Mon Tour Auto 2019 par Fabien

C’est donc à mon tour de vous faire partager les sensations et les passions qui ont jalonné cette semaine du Tour Auto 2019, d’une intensité rare. C’était mon premier Tour Auto. Je ne vous parlerai donc pas en détail des autos et de leurs performances, mais je vais essayer de vous faire découvrir l’ambiance que j’ai pu ressentir tout au long de cet événement.

Direction Paris

Lundi 29 avril, 6h00 du matin, le soleil point à l’extrémité des rails, juste à l’endroit où ils se rejoignent. Quai de gare direction Paris. Poissy, même pour être précis. « Mais pourquoi Poissy ? » vous demandez-vous probablement. Tout simplement pour aller chercher l’auguste monture qui nous permettra, à Vincent (dont le best-of est là), Gaultier (le sien est par ici) et moi, de suivre les bolides engagés au Tour Auto 2019. Pour l’occasion, Citroën a mis à notre disposition un Berlingo XTR. Une monture de choix pour 3 photographes avec armes et bagages, et une voiture qui s’est montrée volontaire et fiable sur les presque 4000 km parcourus.

Le Grand Palais

Arrivée au Grand Palais en fin de matinée. Si l’on vous dit que plus de 200 voitures anciennes sous un dôme de verre construit en 1900 c’est magnifique, on est encore loin de la réalité. En fait, c’est juste magique. Et ce monde qui grouille, visiteurs, mécanos, pilotes célèbres ou plus anonymes, et dont tous les yeux sont tournés vers des courbes des bolides de toutes couleurs, brillantes dans le soleil qui filtre sous la nef du Grand Palais.

Cette première journée est dédiée aux contrôles. Si la plupart des voitures se voient le droit d’arborer un transpondeur dès le premier passage de l’organisation, d’autres nécessitent des ajustements de dernière minute. C’est le cas, par exemple de la Lancia Stratos #271 qui a dût se voir équiper d’un extincteur supplémentaire pour cause de non conformité : les mécanos, pour ne pas percer la caisse, ont démonté le réservoir de lave-glace pour fixer en lieu et place l’extincteur et permettre à l’équipage de prendre le départ. Un travail réalisé dans l’espace confiné, à moins d’un mètre d’une Lancia Flaminia Super Sport Zagato de 1966, d’une Dino 246 GT de 73 (étonnamment bleue), et du public.

Vaux-le-Vicomte, point de départ d’une semaine de folie !

Après la plus longue nuit de la semaine, soit 5h, en route pour un lieu de départ prestigieux, en accord avec l’événement : le château de Vaux-le-Vicomte au soleil levant. Les autos qui ont lancé leurs moteurs dès 6h au Grand Palais, pavanent dans la cours et passent le portique de départ après un dernier coup d’œil au road-book ou une dernière retouche ‘so class’ ! Le temps de retrouver des voitures comme la Cobra #201 (à relire ici) ou l’Alfa GT 1300 Junior d’Aurélien et Gerry de Wheeler-Dealer France, mais aussi l’Elan 211 qui gagnera et les autres qui auront animé l’épreuve…

Dès lors, le Tour Auto 2019, ce sont des routes, fermées pour les spéciales et ouvertes à la circulation lors des liaisons, la plupart du temps dans des paysages et autres environnements superbes. Le Tour Auto 2019, ce sont aussi des circuits où les machines peuvent donner toute leur puissance. Alors, attachez vos ceintures, et allons-y !

Liaisons et Spéciales

Trouver les spots, c’était le job de tous les jours. Alors, on part avant les autos pour leur donner rendez-vous au premier spot. Quelques-unes passent, on shoote, on enquille. Et on donne rendez-vous au spot suivant… Et ainsi de suite. Enivrant, exaltant. Le printemps arrive, la nature se couvre du jaune des champs de colza et du vert des blés montants comme des arbres qui se couvrent de leurs feuilles. Et les moteurs vrombissent à chaque passage devant l’objectif. Les voitures font les belles et les passagers ont pour la plupart un sourire jusqu’aux oreilles.

Les arrivées de spéciales sont l’occasion de quelques portraits, visages fatigués mais heureux. Une anecdote ? Arrivée de la première spéciale, jour 2, à Bise, j’ai failli « embrasser » l’Alfa Giulietta Sprint #180 : les freins ne répondaient plus et nécessitaient de refroidir avant de retrouver un semblant d’efficacité.

Les spéciales ont régulièrement été le théâtre de casses ou de problèmes, d’autant plus avec le temps, parfois pluvieux, que l’on a pu avoir cette année sur le Tour Auto. Les pilotes attaquent. Les voitures sont anciennes, parfois « hors de prix »… Mais les pilotes attaquent, à lever la patte en virages, à placer la voiture à l’équerre suite à une entrée optimiste dans un virage serré… Mais les pilotes attaquent à la moindre ligne droite.

Le Tour Auto 2019, c’est avant tout une course et si certaines autos ont des puissance modestes, d’autres ont de quoi arracher le bitume sous leurs pneus à chaque accélération. La plupart du temps, ça passe pour le plaisir de tous. Parfois ça casse, suspension, moteur, ou carrosserie, et si possible, on répare dans la nuit. Pour détourner ce que chantait Freddie Mercury : “Race must go on!”, la course doit continuer!

Les circuits

Pourtant, si sur les routes les autos sont impressionnantes, ce qui rend mon Tour Auto 2019 inoubliable, ce sont les circuits. Des noms mythiques : Dijon Prenois, Nevers Magny-Cours, Le Mans Bugatti, et puis Charade. Ce dernier est peut-être le moins médiatisé, mais finalement, il est probablement le plus beau à mes yeux : vallonné, technique, étroit, coincé entre les sommets du Puy-de-Dôme sur les hauteurs de Clermont-Ferrand, jouant avec le relief de manière intelligente et envoûtante. Et malgré la pluie et la grêle, un circuit sur lequel tous les pilotes se sont élancés sans hésiter, comme si les voitures se riaient de la colère des éléments.

Quant au circuit du Mans, c’est sûr, entendre virage Porsche, les Hunaudières, Chicane Dunlop, virage de la Chapelle… Des noms que tout amateur de voitures connaît, et qui font vibrer dès qu’on les prononce. Alors, arpenter les abord de ce tourniquet mythique, cela reste aussi un magnifique souvenir, même si ce circuit paraît moins adapté aux anciennes. Batailles, dépassements et autres mises en appui font cependant le bonheur de tous.

Mais sur tous les circuits, les mécaniques sont mises à rude épreuve. Lignes droites, virages larges, et sorties de routes globalement sécurisées et aux conséquences limitées : les circuits encouragent le pilote à pousser sa machine qui, à son âge, peut être capricieuse.

Deauville

Tout le petit monde du Tour Auto 2019 arrivait à Deauville, à deux pas du Grand Hôtel et de la plage. Le temps de saluer tout le monde et l’on repart, fatigués de nuits trop courtes, de longues distances, mais heureux d’avoir pu assister à une épreuve qui n’a pas son pareil, grandiose, exaltante.

En guise de conclusion

Je voudrais remercier, bien sûr, Benjamin, Vincent, Gaultier, Toma, Antoine, Joris et tous ceux que j’ai croisé à l’occasion du Tour Auto 2019. Mais je voudrais faire un remerciement spécial à Thomas, qui, bloqué chez lui suite a un accident, nous a permis de dormir à Vincent, Gaultier et moi, en suivant l’action sur son PC, en intégrant nos photos aux articles qu’il rédigeait, en étant la plume qui vous permettait de découvrir chaque matin les événements de la veille. Merci les gars, et surtout, merci à vous, chers lecteurs, qui avez été si nombreux à suivre ce Tour Auto 2019 sur News d’Anciennes.

Voici encore quelques souvenirs de cette édition 2019. Pêle-mêle…

Fabien
Un lion et un cheval cabré m'ont fait aimer les voitures de mon enfance... Un livre, «La maîtresse d'acier» de Pierre Coutras, et des légendes, Fangio-Moss-Hawthorn, m'ont conduit à me passionner pour des bolides plus ancien.
A mon tour de partager avec vous.

2 commentaires sur “Mon Tour Auto 2019 par Fabien”

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