Citroën CX

Citroën CX, lourd héritage parfaitement porté

1985-1991


La Citroën CX Série 2

En Juillet 1985 avec le nouveau millésime les clients des chevrons voient donc les Citroën CX Série 2 garnir les show-rooms de la marque. Extérieurement on abandonne les pare-chocs chromés pour le summum de la modernité d’alors : le plastique couleur carrosserie ! Les rétroviseurs abandonnent aussi le métal pour des coques plastique profilées.

À l’intérieur les antiques compteurs à rouleaux sont remplacés par des cadrans ronds. Les lunulles sont toujours au programme et sont elles aussi redessinées.

Côté technique on ne change pas grand chose. La CX 22 TRS apparaît avec un moteur Douvrin (toujours à carbus) porté à 2.2 litres et 115 ch. La Prestige peut, elle, recevoir le moteur Turbo de la GTI.

Au salon de Genève 1986 on présente le concept Eole. Basé sur la Citroën CX, entièrement conçu par ordinateur, il pousse l’étude de l’aérodynamique dans ses derniers retranchements avec un Cx de 0.18 !

La première évolution de la Citroën CX Série 2 intervient en Septembre 1986. Les 25 GTI Turbo 2 et 25 Prestige Turbo reçoivent un échangeur air-air qui permet d’améliorer les performances de quelques dixièmes sur le 0 à 100 ou le kilomètre départ arrêté.

En Février 1987 les version Turbo Diesel reçoivent elles aussi cet échangeur qui permet de porter la puissance à 120 ch ! Les 195 km/h de la CX Diesel Turbo 2 sont alors le record de la catégorie. Sans que les chiffres de vente se soient réenvolés, la Citroën CX continue sa carrière plus sereinement. En Octobre 1987 c’est la millionième voiture qui sort de l’usine d’Aulnay.

Le seul changement apporté en 1988 sera l’adoption de la finition de la Prestige sur la Limousine. La XM est alors prête à être lancée.

Le 23 Mai 1989 la nouvelle auto arrive. Les Citroën CX berline sont arrêtées. Par contre la version break de la nouvelle venue n’arrivera qu’en 1991. Ce sont les CX qui joueront le jeu en restant en production sous le nom de CX Evasion jusque cette date.

1.041.560 Berlines auront été produites pendant cette période. Les breaks, beaucoup plus rares n’auront été que 125.185 ! La moyenne de production annuelle aura été sensiblement la même que sur la DS. Et ce n’était pas gagné au départ. La CX a bien réussi son coup !

Les Citroën CX Spéciales

Commençons déjà par les Citroën CX vendues aux USA. La voiture n’y a jamais été officiellement importée. C’était tout simplement impossible à faire, pour la même raison qui a stoppé la carrière locale de la DS : la hauteur de caisse variable. Heureusement pour quelques fans, le règlement en question disparaît en en 1981 et des sociétés d’import en font venir pour quelques passionnés. Environ 600 Citroën CX circuleront aux USA avec des phares avant rond particulièrement reconnaissables.

On note aussi que Chapron s’est intéressé aux CX. En 1978 le carrossier parisien réalise un premier Landaulet, une auto découvrable sur sa partie arrière et basé sur la Prestige, pour le président de la république d’Algérie. Citroën en commandera une seconde qui sera livrée en 1981.

D’autres carrossier réaliseront des cabriolets, des vrais. On note à ce titre les Orphée, 5 autos réalisées par Guy Deslandes. Elle ne sera jamais intégrée officiellement à la gamme, d’où sa rareté.
Quelques autres Citroën CX seront décapsulées.

Mais surtout, comme les DS (et même la SM), la CX verra Tissier se pencher sur son cas. La recette sera la même : une auto allongée avec un essieu supplémentaire à l’arrière. Certaines ont été carrossée ouverte en plateau, d’autres fermées pour la livraison rapide des journaux. Certaines deviendront aussi des ambulances ou… des camping-cars !

Enfin on notera aussi des habillages spéciaux à l’arrière de certaines autos. Souvent basées sur des breaks, mais conservant 4 roues, elles seront les laborieuses de la gamme.

La Citroën CX en compétition

Comme la DS avant elle, la Citroën CX a été engagée en rallyes. Si la DS s’est forgé un beau palmarès, notamment aux Rallye Monte-Carlo, c’est du côté des rallyes africains que la CX s’est distingué. Le palmarès n’est pas le même. Notons tout de même des victoires au rallye du Sénégal ou encore une participation au Paris-Dakar 1981.

La Citroën CX de nos jours

On voit encore des Citroën CX rouler tous les jours. Évidemment cela concerne plus les Série 2 que les premières versions. Néanmoins ce sont des autos qui ont prouvé qu’elle pouvaient avaler les kilomètres et elles le font encore.

Acheter une Citroën CX demandera un peu d’examen. D’abord au niveau de la suspension qui devra être vérifiée et confiée à un spécialiste si besoin. Côté mécanique, il n’y a pas grand chose à dire, les moteurs sont robustes, évidemment s’ils ont bien été entretenus. Les autos d’avant 1981 traitées par anaphorèse seront plus sensibles à la corrosion, un point à bien vérifier surtout sur une auto longue qu’on voudrait conduire à un rythme “d’époque”.

Pour les prix, rien d’hallucinant, loin de là. la Citroën CX souffre peut-être de son image désuète et assurément d’un déficit sur ce point par rapport à la DS. Les versions d’entrée de gamme pourront se trouver en bon état aux alentours des 5000 €. Pour les versions GTI atmo, rajoutez environ 1000 €. Les versions Turbo sont plus recherchées et plus chères. Enfin les versions Prestige, celles qui vous feront vous prendre pour le grand Jacques sont les plus chères et peuvent flirter avec les 10.000 € selon leur état.

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Citroën CX, lourd héritage parfaitement porté

La Citroën CX Série 1
1974-1985

Citroën CX, lourd héritage parfaitement porté

Source principale : Génération CX
Photos additionnelles : Citroën Origins et l’Automobile Ancienne


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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

4 commentaires sur “Citroën CX, lourd héritage parfaitement porté”

  1. L’art d’accomoder les restes finalement. C’est le coup de crayon d’Opron qui fera le succès de la CX dont les Allemands en particulier se montreront friand après avoir adulé la DS. La rouille endémique, qui frappera malgré tout presque toute la production des années 70 ne lui donnera pas bonne réputation. La direction trop directe la rendra dangereuse, des éternuements ou autres petits gestes se transformeront en catastrophe mais les R20/30 ne la détrôneront pas vraiment, c’est l’arrivée de la R25, autre haut de gamme frenchy apprécié à l’export qui l’achèvera. Elle aura beau lui piquer ses moteurs 2.0 puis 2.2 rien n’y fera. La XM qui lui succédera aura des ventes catastrophoques sans-doute dûe à un coup de crayon malheureux de Bertone – ce n’était plus Gandini mais pas mieux.

  2. Votre article est génial, un grand merci pour ce retour dans mon enfance.
    N’y a-t-il pas eu une série très limitée appelée Concorde ?

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