Après les gros résultats des deux plus grosses ventes aux enchères de la Monterey Car Week 2026, on va s’intéresser aux 3 autres ventes de la semaine. Car elles aussi proposaient de très gros lots, même si la concentration était moindre. On vous dresse un panorama des gros résultats (et des françaises qui étaient proposées) chez Broad Arrow, chez Bonhams et chez Mecum.
Au programme
La vente Broad Arrow de The Quail
185 lots étaient proposés lors de cette vente. Pour la première fois, Broad Arrow intégrait The Quail, l’autre gros concours de la Monterey Car Week. Au total, la maison de vente vend 85% de ses lots dont 20 millionnaires pour un résultat final de 97,4 millions de dollars.


Les stars de la vente
C’est la Ferrari Enzo, une voiture de 2003 aux specs US qui avait la plus grosse estimation, entre 9 et 11 millions de dollars. « La voiture fait partie de la douzaine de modèles produits pour les États-Unis et ne compte que 13 200 miles au compteur. Un entretien complet vient d’être réalisé, la voiture est actuellement comme neuve. « Comme neuve », avec peu de kilomètres, elle atteint 10.675.000$ sous le marteau.
Aux « scores », elle devance une BUgatti Mistral Roadster estimée entre 8 et 10 millions et partie à 8.805.000$ tandis que l’autre Bugatti, la Veyron Grand Sport, part conter 3.305.000$.



Du côté des voitures anciennes plus classiques (pour les ventes aux enchères) on avait noté une une Lamborghini Miura P400 S, vendue 4.075.000$ (est. 3.2-3.6 millions de dollars). Côté allemandes, la Porsche 959 dans sa version « Komfort » a été refaite en 2024, comprenant notamment la mise à niveau des suspensions de la voiture. Elle fait partie des 266 exemplaires produits, estimée entre 2.6 et 2.9 millions de dollars, elle se vend 2.865.000$.


On ajoutait plusieurs allemandes. D’abord un coupé noir de 1955 estimé entre 1.8 et 2.2 millions de dollars, et parti à 1.700.000$. Les deux autres, des roadsters, étaient estimées entre 1.3 et 1.8 millions de dollars et seule la version sans hard-top part pour 2.040.000$.
Enfin, on retrouvait une très belle BMW 507 Series II ayant appartenu à Alain Delon. Avec son V8 de 3.2 litres, la voiture était estimée entre 1.7 et 2 millions de dollars et part contre 1.710.000$



Les Françaises en force
Beaucoup de voitures anciennes françaises étaient au catalogue. On commençait avec les Bugatti dont une Type 37 prête à rouler en course non vendue (est. 550 000-650 000 dollars). La Type 44 Torpédo n’a pas eu plus de chance (est. 375-475 000 dollars) mais la Type 49 Berline ex-Peter Mullin est vendue après la vente sans qu’on connaisse le prix (est. 250 000 – 300 000 dollars).



On trouvait aussi plusieurs. On commençait avec une Delahaye 135 M Roadster commandée neuve par le Maharaja d’Indore et vendue à 373.500$ (est. 375 – 475 000 dollars). La seconde Delahaye 135 M fait partie d’un des deux seuls cabriolets produits par Hermann Graber. Estimée entre 250 000 et 325 000 dollars, elle part à 291.000$.
La dernière 135 M est un Coach carrossée par Henri Chapron en 1947 qui a participé à de nombreux concours d’élégance et se vend 177.500$ (est. 225 – 275 000 dollars).



Côté classique, les Talbot-Lago sont aussi venus en trio. Seule la T26 Berline noire de 1950 se vend 33.600$, loin de son estimation (75-100.000$). La T26 Record Cabriolet d’Usine présentée à Pebble Beach en 2019 et estimée entre 325 000 et 400 000 dollars ainsi que la T120 Baby Sport estimée entre 200 et 250 000 dollars ne se vendent pas.



Côté françaises, plusieurs Citroën un peu plus contemporaines étaient au rendez-vous. On débutait avec deux autos à moteur Wanker, d’abord une Citroën M35 ex-Mullin partie à seulement 17.920$ (est. 30-40 000 dollars) puis une GS Birotor, 1740 kilomètres au compteur, estimée entre 20 et 30 000 dollars et bradée pour 5600$ !
On retrouvait aussi une Citroën DS21, une Chapron Concorde partie à 95.200$ (est. 100-125 000 dollars) et une SM à une boîte de vitesse manuelle, estimée entre 30 et 40 000 dollars et vendue 44.800$.




La compétition au rendez-vous
Parmi les voitures de course du catalogue de Broad Arrow, la Maserati A6GCS de 1954 carrossée par Fiandri & Malagoli, ex-voiture d’usine, pilotée en 1954 par Luigi Musso himself. Estimée entre 2,4 et 2,9 millions de dollars, elle se vend 2.012.500$.
Moins de chance pour la Porsche 356 de 1951, plus précisément une Porsche-Sauter. Présentée comme un véritable trait d’union entre la Porsche n°1 et le speedster, elle était estimée entre 1,8 et 2,2 millions de dollar mais ne se vend pas.


On arrive dans les années 80 avec la Porsche 924 Carrera GTR de 1981, l’une des 17 exemplaires construits en usine. Ce châssis 011 a couru sous les couleurs BF Goodrich et a remporté sa classe aux 24 Heures du Mans 1982. Elle a participé au total trois fois aux 24h du Mans et aux 12h de Sebring. Restaurée et estimée entre 600 000 et 800 000 dollars, elle se contente de 375.000$ sous le marteau.
Côté monoplaces, la RALT RT3 F3 de 1982 fut pilotée par un certain Ayrton Senna, qui l’a menée à la pole position, à la victoire et au meilleur tour lors de sa toute première course de F3 à Thruxton en novembre 1982. Restaurée avec soin, elle serait la seule monoplace de F3 pilotée par Senna encore existante, elle était estimée entre 500 000 et 700 000 dollars et elle part donc à son estimation basse.
Tous les résultats de cette vente Broad Arrow Auctions sont à retrouver ici.


La vente Bonhams de Laguna Seca
La vente Bonhams ne pouvant se faire lors du concours The Quail, c’est sur le circuit de Laguna Seca, lieu où se tiennent les Rolex Classic Races, que se tenait la vente. Une vente plus petite que les années précédentes puisque 57 lots étaient au programme et 43 sont vendus.
On trouvait 4 millionnaires potentielles sous le marteau de Bonhams à Laguna Seca. Deux parviennent à atteindre ce montant, la Bugatti Chiron Super Sport de 2024, l’une des 80, avec et 1325 miles au compteur, estimée entre 4,3 et 4,8 millions de dollars qui se vend 4.570.000$ et la Lamborghini Diablo GT de 2000 estimée entre 2,1 et 2,6 millions de dollars qui atteint 2.425.000$.


Du côté des voitures de course la Lola T70 MkII Spyder de 1966 de Can-Am qui fut la seule voiture à imposer un moteur Ford dans la série était estimée entre 1,1 et 1,5 million de dollars mais ne se vend pas.
La Vollstedt-Ford 67,une monoplace qui courut avec de nombreux pilotes stars dont Jim Clark ainsi que Gordon Johncock et Tom Sneva, était estimée entre 750.000 et 1,25 million de dollars mais s’arrête à 698.000$.


Une seule française était au catalogue, une Delahaye 135 MS Cabriolet de 1937 carrossée par Chapron, estimée entre 225 et 275.000$ et non vendue. On avait aussi noté la Cord E-300 de 1936. Cette voiture fut pensée pour succéder à la mythique Duesenberg J mais dont le développement fut stoppé. 5 prototypes furent créés, deux existent encore dont celui-ci à la carrosserie unique créée par LeBaron. Estimée entre 560 et 740.000$, elle s’arrête à 324.000$.


Ne pas oublier Mecum !
Le catalogue de Mecum est toujours plus compliqué à lire avec plusieurs de ventes aux enchères et des milliers de lots dont de très nombreuses voitures très classiques. Ici le catalogue comprenait pas moins de 500 voitures anciennes et 100 motos anciennes ! Le résultat ? Plus de 45 millions de dollars.
Parmi les résultats notables, on note deux des plus gros prix de cette Monterey Car Week 2026. D’abord la Ferrari F50 de 1996 qui signe le record du modèle (qui avait déjà été signé chez Mecum en début d’année. Cette auto affiche 7253km et termine donc à 14.575.000$ !
Elle devance une Enzo de 2003 avec 589 miles au compteur et un résultat de 12.100.000$ au compteur !


Si la vente Mecum de Monterey comptait aussi de nombreuses supercars et sportives récentes qui dépassent elles aussi le million de dollars, la vente a réussi de gros scores avec quelques voitures anciennes.
Parmi les avant-guerre on note les 1.265.000$ de la Mercedes 500K Roadster de 1936 ou encore les 3.410.000$ de la Duesenberg Model J Disappearing-Top Convertible Coupe de 1933 à carrosserie Murphy, la dernière Model J passé chez eux. Déjà exposée de nombreuses fois à Pebble Beach, c’est une véritable auto de concours.


Pour les voitures de l’après-guerre, on notait une Ferrari 250 GT Lusso de 1963 partie à 1.650.000$ et plusieurs américaines.
On débutait avec deux Cobra. La première était une 289 de 1963 qui se vend 1.072.500$, la seconde est une 427 de 1966, une des 16 produites en noir, qui se vend 1.980.000.
Si vous voulez voir tous les gros scores de la Monterey Car Week, supercars et hypercars comprises, on vous conseille de consulter ce site.



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