Les insolites de Retromobile 2017

Chaque année, le salon Retromobile dispose de multiples stands et autres exposants. Ceux-ci regorgent toujours de véhicules en marge des canons de beauté, de créativité et dont l’histoire est parfois étonnante. Voici donc un tour d’horizon des modèles rares, décalés mais surtout insolites de l’événement .

Commençons tout d’abord par les constructeurs, qui avaient décidé de jouer le jeu. On commence par les constructeurs français, qui avaient déjà eu leur article, à voir ici. Chez Citroën par exemple, l’heure était à la voiture de parade. A partir d’une CX 2400 Prestige construite en 1980, le carrossier Chapron réalisa au début de l’année 1981 ce Landaulet avec toit découvrable. Si trois exemplaires de la même trempe furent fabriqués, celui-ci fut notamment utilisé pour les mariages et les visites royaux.

Du côté de chez Porsche, le constructeur allemand rendait hommage à la 928. Il avait ainsi amené l’unique 928-4 (aussi appelée 942), une création de 1984 pour célébrer les soixante-quinze ans de Ferry Porsche. L’empattement fut rallongé et la partie arrière de la carrosserie modifiée, ce qui permettait d’accueillir correctement quatre personnes. D’un point de vue mécanique, elle adoptait le V8 dans une configuration cinq litres de 310 ch. Notez qu’à l’avant, les phares d’origine laissaient leur place à des projecteurs.

Le groupe Fiat-Chrysler avait fait le déplacement cette année, et avec des modèles intéressants sous le bras comme la Loraymo. Basée sur une Lancia Flaminia Coupé, cette voiture au style déconcertant germa dans la tête du français Raymond Loewy (d’où le nom « Loraymo »). Présentée au salon de Paris 1960, elle affichait une forme « bouteille de Coca-Cola » chère au designer. Les roues étaient à flasques, la calandre était de taille généreuse et les panneaux de carrosserie lissés au maximum. Son moteur était le V6 2.5 litres.
Pour Renault, le choix se porta notamment sur le concept-car Laguna de 1990. Sous sa robe bleue futuriste en composite se cachait un quatre cylindres en ligne turbocompressé de 210 chevaux, amplement suffisants pour mouvoir les 900 kg de l’engin. Ce véhicule insolite découlera sur une berline éponyme quelques années plus tard et sur le Spider, très proche dans l’idée.

Retromobile avait également organisé une rétrospective sur les réalisations de Victor Bouffort. Cet ingénieur débordant de créativité était un visionnaire touche-à-tout. De son esprit prolifique naquirent des véhicules militaires, des avions, des voitures à trois roues, des citadines mais aussi des scooters transformables en… valises.
Au salon, on pouvait donc retrouver une chenillette VP 90 (pour « Véhicule de Patrouille 90 km/h ») à la silhouette très basse, un Lohr Fardier prisé des troupes de parachutistes, le prototype trois roues de 1947 à moteur Terrot 500 cm3 qui se révéla performant grâce à son châssis tubulaire bien conçu, la petite voiture Minima de 1968 à portes coulissantes et mécanique Dyane placée à l’arrière, l’engin amphibie Bison VB 100 de 1960 à quatre roues motrices et enfin le scooter Valmobile.

Passons à présent aux exposants de façon aléatoire, qu’ils soient de taille majeure ou non. Le plaisir de l’événement est en effet de pérégriner dans les allées et de tomber nez-à-nez avec quelque chose de surprenant. Ici et là, une Lancia Flaminia Sport Zagato particulière de par l’ouverture complète de son capot basculant vers l’avant, une Mercedes-Benz 130H reposant sur un châssis-poutre avec un bloc 1.300 cm3 disposé à l’arrière, une Dolomites sur base de Panhard Dyna X et réalisée par Pichon-Parat à une vingtaine d’exemplaires ou encore une Salmson Val 3 de 1924 dont l’avant reposa pendant des années sur dix briques.

Poursuivons notre visite avec le prototype Chausson CHS, une microcar conçue sous l’Occupation qui devait être produite en grande série après la guerre afin de relever la France. Changement de décor avec la Lamborghini Jalpa, construite à seulement 410 exemplaires. Restons chez italiennes avec une Fiat 1100 TV Ghia, livrée neuve au Portugal en 1954, puis une Ferrari 250 GT PF de 1960 recarrossée par Drogo cinq ans plus tard suite à un accident.

Terminons notre tour d’horizon des insolites par des modèles divers et variés.
PreWarCar présentait un tricycle à l’historique méconnu : découvert dans les années 1990, il dispose d’un monocylindre AutoMoto 600 cm3, d’une transmission à trois courroies et aurait été fabriqué par J.Defrance en Ardèche.

Ensuite sur le stand Aguttes, le deuxième des cinq cabriolets Salmson 2300 réalisés par Chapron était exposé. On avait déjà croisé ces autos à Epoqu’Auto en 2015, reportage ici. La carrosserie Cointreau avait quant à elle dépêché une rare Panhard Dyna X fourgonnette. A l’entrée du salon, on pouvait trouver une Daimler TL30 en forme de bouteille qui promouvait la brasserie anglaise Worthington mais aussi la GN-Jap à moteur V8 refroidi par air accompagnée par la GN-Thunderbug dotée d’un V2 de… 4.2 litres !

Pour retrouver nos autres articles sur le salon Retromobile, c’est en cliquant ici.

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Thomas

4 commentaires sur “Les insolites de Retromobile 2017

  1. Bonjour je n’arrive pas à trouver dans quelle ville ce trouve ce salon . J’aimerais imy ammener mon copain . J’aimerai l’endroit et les dates ?

  2. Je viens de découvrir lors de lecture d’un de vos articles que le sieur Benjamin roule en Simca 1100.,J’en ai pour ma part possédé deux ,une 1100S blanche et une 1100 TI orange.Elles ont toutes les deux vaillement roulé leur 100.000 km.Un problème en cas de forte pluie la tête du delco qui prenait l’eau ,j’ai résolu le soucis en mettant le fond d’une bouteille en plastique par-dessus le tout.
    Encore merci à l’équipe qui me livre d’aussi bons articles.
    Michel Carlier Maldegem.Belgique

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