). Cette année, ce sont 425 voitures qui étaient sur la piste. Le record de 2023 n’a pas été battu (505).










On réaccélère
Puis les sessions reprennent et l’après-midi s’installe. Les spectateurs se dispersent à nouveau sur le site, certains retournant vers les paddocks tandis que d’autres profitent des dernières animations ou des expositions. Pour ceux qui sont là depuis l’ouverture, la fatigue commence à se faire sentir, et malheureusement pour moi, l’ambiance ne reste pas animée jusqu’aux dernières heures.
Dés 16 heures, certains participants partent déjà et le public en fait de même. Les zones exposants sont au 2/3 vides et les stands commencent à plier bagages. Certes, pour ceux présents depuis Samedi, le Classic Festival 2026 paraît long mais pour leur public qui n’est venu que le Dimanche cela reste dommage. Coté ancien paddock on fait de la résistance jusqu’au bout.







A 18 heures, les paddocks sont vides. Quelques voitures tournent encore sur la piste. Après plusieurs heures passées entre le bruit des moteurs, les discussions et les allées du festival, le calme revient sur le circuit Paul Armagnac. C’est ce moment que je préfère en tant que photographe même si la fatigue est la. La ligne des stands vide avec une auto seule, ou celle-ci dans un paddock sans personne est le style de photos que j’apprécie.







Conclusion de cette édition du Classic Festival 2026
C’est cette succession de moments qui définit l’identité du Classic Festival 2026. On s’y rend pour observer des automobiles anciennes, certes, mais aussi pour retrouver une atmosphère singulière, croiser d’autres passionnés, échanger, flâner et savourer une journée dédiée à l’automobile ancienne. Ce format attire chaque année son public à Nogaro. Le regret porte sur le fait que des le milieu du Dimanche le soufflé retombe trop vite. La recette miracle ? Malheureusement nous ne l’avons pas !
On termine avec une dernière galerie de photos et pour ceux qui voudraient découvrir l’événement lors de la prochaine édition, les infos seront par là.












Jean-Louis Martinetti
C’est un reportage certes, mais de nombreuses phrases ne donnent pas envie d’y aller pour la prochaine édition. Et l’orthographe ?
· · 29 septembre 2026 à 10 h 00 min
denis
j’ai fait les 4 premiers, c’était super pas trop de « populaires » (moi j’ai une voiture allemande assez rare en france), je n’y retourne plus, en 27 je préfère aller au mans (si santé……) le circuit n’est pas génial ! si celà se passait à Pau-Arnos, ce serait différent (mais la place…….) et je n’hesiterai pas à tourner
· · 29 septembre 2026 à 14 h 57 min