Grand-Prix Rétro du Puy Notre Dame 2017 : la machine à remonter le temps !

H.G. Wells avait raison ! Voyager dans le temps est bien possible. Ce week-end, très nombreux ont été celles et ceux qui sont partis pour ce périple (in)temporel à l’occasion du Grand-Prix Rétro du Puy Notre Dame 2017, 21e édition.

Samedi 22 juillet 2017, 7h00 au Puy Notre Dame, pas loin d’où était passé Benjamin dans son road-trip en Anjou, à proximité de Saumur. Quelques tentes, quelques véhicules sur des remorques ou stationnés à proximité du logement temporaire de leur propriétaire. Tout est silencieux lorsque je suis accueilli par Emmanuel Lepidi, l’organisateur de ce Grand-Prix Rétro du Puy Notre Dame 2017. L’homme, un grand sourire aux lèvres, me propose de suivre le rallye du samedi 22 juillet de l’intérieur, puis me remet mon badge qui me permettra d’être identifié par les commissaires de piste lors des courses de ce week-end, du 22-23 juillet 2017. Si l’ambiance est aussi sympathique que cet accueil, le week-end s’annonce des meilleurs !

Les véhicules commencent à arriver, à descendre des remorques. Peu à peu, la zone d’accueil prend vie et ces images, ces bruits et ces odeurs, deviennent les paramètres de programmation de cette fameuse machine à remonter le temps. Nous devons changer nos repères.

Quelques mots échangés avec des pilotes dont certains déjà rencontrés auparavant, comme Hugo au Legend Café et sa « Flying Banana », une Austin Seven jaune, de manière à trouver l’engin qui m’emmènera entre un demi-siècle et un siècle en arrière. Ce sera finalement une Bugatti Type 13 « Brescia » de 1925, véritable mythe automobile qui m’emmènera sur les routes du Saumurois (49) et du Thouarsais (79). Mais cette épopée mérite à elle seule un article, qui est visible en cliquant ici.

Tout est donc prêt pour le Rallye, par les routes départementales auxiliaires, communales et autres chemins vicinaux entre Le Puy Notre Dame et Thouars où nous attend une pause déjeuner.

Des pauses pour les pose pendant le rallye

Lors des deux pauses au cours du rallye, l’une en milieu de matinée et la seconde vers 13h, les véhicules sont garés et refroidissent tranquillement, ce qui permet au visiteur d’admirer ce parc d’exception. Donc outre Bugatti et Austin, sont dignement représentées des marques qui fleurent bon l’âge d’or des pionniers de l’automobile : Delage, Darmont, Sandford, Riley, MG, Lancia, Morgan, Amilcar, Rosengart, BSA, Austin et j’en passe ! La liste est si longue, synonyme de diversité, et donc d’intérêt pour le passionné ou le novice.


A côté de ces autos, cette manifestation met également à l’honneur les motos. Des marques pour beaucoup, elles aussi, disparues, dont Monet & Goyon qui fête cette année son centenaire, Fabrique Nationale (ou FN Herstal alors que la marque fabriquait encore autre chose que des armes), Norton, Peugeot, Koehler-Escoffier, BSA… Les marques Velocette et AJS étaient aussi présentes via, ni un club, ni une association, mais toute une famille de passionné(e)s, avec deux « mets de choix » :

  • La Velocette 350KTT de 1930, modèle Tourist Trophy qui fut notamment pilotée par André Naudon et qui a détenu le record du kilomètre lancé à Arcachon en 1931 avec 172 km/h !
  • Un prototype AJS, (n°14) de 1927, alors que la moto ne fut commercialisée qu’en 1928.

Retour sur le Puy Notre Dame toujours à bord de la vieille dame de Molsheim… Quels moments passés dans ce mythe automobile, si bien que c’est à regret que j’en descends une dernière fois. Mais là encore, tous les ingrédients sont là pour continuer cette immersion dans la première moitié du 20e siècle !

Une exposition qui sort de l’ordinaire !

En attendant les premières démonstrations du Grand-Prix Rétro du Puy Notre Dame 2017, je m’attarde sur les stands montés pour l’occasion dans le sous-bois jouxtant la Mairie.

En général peu croisés lors des manifestations, des camions et utilitaires ont fait le déplacement. Un vieil Unic de 1914 est probablement le plus ancien véhicule présent. A proximité du Renault EP 1916, carrosserie « fourragère » en état sortie de grange, un homme d’âge respectable m’explique qu’il s’est cassé le poignet en lançant le moteur de ce camion à la manivelle. C’est aussi cela le Grand-Prix Rétro du Puy Notre Dame : un lieu d’échange d’anecdotes et de transmission de souvenirs.

A proximité, un stand superbe, et très fréquenté (euphémisme !), avec reconstitution de scènes. A l’occasion des 100 ans de la marque de motos Monet-Goyon (1917-1959), une vingtaine de machines sont présentées conjointement par le Moto Club Monet Goyon Koehler Escoffier et le Musée Monet-Goyon de Melle dont les conservateurs, M. et Mme Gagnaire, étaient présents. Célèbres, anciennes, ou dernier prototype produit par la marque (la Pullman), ces pièces sont exposées et pour certaines participent aux démonstrations du Grand-Prix Rétro du Puy Notre Dame 2017. Pour les amoureux de la marque, notez que vous les retrouvez en terre Lyonnaise en Novembre pour Epoqu’Auto.


Enfin, le paddock, ou les prémisses des démonstrations qui vont se dérouler du samedi fin de journée au dimanche soir. Sur un circuit en ville de 1,5 km les concurrents vont rouler sur un parcours varié, avec 3 grandes lignes droites, des chicanes, une épingle et des virages serrés dont un entre les murs du centre-ville, partiellement pavé.

Chaque démonstration est ouverte par un pace-car, gendarmes à l’appui, qui vérifie l’état du circuit et rappelle les consignes de sécurité : bien qu’il n’y ait pas vraiment de classement, les véhicules et leurs pilotes sont là pour faire le show et l’âme de compétiteur qui sommeille en chacun d’eux a tendance à vouloir s’exprimer. Accélérations, dépassements, dérapages, pannes et autres figures imposées peuvent présenter un danger pour le public s’il ne respecte pas ces consignes. Mais, bien à l’abri des ballots de paille largement dimensionnés, le spectateur respectueux ne boudera pas son plaisir : la vue, l’ouïe et l’odorat seront sollicités intensément !

Et rassurez-vous, l’organisation a géré les choses de façon à ce que, malgré une foule dense d’amateurs, chacun trouve sa place pour apprécier au mieux l’évolution des véhicules, le circuit s’ouvrant entre les démonstrations afin de laisser tout ce monde trouver le coin idéal d’observation.

Les démonstrations du Grand-Prix Rétro du Puy Notre Dame 2017

Au Grand-Prix Rétro du Puy Notre Dame 2017, 6 plateaux se succèdent   :

  • Motos catégorie 1 (les plus puissantes)
  • Motos catégorie 2
  • Auto Sportives d’avant-guerre
  • Cycle-cars
  • Tricycle-cars
  • Side-cars
    Outre la polyvalence auto-moto de la manifestation, où tout amateur de sport mécanique vintage trouvera son bonheur, le Grand-Prix Rétro du Puy Notre Dame présente ce plateau de side-car dont les évolutions sont rares et toujours très spectaculaires. On s’y régale de voir le ballet des side-caristes où le pilote gère principalement la vitesse et la trajectoire du side-car et son « singe », terme consacré pour désigner le passager, prend des poses improbables. Ces poses sont nécessaires plus particulièrement pour assurer une répartition idéale du centre de gravité de la machine essentiellement en virage, d’une part, et pour permettre une vitesse maximale en ligne droite en cherchant à limiter au maximum sa prise au vent, d’autre part.

Dimanche soir… La machine à voyager dans le temps revient à son point de départ. Chacun, exposants, pilotes et machines ainsi que spectateurs, reprennent la route, pleins de souvenirs pour les uns, de rêves pour les autres et d’envies pour d’autres encore. Tous heureux de ce qu’ils ont vécu, laissant Emmanuel, toute l’équipe de bénévoles et la commune du Puy Notre Dame, penser à la 22e édition du Grand-Prix Rétro du Puy Notre Dame qui promet d’ores et déjà d’être à nouveau un formidable moteur à souvenirs !

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Fabien
Un lion et un cheval cabré m'ont fait aimer les voitures de mon enfance... Un livre, «La maîtresse d'acier» de Pierre Coutras, et des légendes, Fangio-Moss-Hawthorn, m'ont conduit à me passionner pour des bolides plus ancien.
A mon tour de partager avec vous.

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