Nissan Sunny GTI, à la croisée des mondes : une GTI du soleil levant

Le simple fait d’entendre “GTI” peut évoquer beaucoup de choses : rêves, souvenirs, puissance… Le Japon nous a envoyé une des siennes : La Nissan Sunny GTI ! Une voiture de manga, mais en vrai.

Après la Golf GTi MK1 ou la 205 GTi que mes collègues ont eu l’occasion de vous présenter, imaginez un dimanche grisonnant, sous une couette devant une série B et il arrête de pleuvoir : on sort faire un tour en Nissan GTi !

Brève histoire de la Nissan Sunny GTI

Issue d’une longue lignée de Sunny qui a débutée en 1966, c’est sur la base du coupé B12 que cette GTI est créée. Produite des années 85 à 90, très peu verront le soleil français car il s’agissait de modèles importés. Concernant ces importations, ce sont surtout les breaks et les coupés qui ont été concernés. Les lignes de la Sunny coupé, réalisées uniquement avec un crayon et un double décimètre, sont la volonté conservatrice du chef du département de design de Nissan de l’époque. Problème, cela a entraîné des ventes de plus en plus faibles.

Essai de la Nissan Sunny GTI 1.6L 16v

A l’extérieur, une petite atypique

On va pas se mentir, cette voiture a un look d’ovni ! La voiture est dans son état d’origine et très bien conservée, et pour trancher avec la version coupé, la GTI se voit dotée de jupes latérales supplémentaires, d’un béquet, de feux anti-brouillard jaunes (typique des voitures importées, en général c’est un ajout des importateurs) et de jantes aluminium bi-colore qui ressemblent à des enjoliveurs.
Bien que relativement petite la voiture semble longue d’une part grâce à ses lignes et d’autre part parce qu’elle n’est pas très large. On est loin des bombinettes européennes et malgré tout, on sent que cette voiture vient d’une autre époque et d’un autre monde, les yeux se tournent parce que ce n’est pas courant !

A l’intérieur, entre austérité… et tristesse

Quand on rentre à l’intérieur, pas de superflu et on ne déroge pas à la règle du chef, on trace les traits avec une règle ! Le tableau de bord est minimaliste avec uniquement les quelques éléments nécessaires à la conduite et de confort de base. Les places arrières ne sont pas destinées à loger des quarterbacks, normal pour un coupé, mais je déconseille également pour des enfants de plus de 12 ans. On continue d’oublier le coté pratique avec la Sunny GTI : quand on ouvre de coffre, on a un beau volume mais avec un petit accès et très profond… Pour les vacances, délaissez la grosse valise et privilégiez les petits sacs. Mais bon après tout… C’est un coupé GTI, pas un break familial, le but c’est de se faire plaisir au volant, alors on y va !

“Petit” moteur mais puissance correcte

En passant outre l’austérité et la simplicité sous le capot se dévoile un 1.6L 16v twin cam de 120 cv ! La berline essence ainsi que le coupé classique étaient également équipés d’un 1,6L mais avec seulement deux soupapes par cylindre et ne développant que 84 cv. Il fallait au moins ça pour mériter l’appellation GTI ! Du coup, la Sunny GTI est, en 1985, plus puissante que la mythique Peugeot 205 GTI, à cylindrée équivalente !

La Nissan Sunny GTI sur la route

Première chose, c’est bas ! Bon on démarre, 1 tonne et 120 cv : sur le papier, ça sonne bien. Le 0 à 100 en 8 secondes et on attaque tout de suite sur une petite route en lacet ! On est sur un moteur atmosphérique japonais, donc ça prend des tours mais il faut aller les chercher si on veut ressentir quelque chose. Il faut atteindre les 4500-5000 tr/min pour voir apparaître un sourire sur le visage, le bruit du 4 cylindres commence à nous rappeler sa présence et on enchaîne les courbes ! Il faut rester dans les tours (jusqu’à 7500 tr/min, ça passe) pour que la voiture réponde rapidement quand on la sollicite.
Ce qui fait lever le pied : c’est la souplesse de la direction car on ne la sent pas réellement et le freinage qui est vraiment léger, il faut anticiper comme ils disent.

Une fois sorti des routes en lacet, on réduit l’allure et les tours pour apprécier la Sunny GTI en conduite traditionnelle. C’est à ce moment là que la Sunny devient perturbante : une facilité et un confort de conduite déconcertant ! Elle se conduit comme une citadine de nos jours souple et sans à-coups, on se croirait dans une “vulgaire” Clio dCI …

A bas ou mi-régime, on ressent l’aspect confort de la voiture, direction légère (agréable ici), boite correctement étagée, on roule sans problème en 4ème en agglomération. La sonorité du 1.6L hurlant a laissé sa place au calme plat et même à 90 km/h à 3500 tr/min on peut discuter tranquillement avec son passager sans hausser la voix. La Sunny GTI se laisse vivre… Pour un daily driver elle serait parfaite.

Conclusion

Pour conclure, cette Sunny GTI ne rime pas avec “Légende”. Sa rareté due à l’importation de suscite pas forcément l’envie. Pas commune avec son style de bande dessinée japonaise des années 80, elle fait tourner la tête parce qu’elle ne ressemble à rien de connu, et qu’il y en a eu très peu en France.
Son manque de charisme et de prestance est palpable rapidement. Visuellement, il n’y a pas de juste milieu : on aime ou on déteste ! Cela dit, cette voiture ravira les personnes qui souhaitent se démarquer et profiter d’une petite sportive agréable et unique en son genre dans nos régions du globe.

Conduire une Nissan Sunny GTI

Comme évoqué, cette voiture est particulièrement simple à conduire été peut être utilisée comme daily. Malgré un nombre relativement faible de modèles importés (environ 200 en France) les pièces de rechange sont très facilement trouvables et à prix très raisonnable. Pour information cette Nissan a été vendue dans la semaine suivant notre essai pour environ 5000 €.

Image
Entretien
Facilité de conduite
Facilité de prise en main
Plaisir de conduite
Les Plus Les Moins
Auto atypique Auto atypique
Prix abordable Austère
Confortable Performante mais pas GTI
Note Totale

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Pierre
Rédacteur à News d'Anciennes
Chauffeur officiel pour les travellings, il lui arrive de passer derrière le volant.
Propriétaire, de 4L, d'Alfa GTV, malheureusement pas grand chose en état de rouler !

6 commentaires sur “Nissan Sunny GTI, à la croisée des mondes : une GTI du soleil levant”

  1. Bonjour,

    Je suis l’heureux propriétaire d’une Sunny Coupé Gti 1.8. Elle développe 129 cv, c’est à dire guère plus que la 1.6 mais à un couple un peu plus élevé à un régime inférieur. C’est une auto que j’utilise régulièrement et je retrouve mon constat dans votre bel article. C’est une auto à mon gout trop peu connue.
    Vous parlez de 200 autos importées en France. Les 1.8 sont comptabilisées dedans ?

    En tout cas mille merci pour ce reportage.

  2. Bjr je suis propriétaire d une nissan sunny coupe gti, je suis à la recherche de certaines pièces (agrafes carrosserie aile arrière droite )c est pour fixer la joue de carrosserie en fibre ,il me manque aussi la tringle de pare choc avant passage de roue.tel 0629175458.je n arrive pas à trouver les pièces détachées

      1. le mieux pour toi c’est de trouvez une voiture complète même hs.comme cela tu auras les pièces.je possèdes une sunny gti de 1987 avec seulement 45 000kl .entièrement d’origine .un régal a conduire et rare.et surtout fiable pas comme certaine bombinette de cette époque

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