La Effeffe, l’Evocation d’Ancienne à l’Italienne

Les évocations d’anciennes sont à la mode. Pour ceux qui sont trop romantiques pour une moderne et qui aiment trop le confort pour une vraie ancienne les évocations sont là. PGO vise la 356, la Eagle Low Drag GT vise la Type E, et en Italie, on a la FF, Effeffe qui vise… on en reparle. Elle est en tournée en France et Bertrand l’a vue la semaine dernière au Grandes Heures Automobiles. L’occasion de s’y intéresser.

La Effeffe, a tout d’une ancienne

Déjà, on va passer un peu sur son nom. En effet, le Effeffe, est la prononciation des FF de l’officine Frateli Frigerio.

Le style : ça sent bien l’Italie !

Contrairement aux autres évocations, la Effeffe ne vise aucun modèle en particulier au niveau du style. La carrosserie alu formée à la main est dessinée en interne. Son évocation ? L’italie indéniablement mais quelle auto en particulier ? Mystère…

On retrouve des air de Zagato, notamment le double bossage. Les ailes avant et l’arrière de la voiture évoquent plus une Ferrari 250 GT SWB. Pour le reste on ne voit pas de d’inspiration directe. Notamment au niveau des ailes arrières, très hautes.
A l’intérieur on est dans l’ambiance. Trois gros cadrans sont fixés au tableau de bord, en tôle peinte, recouverte d’une casquette garnie de cuir. Pour le volant ? Un Nardi bien sûr.

Le châssis : l’ordinateur au service des techniques ancestrales

Pour la conception, autant faire appel à ce qui se fait mieux : l’ordinateur. Que ce soit pour le dessin ou pour les calculs tout a été fait par ordinateur.
Le châssis est tubulaire et renforcé avec des panneaux d’alu nid d’abeilles. Sur cette structure, encore une fois, ce sont des solutions « à l’ancienne » qui sont fixées. Le train arrière est un pont rigide suspendu par des combinés ressort-amortisseurs. Le train avant est suspendu via des doubles triangles.
Les freins sont confiés à des disques, à l’avant, comme à l’arrière.

Le(s) moteur(s) : Italien et reconnu

Oubliez le V12 italien, mais prenez quand même, de base, un bloc reconnu. On fait ici appel au 1.962 cm³ d’origine Alfa Romeo, le bialbero. Ce terme désigne tout simplement ses deux arbres à came en tête. Le moteur de 180 ch est accouplé à une boîte à 5 vitesses. Avec ce moteur, le tout pèse 790 kg. Un rapport poids-puissance de Porsche 911 !

Mais ce quatre cylindre n’est pas le seul prévu sur la Effeffe. Cinq autres moteurs d’origine Alfa sont prévus. Deux sont des 4 cylindres, un Twin-Spark 2000 et un 1800 Turbo, tous deux sortant 180 ch.
Des V6 Busso sont aussi au programme. Le premier est le 2 litres Turbo de 200ch, le second est le 2500 de 210 ch et le troisième est le 3000 de 250 ch. De quoi promettre de belles performances à la Effeffe.

Mais la Effeffe est bien une moderne… de grand luxe

La Effeffe n’a pas été faite pour rien. L’objectif est donc de la vendre. C’est pour cela que la voiture a fait le tour des grands shows de voitures anciennes. Elle a en effet été présentée au Concozo d’Eleganca de la Villa d’Este, et on l’a donc vue aux Grandes Heures Automobile en France.

Pourquoi tant de séduction ? Parce qu’à 250.000 € le morceau, elle a beau être belle, elle aura du mal à se vendre facilement… Ce n’est pas une Zagato, elle n’en a que l’évocation. Une Alfa Romeo GTAM a le même moteur, et une ancienne Autodelta avec palmarès se négocie au même prix.

Pour qui alors ? Pour ceux qui peuvent avoir plusieurs Veyron pour avoir toutes les couleurs. Et en attendant, pour nos yeux, puisqu’elle n’est quand même pas vilaine du tout !

 

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Une réflexion au sujet de « La Effeffe, l’Evocation d’Ancienne à l’Italienne »

  1. J’étais aux Grandes Heures, j’ai pu admirer et photographier la belle, mais j’étais loin de me douter que sous cette belle robe se cachait une voiture moderne!!

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