Essai d’une Seat Ibiza SXI : L’espagnole au look italien et au cœur allemand!

C’est fou comme l’on peut être attiré par les versions sportives des citadines ! Pourquoi? La réponse est simple : elles ont ce qui manque à la voiture de monsieur toutlemonde ! Et c’est en général avec une certaine fierté que l’on précise son diminutif sportif ! Direction l’Espagne, chez Seat pour voir ce qu’il nous propose : l’Ibiza SXI !

La Seat Ibiza, une histoire qui dure

L’Ibiza est née en 1984 et sa lignée continue de nos jours avec la 4ème génération. Cette voiture largement distribuée par la marque est connue de tout le monde ! Pour ceux de ma génération, on se souviendra notamment de la publicité réalisée pour la seconde génération avec Lara Croft ou encore, celle vantant sont système de climatisation.

A l’origine, elle destinée à être la nouvelle Golf II, mais le dessin de Giorgetto Giugiaro (l’italien auteur du dessin de la Golf I) a été refusé et a donc permis à Seat de créer son premier modèle inédit ! Sans bouleverser les règles de l’époque, à sa sortie l’Ibiza est proposée avec deux motorisations essence 1.2L et 1.5L System Porsche et une motorisation diesel 1.7L hérité de Fiat.

Ce n’est qu’en 1988 que la SXI verra le jour. Pour cette version, Seat conserve son moteur 1.5L mais remplace son carburateur par une injection électronique, le tout ayant été conçu par le bureau de consulting Porsche, et ça se voit : c’est marqué dessus ! Comme pour les autres, on retrouvera le “starter pack GTi” : seront ajoutés des élargisseurs d’aile, des bandeaux de porte avec le liseré rouge, des jupes latérales, un béquet et le logo SXI visible sous tous les angles de la voiture. Et on peut le dire : ça lui va bien!

L’essai de la Latine

Look typique

En voilà une autre qui a du caractère qui arbore ce liseré rouge caractéristique des petites bombinettes avec fierté : La Seat Ibiza SXI ! On retrouve  évidement ce liseré sur la 205 GTi et sur la calandre Golf GTi.

Les années 80, époque du plein essor des lignes droites dans le design automobile. Le modèle que nous avons essayé est 1989 et a été intégralement restauré par son propriétaire. Après environ 6 sans sous bâche, tout a été revu : de la carrosserie aux trains roulant en passant par la sellerie et le moteur, cette auto est dans un état impeccable !

Sobre et efficace, on retrouvera sur l’Ibiza l’inspiration “Golf” comme prévu par son dessinateur initialement. Elle est à mi chemin entre la Golf et la Polo de l’époque : ligne générale très similaire, capot plus court que sur une Golf, et des feux avant carrés lui donnent un coté de modernité (pour l’époque) en parallèle avec les feux ronds de ses cousines allemandes. Il est à noter que la calandre de l’Ibiza SXI est spécifique au modèle et a priori une des pièces les plus compliquées à trouver en état neuf à l’heure actuelle.

Intérieur sobre allemand

A l’intérieur, pas de superflu et le tout est en plastique parce que c’est pas cher, léger et c’est à la mode du moment ! L’ensemble de la planche de bord, même réduite au strict nécessaire présente une bonne ergonomie, pas besoin de se pencher ou de sortir de son siège pour aller régler le chauffage. Ce qui est inhabituel par contre, ce sont les commodos en forme de bouton sur une console derrière le volant, perturbant à première vu mais innovant, on ne risque plus d’enclencher un clignotant en tournant la main dans le volant.

Sous le capot, les mots qui rajoutent des chevaux

Quand on ouvre le capot pour inspecter le cœur de cette espagnole, deux mots inscrits sur le cache culbuteur ne peuvent que vous laisser pantois : “System Porsche” ! Rien que ça ! Mais contrairement à la légende, ni les inscriptions, ni la couleur des fils d’allumage n’ajoutent de chevaux supplémentaires. Ainsi, malgré ses lettres de noblesse, le 1.5L de la SXI ne développe que 100 cv, soit un cran en dessous des autres GTi de l’époque (ex : 205 GTI 1.6L : 105 cv ; Golf I GTi : 112 cv ; Ritmo Abarth : 130 cv).

Direction le tarmac

Derrière le volant de l’Ibiza SXI

Une fois ceinturé, il faut s’habituer aux commandes derrière le volant, c’est spécial mais ça fait son petit effet parce que ce n’est pas courant du tout. La position de conduite est très correcte, l’avant du siège est légèrement relevé ce qui nous maintient bien les jambes et le volant est bien positionné.
La boite courte de 5 rapports lui octroie une bonne polyvalence quelque soit le lieu où l’on roule. Simple et maniable, la voiture se conduit presque toute seule et se laisse manœuvrer sans effort. Pas trop raide, pas trop souple, Seat a trouvé le bon compromis pour cette Ibiza SXI. Seul bémol, la voiture est relativement mal isolé phoniquement et le moteur est bruyant.

En enfonçant la pédale de droite

Pour rappel, il n’y a “que” 100 cv ce qui est un peu faiblard comparé aux autres de la catégorie. Ce n’est pas ce qui l’empêche d’atteindre le 0 à 100 en presque 10 secondes. L’enchaînement des rapports se fait sans le moindre accroc et la boite courte nous permet de bonnes reprises en sortie de courbe.

Mais pour ce qui est de l’enchaînement de courbes, ce qui fait défaut à cette auto : sa direction. Présentant un peu de jeu, il est compliqué d’être très précis, mais à la différence de la Sunny que nous avons essayé, on la sent ce qui permet d’ajuster le tir et on notera également en amont l’efficacité des freins sur cette auto qui permettent d’appréhender correctement son virage. La performance et la tenue de son châssis issu de l’expérience de la Golf, contrebalancent également cette légère lacune dans la direction. La faute est à moitié pardonnée.

Une fois n’est pas coutume, l’Ibiza a quasiment tout ce qu’il faut pour aller chatouiller les plus grandes, mais il lui manque la réactivité que l’on est en droit d’attendre d’une petite sportive. Malgré ce petit manque, cette voiture reste très amusante et agréable à conduire.

Conclusion

La Seat Ibiza SXI a le look qui colle avec son nom, mais qui n’a malgré tout pas le niveau par rapport aux autres GTi essayées sur News d’Anciennes, et c’est normal. Il faut savoir que ces dernières n’était pas la cible concurrentielle visée. En effet, la SXI visait les “GTi entrée de gamme” telles que la 205 rallye ou l’AX sport.

Seat a donc joué sur le look et sur le coté abordable de sa voiture en la proposant 15 % moins chère que la 205 GTi 1.6L, et à l’époque, 12 000 Frs c’était pas rien !

Conduire une Seat Ibiza SXI

Difficile à dire combien de SXI sont sorties des chaînes, mais encore plus difficile de savoir combien sont parvenues jusque nous ! L’auto est rare… mais pas chère ! Elle souffre d’un réel déficit d’image face aux autres GTI.

Du coup, sa côte est faible. Comptez moins de 3000 € pour un modèle en bonne forme. Par contre les autos parfaites sont rares… encore faut-il en trouver une !

Image
Entretien
Facilité de conduite
Facilité de prise en main
Plaisir de conduite
Les Plus Les Moins
Look GTi marqué Direction pas digne d’une sportive
Une auto “facile” Peu puissante
Voiture abordable Bruyante
Note Totale

Merci à Florent pour nous avoir permis d’essayer cette voiture atypique.

 

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Pierre
Rédacteur à News d'Anciennes
Chauffeur officiel pour les travellings, il lui arrive de passer derrière le volant.
Propriétaire, de 4L, d'Alfa GTV, malheureusement pas grand chose en état de rouler !

3 commentaires sur “Essai d’une Seat Ibiza SXI : L’espagnole au look italien et au cœur allemand!”

  1. Il y avait écrit Porsche sur la lunette arrière … Et du haut de ma dizaine d’années, cela faisait toute la différence ! Merci pour cet essai un peu atypique et les photos !

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