Comparateurs, Vente de Pièces, quand les généralistes s’intéressent aux anciennes

Il y a encore quelques années, on pouvait réellement séparer le monde de l’automobile ancienne et le monde des automobiles de tous les jours. Les pros n’étaient pas les mêmes, les produits et sources d’approvisionnement étaient spécifiques. On arrivait même à un certain cloisonnement des deux milieux. Mais internet a fait voler en éclat ces limites. L’occasion de s’intéresser à quelques enseignes qui ont sauté le pas.

Déjà, il faut dire qu’elles ne l’ont pas fait pour rien. Le monde du véhicule de collection est un marché. Et un gros marché qui représente près de 4 milliards d’euros. S’il reste faible comparé au marché global des véhicules, il n’en reste pas moins que certains y ont vu une opportunité de business. On ne va pas se mentir, les marques qui se lancent dans l’ancienne ne le font pas par envie de préserver le patrimoine roulant. On fait un tour rapide avec quelques exemples concrets.

1 : Les centres autos et les enseignes de garages

Dans cette première catégorie on peut quand même regarder les choses au cas par cas. Dire que les concessionnaires ne s’occupent plus des anciennes est globalement vrai, surtout que peu de marques développent un réel catalogue de pièces pour leurs anciennes. Les allemands sont forts dans ce domaine. Pour les autres… si votre auto n’est plus au catalogue depuis plus de 10 ans, bonne chance ! Par contre, nombre d’agents des grands constructeurs ont conservé des structures avec des mécanos aguerris, qui ont donc conservé leur savoir-faire. Ils peuvent représenter de bonnes adresses.

Concernant les centres autos, on se contentera souvent du strict minimum. Aucun problème pour vous faire votre vidange, mais pour certains entretiens, si la pièce ne vient pas du réseau officiel et de votre coffre, on vous refusera votre auto ! A prendre donc avec des précautions, n’y allez pas parce que dans celui à côté de chez votre oncle on sait faire. Renseignez vous pour savoir si quelqu’un est qualifié à l’intérieur.

Seule exception, le réseau Top Garage. C’est pour le moment le premier à avoir labellisé certains de ces garages entretenant un savoir-faire spécifiquement dédié aux anciennes. Une initiative qu’on aimerait voir se généraliser. On en parle dans cet article.


2 : Les comparateurs d’assurance

Que les assurances ce soient mises aux anciennes, ce n’est pas nouveau. On sait qu’il existe même des contrats spécifiques pour les anciennes. On revient plus longuement sur ces assurances dans ce dossier.

Mais depuis quelques temps les comparateurs d’assurance s’y sont mis. Un exemple avec les assurance voiture ancienne LeLynx.fr. On remarquera quand même que ces comparateurs sont un peu limité. Dans le cas de la Simca 1100 par exemple (elle sert souvent d’exemple, vous pouvez la découvrir en cliquant ici) on arrive vite au bout du système. Déjà il faudra chercher chez Talbot et pas chez Simca, se limiter au modèle spécial… et du coup on a pas accès aux années modèles d’avant 1971. Dommage.

Cela dépend vraiment des marques et modèles. Exemple, la DS de 1965 sera reconnue assez vite, mais la Traction n’est pas au catalogue !

3 : Les sites de vente de pièce

Là aussi on s’intéresse aux anciennes… pour peu que le fournisseur réponde. Ce n’est pas la demande qui crée la mise en ligne de produits pour les anciennes. Vous vous doutez que ce n’est pas l’énorme marché des plaquettes de freins pour telle ou telle auto qui fait que des géants comme Oscaro les proposent.

On trouve cependant beaucoup de références pour nos anciennes. Principalement des pièces d’usure. Les plaquettes de freins de notre Simca 1100, qu’on a une fois de plus retrouvé chez Talbot, ne sont pas un problème. Par contre dès qu’on s’attaque aux pièces pour les tambours… aïe. On peut donc trouver beaucoup sur ces sites. Mais pour une restauration complète, le recours à des spécialistes reconnus du monde de l’ancienne sera obligatoire.

4 : Les pneus

Si on écoute les pubs autos à la radio (dans sa Simca, on ne change pas une équipe qui gagne) on entend des comparateurs d’assurance, des vendeurs de pièces, des centres autos… et des plate forme de vente de pneumatiques.

Là on se retrouve face à deux interlocuteurs. Les enseignes physiques et les sites internet. Que ce soit sur l’une ou sur l’autre, il faudra vous armer de patience. En effet niveau référencement web on bosse bien et même avec les dimensions, il n’est pas rare de tomber sur des sites qui ne proposent pas les pneus pour nos anciennes. Par contre en passant en magasin et en tombant sur un vendeur de bonne volonté, après un ou deux coup de fil on trouvera même des grandes marques.

Parce qu’il faut avoue que sur Internet, on est parfois déçu. Même l’un des plus connus du secteur, allopneu pour ne pas le citer, passe du 12 au 15 pouces sans passer par les 13 pourtant très répandus. Pour l’anecdote, on est aussi allé voir la troisième option “400”. En fait c’est en mm et ce sont des pneus pour 2cv.


5 : Les vendeurs d’automobiles

Si pendant des années les vendeurs d’autos de collection étaient vus comme des vendeurs de “très vieilles occasions” c’est désormais devenu un marché à part entière. Certains grands groupes ne s’y trompent pas et se sont engouffrés dans la brèche.

Un bon exemple se trouve dans les Alpes. Le groupe Jean Lain regroupe des concessions VW, Skoda, Audi, Seat, mais aussi Hyundai ou Lexus… En parallèle Jean Lain Vintage a été créé, avec un atelier de restauration pour proposer des autos superbes et en bon état. Quelques clés du succès de l’affaire :

[…]créé en 2011 pour répondre à la demande de nos clients passionnés de véhicules de collection. […] Avec près de 400 % de progression depuis 2002 et des véhicules dont le prix a été multiplié par 2,75 entre 2008 et 2014, la voiture de collection représente un excellent placement financier et n’est pas assujettie à l’ISF. Une excellente raison de vous faire plaisir tout en optimisant la gestion de votre patrimoine.

6 : et plein d’autres exemples

Les exemples ne se limitent pas à ces cinq points, très importants dans le milieu automobile. On citera par exemple le detailling. Les enseignes comme Meguiars ou GS27 que l’on trouvait auparavant plus près des 206 Tunées que des 250 GTO sont désormais très visibles dans les grands salons et les showrooms.

Même dans la presse… Sport Auto par exemple a amorcé la pompe de l’ancienne (très présente dans l’esprit des journalistes) avec un sujet par numéro… avant de sortir un magazine dédié ! On en parle ici. Et puis c’est la même chose pour Auto Plus Classique… et quelques autres titres indignes que l’on taira.

 

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes

Passionné d’automobile ancienne, il a créé News d’Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.

Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu’elles sont un peu plus rapides !


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