Austin-Healey 100, un gros 4 en ligne pour la première “Big Healey”

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Austin-Healey 100, un gros 4 en ligne pour la première "Big Healey"
Benjaminhttps://newsdanciennes.com
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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Si on connaît beaucoup mieux la 3000, c’est avec l’Austin-Healey 100 qu’est née la série dite des Big Healeys. Une auto bien pensée, performante, et qui se vendra très bien !

Healey avant Austin-Healey

Non, Healey, ce n’est pas qu’une association avec le “grand” Austin. Donald Healey se lance en 1945. Déjà passé par Riley et Austin, il connaît la conception d’automobiles sportives. D’ailleurs, il n’hésite pas à en prendre le volant à l’occasion.

Les premières créations de la Donald Healey Motor Company, basée à Warwick, se font d’ailleurs avec des moteurs Riley. Le changement arrive dès 1950 avec la Nash-Healey (et un 6 cylindre Nash donc) avant qu’il ne propose une dernière Healey avec moteur Alvis.

Néanmoins ces autos sont lourdes et ne luttent pas avec les MG et Jaguar qui se vendent très bien aux USA. Donald Healey va alors se mettre au travail et créer, avec son fils, une voiture deux places, légère, construite avec des éléments de la gamme Austin cette fois.

Barry Bilbie lui crée un châssis échelle plutôt rigide qui reçoit une suspension indépendante à double triangulation à l’avant, avec barre anti-roulis et un essieu arrière de Dion avec ressorts semi-elliptiques.
La carrosserie basse et éffilée est l’œuvre de Gerry Cocker.

Pour ce qui est du moteur, c’est le gros 4 cylindres en ligne de 2660 cm³ de l’Austin A90 Atlantic qui se retrouve sous le capot.

La Healey Hundred est exposée au London Motor Show en 1952. L’aventure commence.

Austin-Healey 100, un gros 4 en ligne pour la première "Big Healey"

De la Healey Hundred à l’Austin-Healey 100

L’auto est belle et performante. Si Donald Healey a choisi de l’appeler Hundred c’est qu’elle vise la vitesse de 100 miles à l’heure. Une belle perf pour l’époque, derrière la Jaguar XK120 mais devant les MG.

L’auto tape dans l’œil des dirigeants d’Austin, Leonard Lord en tête. On propose alors à Donald Healey de voir les choses en grand. L’auto sera produite, en quantité, par Austin sous le nom Austin-Healey 100. La Donald Healey Motor Company sort de l’ombre et l’accord est conclu.

Les premières autos apparaissent sur les routes en 1953. Le nom de cette première série est BN1. Son moteur de 90 ch est relié à une boîte trois vitesse avec overdrive sur les deux rapports supérieurs. La rentabilité est là puisqu’on utilise le maximum d’éléments de l’Austin A90.

Les performances ne sont pas galvaudées. L’Austin-Healey 100 BN1 essayée par The Motor est chronométrée à 106 mph, le 0 à 100 est abattu en 11,2 secondes.

Vendue 1063 £, elle est bien placée commercialement et les ventes s’envolent. Les États-Unis en absorbent une bonne partie.

La 100S, de la course à la route

À partir de 1953 on fabrique des autos spéciales pour la course. Ces Austin-Healey 100 particulièrement affutées reçoivent une carrosserie alu, avec une calandre différente participant à l’allègement général et un moteur poussé à 132 ch !

À l’hiver 1954, l’une d’elle remporte sa classe aux 12h de Sebring et une troisième place au général avec Lance Macklin et George Huntoon. Pour célébrer ce résultat, les autos sont appelées 100S par la suite. Les autos sont performantes et attirent des clients.

On décide donc de produire 50 exemplaires de l’auto à partir de Février 1955. Pour l’alléger encore plus on utilise une culasse en alliage fournie par Weslake, en lieu et place de la culasse en fonte d’origine. L’overdrive n’est pas monté, le pare-brise remplacé par un élément plus petit en plastique et au total ce sont près de 100 kg qui sont gagnés. Autre particularité des 100S : les freins à disque sont montés sur les quatre roues. Bien que l’auto soit une petite série, c’est la première automobile de série à recevoir quatre freins à disques. Les dernières autos sont produites en Novembre 1955.

L’Austin-Healey 100 évolue

Après 10030 BN1, l’Austin-Healey 100 devient BN2 en Août 1955. Les changements sont réels, ce n’est pas une petite évolution de mi-carrière. D’ailleurs, niveau style, on ne note que les passages de roues agrandis et la possibilité de la commander avec une peinture bicolore.

Niveau technique, si le moteur est identique, il est désormais relié à une boîte 4 rapport avec, toujours, un overdrive sur les deux supérieurs. Le train arrière subit quelques changements.

On propose également une nouvelle auto : la 100M. Il s’agit d’une version plus performante. Les carburateurs sont plus gros et la boîte à air est modifiée, la puissance atteint alors 110 ch. La suspension est raidie. On la reconnaît par ses évents supplémentaires sur le capot.
Les pièces moteur peuvent d’ailleurs être vendues en Kit de modification “Le Mans” et permettre aux BN1 et BN2 de passer à 100ch.

Les performances commerciales sont toujours bonnes. En 1956 on construit 200 voitures par moi et 150 sont vendues, dans la même période, dans le seul état de Californie !

Mais 1956 marque aussi la fin de l’Austin-Healey 100 “tout court”. 4604 BN2 ont été produites, incluant les 640 100M.
On la redessine, on la dote du 6 cylindres en ligne, l’auto devient la 100-6 et la BN4 est même une 2+2. L’ère des “big Healeys” est lancée.

Les Austin-Healey 100 de nos jours

Évidemment les 100S, en particulier celles avec palmarès sont hors série avec des prix de plusieurs centaines de milliers de dollars/euros/livres. Les 100M dépassent les 150.000 €.

Pour une fois ce sont les autos de la deuxième série, les BN2 et leur boîte à 4 rapports qui sont les plus prisées : on démarre entre 55 et 60.000 € pour un bon exemplaire, les très bon dépassent les 80.000 € et les autos en état concours peuvent s’échanger autour des 120.000 € !

Les Austin-Healey 100 BN1 démarrent vers les 40.000 €, les belles autos sont autour des 70.000 € mais les plus belles rejoignent les BN2 niveau tarif.

Dans l’ombre des 3000, ce sont des autos élégantes et sympathiques. À collectionner, assurément, surtout que l’auto est éligible dans de très nombreux événements !

Photos additionnelles : Wheelsage

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