Jaguar Type E : retour sur l'histoire d'un mythe

Jaguar Type E : retour sur l’histoire d’un mythe

La Jaguar Type E de série

La série 1 de la voiture est présentée en 1961 au salon de Genève et elle n’a pas grand-chose à voir avec le prototype vu au Mans. Elle existe en version et en version cabriolet.


Au départ, un seul moteur est proposé, c’est toujours le 6 cylindres en ligne de type XK, ici en version 3.8L. Il développe 265 ch. La voiture a donc abandonné l’aluminium et le poids est monté à 1140 kg avec tous les équipements. Le cabriolet pèse lui 1117 kg.

La boîte de vitesse est une Moss avec la première non-synchronisée, le tableau de bord et la console centrale conservent l’alu et se dotent interrupteurs de type aviation. Les sièges sont deux baquets.

La voiture naît avec un plancher plat, le flat floor désormais tellement recherché. Mais cette solution est abandonnée dès Janvier 1962 pour permettre une meilleur habitabilité.

Évolution multiples en 1964

La Jaguar Type E de série évolue en profondeur cette année là. Le moteur 3.8L cède sa place à un moteur 4.2 qui développe cette fois 265 ch. Le refroidissement est grandement amélioré tandis que les sièges avant abandonnent les baquets et gagnent un dossier inclinable.

Autre amélioration bienvenue, la boîte Moss est remplacée par une Jaguar totalement synchronisée.

La gamme s’élargit en 1966

En 1966, la Jaguar Type E gagne deux places. Aux côtés des coupés et roadster, apparaît le coupé 2+2. La voiture est plus longue et une banquette est aménagée à l’arrière. La forme du pavillon et l’inclinaison du pare-brise changent également, toujours pour permettre une meilleur habitabilité.

1967 : la Jaguar Type E Série 1… et demi

L’apparition de la série 2 est dores et déjà prévue et Jaguar fait évoluer sa voiture par petites touches au fur et à mesure que les pièces s’épuisent. On note aussi que la série 1 1/2 découvre ses phares.

Dans l’empattement de la 2+2, Jaguar peut loger une boite automatique à 3 rapports et ne s’en prive pas. Le marché US appréciera. Le moteur est revu pour s’adapter aux normes californiennes. Conséquence logique : la puissance baisse.

La Série 2 arrive

1968 voit donc la première grosse évolution de la Jaguar Type E. Pour faire face aux normes de sécurité et de pollution nécessaires pour le marché américain, la voiture devait changer.

À l’extérieur, cela se remarque déjà. Les pare-chocs sont plus hauts et plus enveloppants. Côté mécanique, on change les carburateurs pour réduire la pollution et cela a pour effet immédiat de faire passer la puissance de 265 à 170 ch !

Au passage, on améliore réellement le refroidissement, avec une calandre plus grande, et deux ventilateurs électriques. On change aussi le système de freinage. Exit l’antique Dunlop, bienvenue au système Girling. La voiture deviendra beaucoup plus fiable avec ces changements.

1971 : apparition de la Série 3

Très grosse évolution en 1971 avec la série 3 : la Jaguar Type E adopte un V12 ! Le moteur conçu par Jaguar est bien plus moderne que le XK, apparu juste après guerre sur la XK120 et qui garde des origines de chez SS d’avant-guerre !

Le V12 est bien plus gros, avec une cylindrée de 5.3 litres. La puissance passe à 272 ch mais c’est le couple qui y gagne beaucoup avec 46 mkg. La boîte automatique à 3 rapports est proposée en option gratuite sur tous les modèles.

La version coupé deux places disparaît, la série 3 est entièrement basée sur la plate forme du modèle 2+2. Seulement cela se ressent. Le châssis long et le moteur font grimper le poids à 1480 kg ! Le caractère sportif s’estompe.

Toujours pour améliorer le refroidissement de ce nouveau moteur, une calandre encore plus grande est installée.

Entretemps, la marque Jaguar vient d’être rachetée par le conglomérat British Leyland. Des économies sont recherchées et comme souvent c’est la qualité globale qui va en pâtir. Du coup les client se bousculent moins pour acheter des Jaguar Type E.

Les ventes diminuent et en 1975, après une carrière de 14 ans, elle tire sa révérence. Ce sont 15.439 exemplaires de la série 1, 4.865 exemplaires de la série 2 et 7.297 exemplaires de série 3 qui auront été produits !

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Benjamin
Redac-Chef à News d'Anciennes
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos.
Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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