Les Bugatti partent mais derrière ça coince lors de la vente Osenat de Strasbourg

Ce week-end se tenait la vente Osenat de Strasbourg. Une première dans le cadre d’un salon qui tenait aussi sa première édition. Le catalogue était prestigieux mais les résultats restent un peu modestes.

La vente Osenat de Strasbourg

49 lots d’automobilia et quelques automobiles superbes étaient proposées à la vente. Une vente qui a été un beau succès concernant la collection Feidt qui constituait l’attraction principale, mais beaucoup moins concernant les autres lots.

Les stars de la vente

La grosse estimation

La plus grosse estimation de la vente était une Bugatti Type 35B. Pas entièrement authentique, elle est quand même fabriquée à partir de nombreux éléments d’époque. Estimée entre 400.000 et 600.000 €, ce joyau de la collection Feidt part à 521.880 €.


La magnifique collection Feidt se vend bien

La collection Feidt était le centre de la vente. Commencée avec des Citroën, cette collection faisait plutôt la part belle aux Bugatti.

La première était une Type 23 Brescia dont la reconstruction est à terminer. Estimée entre 80 et 100.000 €, elle part plus bas à seulement 60.000 €.
En plus de la 35B deux autres 35 étaient au catalogue, deux autos construites en Angleterre avec des assemblages d’éléments authentiques et de pièces de reconstruction. Seule la verte, estimée entre 300 et 400.000 €, part, pour 336.000 €.
Une Type 51 est aussi au catalogue, et elle aussi est construite à partir de pièces anglaises. Elle était estimée entre 350 et 500.000 € mais s’arrête à un plus modeste 342.000 €.

Du côté des Bugatti routières de la collection Feidt proposée par Osenat de Strasbourg on trouvait Type 46. Construite à partir de pièces venant d’une voiture accidentée, d’un châssis neuf et d’une carrosserie évoquant directement la Royale Coupé Napoléon elle était estimée entre 350 et 450.000 € et part à 384.000 €.
Même type d’assemblage pour la Type 49 qui n’en a que les roues et le moteur. Estimé entre 320 et 380.000 € elle part pour 360.000 €. La seconde Type 49 ne se vend pas.
Enfin la Bugatti Type 57 Galibier. Avec son moteur d’origine, des carbus inversés sont également une modification d’après-guerre. Estimée entre 350 et 550.000 €, elle est vendue 431.320 €.

Quelques non-Bugatti faisaient aussi partie de la collection Feidt. La Citroën 5CV Trèfle, à remettre en route, était estimée entre 8 et 12.000 € et part pour 9600 €. Toujours chez Citroën, une C4 B14 Torpédo, à remettre en route également et estimée elle aussi entre 8 et 12.000 € est vendue 8520 €. Encore chez Citroën, la Traction 11 B estimée entre 7 et 9.000 € ne se vend pas.

On continue avec une Renault NN, qui ne part pas non plus. La Unic J3L2 de 1920, estimée entre 9 et 13.000 € grimpe à 11.400 € tandis que la Jeep Willys de 1944, estimée entre 8 et 11.000 € part pour 13.800 € et la monoplace artisanale, à moteur R16, est vendue 4800 €.


Une collection de très belles autos mais pas de belles ventes

Une seconde collection était proposée lors de la vente Osenat de Strasbourg. Des autos luxueuses et désirables mais deux seulement sont vendues :

  • La Triumph Roadster 2000 à remettre en route, estimée entre 28 et 30.000 € part pour 28.000 €
  • La Fiat 2300 S Coupé, encore à remettre en route, estimée entre 20 et 25.000 € grimpe jusqu’à un beau 27.600 €

Des autos pour la bonne cause

Fréquent aux USA, les ventes pour des œuvres caritatives sont rares en France. La vente Osenat de Strasbourg avait réservé plusieurs lots dont les honoraires sont allé à Agir Contre le Cancer.

La Benjamin Torpedo Sport, estimée entre 16 et 22.000 €, la Peugeot 172 M de 1927, un projet de restauration à mener à bien estimé entre 6 et 8.000 € les deux 2CV, une Dolly estimée entre 8 et 10.000 € et une Club estimée entre 10 et 15.000 € ou encore la Bugatti Type 51 Grand Prix, une réplique construite en Argentine par Pur Sang estimée entre 200 et 250.000 € étaient concernées… mais aucune ne se vend…

 

L’insolite franco-allemande en change pas de main non plus

L’insolite de la vente était elle aussi vendue en faveur de Agir contre le Cancer. C’était la Porsche 914 “Murène”, une 914/6 carrossée par Heuliez et présentée au salon de Paris 1970. Restée dans les réserves Heuliez juqu’en 2012, elle était proposée avec une estimation fixée entre 180 et 220.000 €. Malgré l’originalité de l’auto et la possibilité d’acheter une auto unique, elle e se vend pas.

Une affaire ?

La bonne affaire aurait pu être une Bentley Turbo R. Estimée entre 15 et 20.000 € elle reste pourtant à quai…

Tous les résultats de la vente sont à voir ici.



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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

2 commentaires sur “Les Bugatti partent mais derrière ça coince lors de la vente Osenat de Strasbourg”

  1. Les voitures, souvent belles, qui ne partent pas lors des enchères …. la faute à qui ?
    – Le marche ? Il n’est pas saturé mais les offres sont de plus en plus nombreuses ! Et plus l’offre est grande ….
    – Les vendeurs ? À force d’entendre dire que les voitures qui ont quelques années sont un meilleur placement que les actions …. beaucoup pensent qu’ils ont un trésor dans leur garage.
    Conclusion, beaucoup de vendeurs veulent absolument toucher le jack pot d’ou des estimation surestimées et des voitures qui retournent dans le garage !

  2. C’est vrai que pour les anciennes il y’a de moins en moins de vrais passionnés mais des investisseurs. Moi jamais je ne vendrai ma 2cv, je l’ai entièrement restauré avec l’aide de mcda (méhari côte d’azur) qui sont de vrais passionnés.

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