Histoire de Carrossiers, ép. 21 : Boano, indépendance éphémère

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Histoire de Carrossiers, ép. 21 : Boano, indépendance éphémère
Benjaminhttp://newsdanciennes.com
Passionné d'automobile ancienne, il a créé News d'Anciennes en 2013 à force de se balader sur les salons sans savoir quoi faire de ses photos. Conducteur occasionnel de Simca 1100 il adore conduire les voitures des autres, dès qu'elles sont un peu plus rapides !

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Après vous avoir parlé de Ghia le mois dernier, c’est à relire par ici, on va vous parler de Boano. Pourquoi ? Simplement parce que l’histoire de ces deux carrossiers est étroitement mêlée.

Felice Mario Boano, une sacrée carrière

Quand on vous dit que l’histoire de Ghia et de Boano est liée… ce n’est pas peu dire ! Felice Mario Boano commence en fait sa carrière chez les Farina, d’abord aux Stabilimenti avant de passer chez Pinin en 1930.

En 1944 il devient patron de sa propre carrosserie. Ami de Giacintho Ghia, il est désigné par ce dernier comme son successeur. Aux côtés de Giorgio Alberti, c’est lui qui va relancer la carrosserie, ses bâtiments ayant été détruits par des bombardements alliés.

Pendant 9 ans il sera aux côté de Luigi Segre pour dessiner des autos pour Ghia. En 1953, il vend ses parts à ce dernier et ouvre la Carrozzeria Boano à Grugliasco.

Il reprend des bases qu’il a connu chez Ghia. Ainsi ce sont des Alfa Romeo et des Abarth qui représentent ses premières créations. Pourtant, comme dans son ancienne boîte, Boano s’intéresse aussi aux américaines. Quand Ghia va nouer des liens avec Chrysler, c’est avec Ford, où un de ses amis travaille, que Boano met un pied.

En 1955 il dévoile ainsi un show-car au salon de Turin. Dessinée par ses soins, la Lincoln Indianapolis en impose.

En 1956 arrive la première Ferrari de la Carrozzeria Boano. C’est une 250 GT Cabriolet qui restera unique. Peu après la carrosserie lance la fabrication d’une série de coupés au style plus sage dont 63 exemplaires seront produits.

En réalité, Felice Mario Boano ne verra pas les dernières autos produites en tant que patron ! En effet en 1957 il est approché par Fiat pour prendre la direction du style de la marque ! Il revend sa société à son gendre, Ezio Ellena (dont on parlera le mois prochain) qui rebaptiste la société de son nom.

Boano aura donc été “indépendant” pendant seulement 4 ans ! Il restera chez Fiat jusqu’en 1966, laissant la place de directeur du style à son fils Gian Paolo à partir de 1959 ! Ce dernier ne quittera le constructeur turinois qu’en 1988, un an avant le décès de son père.

Quelques réalisations de Boano

En 1955 on retrouve cette Fiat 1400 Coupé deux places. Une auto qui pose les bases du style de la carrosserie avec un pavillon bas et fuyant.

Début mai, au salon de Turin, on retrouve de belles autos sur le stand. D’abord cette Alfa Romeo 1900 SS Coupé Sport, auto unique qui fait penser à la Disco Volante.

Mais on retrouve aussi cette énorme Lincoln. Baptisée Indianapolis, ce gros coupé propulsé par un V8 fut donc la propriété d’Henri Ford.

Au salon de Paris, cette même année, il expose sa vision d’une Jaguar XK140. Une vision… très personnelle !

En 1956 on retrouve donc la première Ferrari de la Carrozzeria. Nous sommes au salon de Genève et ce cabriolet restera un véhicule unique. En fait ce cabriolet est opposé au coupé, dessiné par Pinin Farina et c’est ce dernier qui est retenu par Ferrari.

En fait, les coupés choisis par Ferrari ne peuvent être construit chez Pinin Farina par manque de capacité industrielle. C’est donc Boano qui sera chargé de la fabrication des autos. On en voit un courir de temps en temps sur le Tour Auto.

En 1956 apparaissent d’ailleurs deux autres Ferrari réalisées par Boano. Ce sont des Ferrari 410 Superamerica, un coupé et un cabriolet, commandés par le comte Giorgio Sisino Sorso, au style semblable au cabriolet 250.

Enfin, autre création de la carrozzeria, des Fiat 1100 Sport TV dont 10 exemplaires seront produits.

Source et photos additionnelles : Coachbuild et RM Sotheby’s

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