Dix Mille Tours 2019 : les résultats des courses

Dix Mille Tours 2019 : les résultats des courses
Jacques
Photographe, plus qu'amateur, et passionné de courses historiques, Jacques sillonne l'Europe pour voir les plus belles courses.

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Ils sont venus, ils sont tous là… Jamais, à part au Mans Classic, on a vu autant d’autos engagées dans une épreuve Peter Auto. 381 voitures vont en effet participer aux séances d’essais qualificatifs des différents plateaux.

Comment expliquer une telle affluence ?

Sur le circuit du Castellet, de grands dégagements autour de la piste ne sanctionnent pas forcément une sortie de route par de gros dégâts, la dernière occasion de la saison pour arracher quelques points supplémentaires pour les différents titres en jeux, la dernière course de la saison avant une longue trêve hivernale ?

Sans doute un peu de tout ça et même si la météo fut, pour le moins, changeante, cette dernière réunion nous à comblé aussi bien en terme de sport que de spectacle.

CER1 : Un plateau exceptionnel

En effet, une Porsche 917, deux 917K, deux Ferrari 512, une Alfa 33TT3, la BMW Art Car 01 (1975)… En tout 64 voitures s’affrontent lors des essais qualificatifs qui se déroulent sur piste sèche.

Ce sont Marc DEVIS / Martin O’CONNELL et leur McLaren M8C Cosworth DFV qui prennent la pole devant les trois Lola T70 de Gérard LOPEZ / Eric HELARY, Toni SEILER, Daniel GIBSON. Alexander FURIANI réalise le cinquième temps avec sa Chevron B19 2.0L BDA. La Ferrari 512M de Carlos MONTEVERDE/Gary PEARSON ne participe pas et la Porsche 917 de Nicky PASTORELLI / David HART ne fait qu’un tour.

En GT, on retrouve également les habitués aux avant postes. Dans l’ordre: Michel LECOURT / Raymond NARAC, Detlef VON DER LIECK / Ralf KELLENERS, Paul SURAND / Stéphane LEMERET, Rémi TERRAIL / Jürg AEBERHARD et Emmanuel BRIGAND / Sébastien CRUBILE.

Pour la course d’une heure, 52 voitures prennent le départ sous une forte pluie. Il ne faudra que trois tour à Daniel GIBSON pour prendre la tête de la course et ne plus la quitter. Longtemps à la seconde place, Marc DEVIS et Martin O’CONNELL vont se faire doubler successivement par Eric MESTDAGH et par Claudio Roddaro auteur d’une superbe remontée, il est parti 11ème ! Le quinté est complété par Roald GOETHE et Stuart HALL partis eux en 12ème position. Seules 41 voitures sont classées.

En GT, les vedettes des essais vont vite s’arrêter et on va assister à des remontées phénoménales sur la piste détrempée en début de course et qui va s’assécher progressivement. Emmanuel BRIGAND/Sébastien CRUBILE sur 3.0L RSR vont l’emporter terminant 6ème du général. Ils sont partis 26èmes ! La seconde place est pour Olivier GALANT et sa GT40. Colin et Fergus PATON s’adjugent la 3ème. Didier DENAT et sa RSR pointent en quatrième position. C’est la 2.5 ST de Jérémy GARAMOND/Pierre BESSE qui complète le quinté.

Quelques images des belles et rares autos présentes.

L’unique Ligier JS3 1971 de Mr John of B, la Ferrari 512S 1970 de Pierre MELLINGER / Tommaso GELMINI, l’Alfa Romeo T33TT3 1972 de Martin et Lukas HALUSA. Autre notable, l’unique BMW 3.0L CSL de Robert BOOS et Pascal GOURY, ex Hervé Poulain au Mans 1975, première Art Car d’une longue série et dernière œuvre d’Alexander Calder.

Trois Porsche 917 sont présentes. On commence avec la 917K 1969 de Claudio Roddaro qui est ici dans les conditions difficiles du début de course. On enchaîne avec la 917 châssis #005 de Willi Kauhsen vue au Mans Classic 2018 aux couleurs de John Woolfe. Elle a été réparée après sont accident et est présentée ici aux couleurs plus neutres de la N°15 de l’usine qui ne servit que de mulet aux essais en 1969. Elle devra abandonner sur perte d’un échappement au 4ème tour. Autre 917 malheureuse, la K de Peter Vögele qui perd son capot moteur aux essais. Enfin, une petite 914/6 2.0L toujours aussi esthétiquement surprenante.

CER2 : Les habitués sont devant

Pas de surprises pour ce plateau sur les Dix Mille Tours du Castellet 2019. Les habitués sont présents dès les qualifs et tiendront leurs places en course.

49 voitures disputent les essais qualificatifs sur piste sèche. Roald GOETHE et Stuart HALL les remporte sur leur Gulf Mirage GR7 devant Yves SCEMAMA et sa fidèle TOJ SC304, Maxime GUENAT sur la TOJ SC303 empruntée à son papa, Philippe SCEMAMA et sa Lola T600 et Paul LAFARGUE sur Lola T298 qui prend la cinquième place.

En GT, deux 935 K3 prennent les premières places avec Urs BECK et Erik MARIS. Elles devancent la Chevrolet Monza de Gilles CERON, la Ligier JS2 de Mr John of B et la BMW M1 de Sébastien GLASER.

La course d’une heure se déroule sur piste sèche. Roald GOETHE et Stuart HALL mènent jusqu’à la mi-course mais se font doubler par Yves SCEMAMA et Maxime GUENAT qui le suit comme son ombre (même si le temps était couvert ! ). Philippe SCEMAMA et Patrice LAFARGUE/Nicolas MINASSIAN complètent le classement. Les quatre premiers sont dans le même tour et seules 26 voitures sont à l’arrivée.

Pour ce qui est des GT c’est Gilles CERON et son improbable Chevrolet Monza qui, après une belle remontée dominent la catégorie devant la 935 K3 de Urs BECK, la M1 de Peter MUELDER et Patrick SIMON qui accomplit également une très belle progression, la JS2 de Mr John of B et la 934 de Alex CAFFI et Andrea CABIANCA.

Quelques autres autos remarquables de ce plateau. On commence avec la la BMW M1 aux couleurs BASF, une Porsche 930 Turbo, une mystérieuse 3.0L RSR de… 1976 ! On continue avec la 935 K3 de Jean Marc Merlin qui malheureusement n’a fait qu’un tour aux essais avant de perdre son moteur. Enfin on note une 512 BBLM en livrée du NART, une très spectaculaire Corvette C3 et enfin une Lola T292 en étonnante décoration Lambretta.

Endurance Racing Legends : ça va vite !

Ces voitures des années 1994-2010, nouvelles venues en compétition cette année, sont performantes et spectaculaires. Il y en a 30 présentes au Paul Ricard.

La piste est mouillée pour la première séance d’essai qui voit la domination de la 908 d’Erik MARIS qui devance la Ferrari 333 de Michel LECOURT / Raymond NARAC, la Lola B98/10 de Xavier MICHERON, la Saleen S7R de Florent MOULIN et la Viper de Franck MOREL.

La seconde séance d’essai se déroule sur le sec. C’est à nouveau Erik MARIS qui réalise le meilleur temps devant Florent MOULIN, Olivier GALANT (Panoz Esperante), Franck MOREL et Dominik ROSCHMANN (Aston Martin DBR9).

La piste est à nouveau sèche pour la première course remportée par la Saleen devant la Viper, la F333 qui était partie très loin, la F430 EVO de Florent et Pierre-Alexander JEAN et la DBR9.

La seconde course bénéficie également d’une piste sèche. Cette fois, c’est la F333 emmenée par un Raymond Narac énervé qui l’emporte largement (14 secondes d’avance) sur la Saleen devant la DBR9, la Viper et la Lola B98/10.

Des petites nouvelles sont apparues pour cette dernière épreuve de la saison : une Lola B2K 40 de 2000, une Kopf Keiler de 1995, une Marcos Mantis GT3 de 2002, une superbe 993 GT2 de 1995 entièrement en carbone et une F458 GTE de 2011. On termine avec une déjà vue mais toujours aussi étrange et spectaculaire, la Marcos LM600 de 1999.

Group C : ça va plus vite !

Ce sont en effet les voitures les plus rapides en piste même si ce ne sont pas les plus récentes. 21 voitures sont alignées dans la pit-lane pour prendre part à la première séance d’essais.

Celle ci se déroule sur une piste bien mouillée et voit, sans surprise, la domination de la Jaguar XJR14 de Gérard LOPEZ / Eric HELARY précédant la XJR 12 de Ivan VERCOUTERE / Alex MÜLLER. Le troisième chrono est pour la Nissan R90 CK de Pierre-Alain et Erwin FRANCE suivie de la Porsche 962C de Ivan VERCOUTERE / Ralf KELLENERS et de la Spice SE 90 c de Tony SINCLAIR.

Toujours sur le mouillé et avec près d’une heure de retard pour cause de brouillard, la seconde séance d’essai est encore remportée par Gérard LOPEZ / Eric HELARY devant Ivan VERCOUTERE / Ralf KELLENERS, Michel LECOURT / Raymond NARAC, Tony SINCLAIR et Mike WRIGLEY.

La première course de 45 mn bénéficie d’une piste sèche et voit l’envol d’Eric HELARY qui “colle une valise” à tous ses petits camarades avant de devoir abandonner sur problèmes mécaniques. La ligne est finalement franchie victorieusement par l’équipage Ivan VERCOUTERE / Ralf KELLENERS précédant Michel LECOURT / Raymond NARAC, Erik MARIS auteur d’une très belle remontée, Mike WRIGLEY et Pierre-Alain et Erwin FRANCE.

Retour de la pluie pour la seconde course de 45mn. Celle ci est remportée par Michel LECOURT / Raymond NARAC devant Ivan VERCOUTERE / Ralf KELLENERS, Mike WRIGLEY, Tony SINCLAIR et la famille France qui complète le quinté. Seules 13 voitures sont classées à l’issue de cette épreuve.

Deux images qui nous montrent que le circuit Paul Ricard est loin d’être plat comme on pourrait le croire.

On enchâine avec une belle déco pour cette 962C, deux petites nouvelles : une ADA 02B de 1987 et une Olmas GMT200 de 1988, une autre rarement vue, la Lola T92/10 de 1992.

Terminons avec quatre images surréalistes des quatre voitures lâchées par la direction de course dans l’épais brouillard du samedi matin. On s’interroge sur l’intérêt d’une telle décision alors qu’une simple reconnaissance avec le safety car aurait permis d’éviter cela. Précisons que les photos sont faites à environ trente mètres des voitures (focale 200mm).

Heritage Touring Cup : La plus spectaculaire

59 voitures s’alignent pour disputer la séance qualificative. Ce sont des habitués qui sont aux avant postes : Steve DANCE sur Capri 3100RS, Christian TRABER sur BMW 3.0L CSL, Maxime GUENAT sur Capri 3100RS, Zak BROWN / Richard DEAN sur Capri 3100RS (la seule d’époque, une des 3 construites par l’usine) et Christophe VAN RIET / Matthieu de ROBIANO sur BMW 3.0L CSL.

Pour la course, il pleut des cordes et certains concurrents vont choisir de s’arrêter tant les conditions sont difficiles. D’autres semblent au contraire les apprécier comme Michael ERLICH qui l’emporte alors qu’il était partit en neuvième position. Steve DANCE a mené pendant les 3/4 de la course mais qui va finir quatrième. Christian TRABER a lui plus de difficulté, parti second, il finit troisième. Parti quinzième, Dominik ROSCHMANN termine à une belle cinquième place.

43 voitures sont classées, le plateau HTC est vraiment spectaculaire :

  • Nombreux participants
  • Luttes intenses
  • Variété des autos
  • Décorations souvent superbes

Ci dessous, quelques exemples illustrant ce propos avec une mention spéciale pour UNE remarquable pilote Caroline Grifnee (N°55). Partie en 24ème position, elle se hisse à la 6ème place du général avec sa modeste Escort 1600RS terminant à moins d’une minute du vainqueur après une heure de course (en rendant 17 km/h dans la ligne droite aux plus rapides) chapeau Madame, quelle attaque !

Sixtie’s Endurance : une Cobra sinon rien

Tous les records sont battus avec 92 participants aux essais qualificatifs. Ceux-ci se déroulent sur le sec. Pour briller dans ce plateau, il est bon d’engager une AC Cobra même si une bonne Type E semi lightweight ou une TVR Griffith (même moteur que la Cobra) peuvent permettre de bien figurer.

Sans surprise, le meilleur temps est pour… une Cobra, celle de Charles FIRMENICH / Henri MOSER. la seconde position est pour celle de James COTTINGHAM / Harvey STANLEY, la troisième pour la Type E de William PAUL / Rory BUTCHER, la quatrième pour la Cobra de Philipp OETTLI et c’est une TVR Griffith pilotée par Beat EGGIMANN / Toni SEILER qui prend la cinquième.

A cause du brouillard du matin, la course de deux heures va se dérouler de nuit sur pratiquement sa totalité. Ceci n’est pas de nature à effrayer les habituels favoris que l’on va retrouver aux places d’honneur.

Pour la première fois depuis bien longtemps, c’est une Type E qui va mener la course pratiquement de bout en bout (du 2ème au 30ème tour). Malheureusement, les deux heures permettent de couvrir 32 tours et la victoire revient à James COTTINGHAM et Harvey STANLEY qui devancent Philipp OETTLI, Thierry de LATRE DU BOSQUEAU/Christophe VAN RIET, Pierre-Alain et Erwin FRANCE, Charles FIRMENICH/Henri MOSER. C’est donc un quinté 100% Shelby pour cette dernière de la saison.

67 voitures sont classées. Ci dessous, la belle diversité de modèles et de coloris de ce plateau :

The Greatest Trophy : là où tout est calme, luxe et volupté

Bon, d’accord, pour le calme, ce n’est pas tout à fait ça, mais luxe, oui et volupté, certainement. Ici se regroupent donc des voitures d’exception d’avant 1966.

30 de celles ci sont présentes ce qui, pour ce plateau est encore une fois exceptionnel.

C’est la famille HALUSA qui réalise le meilleur chrono des essais sur piste sèche avec sa très belle et unique Type E Lowdrag Lightweight Coupé 1963. Elle est suivie de Leon EBELING / FRED sur Bizzarini 5300 GT de 1965. Ensuite vient Carlos MONTEVERDE sur 250 GTO “continuation”, Carlos MONTEVERDE / Gary PEARSON sur Type E Lightweight “continuation” et Christian BOURIEZ sur Bizzarini 5300 GT. A noter que les 3 premiers se tiennent en moins d’une seconde. Pour un plateau réputé “cool”…

La première course se tient sur une piste toujours sèche et c’est encore la famille HALUSA qui prend la première place devant Carlos MONTEVERDE/Gary PEARSON sur sa Type E, Jean CLEMENT et Carlo VÖGELE sur Alfa Romeo TZ de 1964.

La piste est toujours sèche pour la seconde course. Cette fois, la victoire revient à Carlos MONTEVERDE/Gary PEARSON, la seconde place à Christian BOURIEZ, la troisième à Peter MUELDER/Christian TRABER, la quatrième est pour Carlo VÖGELE et la cinquième à Jan GIJZEN sur Ferrari 275 GTB 4 1966.

Nous étions gâtés en matière de voiture d’exception avec la présence d’une sublime Aston Martin DB4 GT Zagato (Marek REICHMAN/Paul SPIRES), d’une AC Bristol Le Mans 1957, d’une PORSCHE 356 A Zagato Speedster 1958, d’une Porsche RSK 718-60 Spyder 1960, d’une Fiat 8V Zagato 1953 et enfin, une unique Bizzarini 5300 GT… crème!

Conclusion

La météo Ardennaise n’a pas réussie à gâcher cette dernière réunion de l’année 2019. Nous aurons tout l’hiver pour nous en remémorer chaque instant en remerciant Peter Auto et tous les concurrents de nous avoir procurer tant de plaisirs et d’émotions. Gageons que 2020 sera du même grand cru avec en point d’orgue un Le Mans Classic que nous attendons tous, spectateurs et concurrents, avec impatience.

En attendant cet événement on se retrouvera le week-end du 4-5 avril 2020 pour la prochaine édition des Dix Mille Tours qui démarrera la saison prochaine (tout le calendrier est là).

Espérons simplement que le feuilleton Brexit se terminera sans impacter la venue des participants Britanniques toujours aussi présents dans toutes les catégories.

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