La Mirage GR7, carrière courte sous une livrée mythique

De toutes les autos du J. W. Automotive Engineering, et donc des autos à la livrée Gulf, la première à laquelle on pense est la 917. Mais il y a une auto toute aussi performante lors des courses d’anciennes, bien qu’elle se fasse plus rare, c’est la Mirage GR7.

Les Mirage précédentes

On pourrait croire que les Mirage sont des autos nées après les épisodes GT40 et 917 de l’équipe de John Wyer. Mais en fait elles arrivent assez tôt, dès 1967 et la naissance officielle de l’écurie on présente la Mirage M1. Cette GT40 revue et corrigée au niveau de l’aéro remporte même les 1000km de Spa pour sa seconde sortie et 4e du championnat au final !

En 1968 l’équipe se concentre sur ses GT40 mais dès 1969 arrive la M2, une Groupe 6 avec un V12 BRM, bien qu’elle ait été conçu pour le V8 DFV Ford-Cosworth… qui n’est pas produit en assez grande quantité pour qu’elle puisse le recevoir.

Quand elle le reçoit enfin, elle devient la M3. Sans connaître beaucoup de succès, on étudie une M4 qui ne sera pas engagée puisque c’est cette fois les 917 et 908 qui sont engagées en 1970… tandis qu’une M5 est engagée en championnat anglais, sous une bannière privée.

En 1972, l’arrêt du programme 917 oblige le J. W. Automotive Engineering à se retourner vers son activité de constructeur. La M6, prototype ouvert de Groupe 6 avec son moteur DFV termine 6e du championnat puis 4e en 1973 avec la victoire acquise à Spa.

1974 : apparition de la Mirage GR7

Durant l’hiver 1974 on veut se rapprocher des Matra, Ferrari et Alfa Romeo. On décide alors de déconstruire les M6 qui vont devenir les Mirage GR7. Six autos sont concernées.
Déjà on allège les autos, en utilisant massivement du titane. Ensuite on revoit l’aéro. L’avant est affiné et l’aileron est repoussé plus loin en arrière. La partie centrale reste semblable à la M6.

Lors des tests du Mans, pour la première sortie des Mirage GR7, elles se classent 4e et 5e. Encourageant ! Un mois plus tard pour la première course, Bell et Hailwood prennent la 4e place. À Spa, il finissent même second avant d’enchaîner par une nouvelle 4e place au Nürburgring, épaulés par Hunt !

Deux autos seront au départ des 24h du Mans 1974. Reine Wisell et Vern Schuppan se qualifient 3e, mais à presque 5 seconde de la MS680 en seconde position et 6 seconde la MS670B de tête ! La seconde auto confiée à Derek Bell et Mike Hailwood est 4e à 1 dixième.

Dès la première heure, les 4 Matra sont devant. Même si les françaises connaissent des soucis, la Mirage GR7 de Schuppan et Wisell abandonne. L’autre voiture pointe en seconde position après 6h avant de reculer, d’abord débordée par la Porsche RSR Turbo puis par l’autre Matra rescapée. C’est à cette 4e place que Bell et Hailwood termine, à 20 tours de la gagnante et à 7 tours du podium.

La Mirage GR7 est abonnée aux 4e place. C’est de nouveau son classement à Zeltweg. Au Castellet elle se classe 3e avec Bell et Ickx, une seconde auto confiée à Schuppan et Wisell abandonne. Les deux dernières courses de Brands Hatch et Kyalami sont autant de 3e places pour Bell et Hobbs.
Au championnat la Mirage GR7 est 2e, juste devant Porsche, mais loin derrière Matra qui a tout gagné sauf Monza !

1975 : la Mirage GR7 sous les couleurs de Gelo

La saison suivante le J. W. Automotive Engirneering a développé une GR8 qui est une très grosse évolution de la GR7. Celle-ci sera donc engagée par une écurie cliente, le Gelo Racing Team.
On notera comme résultat en championnat du monde une belle seconde place au Nürburgring mais les principaux succès de l’auto se retrouvent en Interserie et sur une course à handicap remportée à Road America.

Pendant ce temps la GR8 remportera les 24h du Mans et placera sa seconde auto à la 3e place.

La Mirage GR8

Au final les dernières apparition de ces autos seront en Can-Am pendant les saisons 1978 et 1979, sans résultats probants.

Les Mirage GR7 de nos jours

Deux autos sont encore visibles lors de courses historiques. La première, on ne l’a pas vue depuis longtemps. C’est le châssis 701, passé par le Gelo Racing Team et qu’on a pas vu depuis 2016. Il appartient à un collectionneur Belge.

Le châssis 704 illustre beaucoup cet article puisqu’on le voit beaucoup plus souvent. Elle était au Mans Classic 2016 et a depuis participé à toutes les éditions des Dix Mille Tours du Castellet. Elle fait partie de la collection aux couleurs du Gulf Racing de Roald Goethe, connue comme la collection Rofgo.

Source : Ultimatecarpage ; Photos additionnelles : Les24heures.fr et Collection Rofgo

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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