Du 7 au 9 août 2026, le massif du Sancy a de nouveau servi de théâtre à l’une des grandes épreuves françaises de course de côte. Pour sa 66e édition, la Course de Côte du Mont-Dore / Chambon-sur-Lac a rassemblé plus de 210 concurrents, associant le Championnat de France de la Montagne (catégorie moderne) à la 19e édition de la compétition VHC (Véhicules Historiques de Compétition).
Le cadre demeure aussi spectaculaire que jamais. De Moneaux au sommet du col de la Croix Saint-Robert, les pilotes affrontent 5,075 kilomètres d’une route de montagne exigeante, avec un dénivelé positif de 380 mètres. Ici, chaque point de freinage, chacun des 43 virages et chaque variation d’adhérence peuvent faire la différence entre la victoire et la défaite.

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Vendredi
Le week-end a débuté le vendredi par les préparatifs traditionnels : vérifications techniques, regroupement des voitures au Mont-Dore et l’occasion pour les spectateurs d’approcher de près les machines et les pilotes. Pour moi c’était aussi l’occasion de récupérer le paquetage du parfait photographe pass média, une seyante chasuble verte fluo et une carte d’accès au parking VIP.
Bien évidement je me concentrerai sur le groupe VHC composé de 33 équipages pilote/voiture, mais également le groupe, FC (Formule Carrossée) qui regroupe des véhicules biplaces ou silhouettes lourdement modifiés.
Comme vous pouvez le constater sur les photos, le public était venu en nombre. Pas toujours aisé de faire des photos, mais belle ambiance.







L’après midi sera consacré à la visite du paddock. Moi qui suis habitué aux circuits, quel choc de voir un paddock avec des structures au bord de la route, dans des champs et autres emplacements “exotiques” le tout dans une atmosphère aussi professionnelle que bon enfant. Comme vous voyez il y a même eu des visiteurs caprins.






Samedi : ça roule !
Samedi, l’ambiance a changé. Une fois les premières voitures élancées, la montagne appartenait aux concurrents.
Aux plus anciennes d’ouvrir le bal. Dés 08h15 trente-deux VHC s’emparent de l’asphalte pour la première séance d’essais chronométrés. Avant de récidiver après la pose déjeuné.
A l’issue des deux montées Eddy Antoine impose sa Dallara F399 #316 en 2:44.614 réalisé dés sa première tentative, il devance Nicolas Defix au volant de sa Martini MK43/45 #317. Le troisième chrono revient à la Reynard 903 #307 de Pierre-Alain Bureau. Le quintet de tête est complété par Gilles Cursoux sur Martini MK30 #371 et Viviane Bonnardel sur Martini MK15 #311.
C’est là tout le charme du VHC : ces voitures ont beau avoir été conçues il y a des décennies, une fois le chronomètre lancé, elles redeviennent de véritables voitures de course.





Dimanche : la course
Suite à l’interruption de la première montée course la veille, consécutive à la sortie spectaculaire, mais sans gravité, de la Porsche 911 GT3 Cup #120 de Thierry Tierce, les montées du jour débuteront avec prés de deux heures de retard afin de permettre aux concurrents n’ayant pas put prendre part à cette dernière d’effectuer leur 1er montée course.
Les concurrents en catégorie historique ne sont pas venus au Mont-Dore simplement pour exposer de belles voitures. Ils sont venus pour courir. Voir et entendre les Martini, Reynard, Dallara, BMW, Porsche et autres machines historiques s’attaquer à la montagne a constitué l’un des temps forts du week-end.
Nicolas Defix, le local de l’étape, malgré un non départ dans l’ultime ascension VHC, monte sur la plus haute marche du podium suivi Eddy Antoine. Pierre-Alain Bureau complétant la boite.
En VHC Production Nicolas Uttewiller sur BMW M3 E36 #337 devance Manon Gehin et sa Subaru Impreza #336. Jean-Marie Almeras, 82 ans, et son éternelle Porsche 935 Silhouette #378 complète son impressionnant palmarès par une troisième place au Scratch.
Un gros orage en milieu de l’après midi a semé la zizanie dans les rangs des compétiteurs qui, ajouté au retard pris depuis le début de matin empêchât la 4ème manche, réservée aux modernes, de se dérouler.






Les résultats VHC par groupe
Attention, il y a beaucoup de groupes différents au départ !
Groupe Classic
Johann Berger BMW M3 E36 3.0L #372
Jean-Louis Seveau BMW 325i #373
Groupe N VHC : Production
Jean-Claude Gaillard Renault 5 GT turbo #309
Groupe N VHC : Tourisme
Guillaume Mathez Peugeot 309 GTI 16s #331
David Baracco Honda Civic #333
Yannick Trescartes Citroën AX sport #374
Groupe A VHC K : Tourisme
Nicolas Uttewiller BMW M3 E36 #337
Manon Gehin Subaru Impreza #336
Groupe 1 : Tourisme de Série
Malivai Castelli Ford Escort RS2000 377
Patrick Bourguignon BMW 530 IUS #370
François Durat Simca 1100 Ti #440
Groupe 2 : Tourisme de Compétition
Grégory Mollon BMW 323i E21 #325
Jean-Michel Godet Volkswagen Scirocco #324
Arthur Barralon Ford Cortina Lotus #323
Groupe 4 : Grand Tourisme de Compétition
Guy Calbet Porsche 911 SC #375
Hubert Arboux Porsche 911 SC #342
Jean-Jacques Gravier Alfa Romeo Giulietta Sprint Veloce Zagato #356
Groupe 5 : Tourisme et Grand Tourisme Prototype
Jean-Marie Almeras Porsche 935 Silhouette #378
Groupes 8/9 : Course Monoplace
Viviane Bonnardel Martini MK15 #311
Groupe C : Course Biplace
Christian Bouvier Lucchini SP90 #319
Groupes D/E : Course Monoplace
Pierre-Alain Bureau Reynard 903 #307
Groupes D/EK : Course Monoplace
Eddy Antoine Dallara F399 #316
Ils ont aussi pris part à la course :
Jean-Marc Charvin Ford Fiesta Mk1 #321
Stéphanie Blanchot Peugeot 205 GTI 1.9# 330
Stéphane Fourmond D.B. HBR5 #340
André Sorret Ford Sierra #379
Non classés :
Morgane Ranchet Martini MK25 #318
Florian Raymond BMW 318 IS #334
Grégory Pontoise Renault R11 turbo #376























Le Groupe FC
Amis puristes ce paragraphe n’est peut être pas pour vous.
Là nous entrons de plain-pied dans l’essence même de la course de côte, le délire, au sens noble du terme. Abel, Albert et Louis Chappe et Jean Gessalin, les fondateurs de CG, imaginaient ils qu’un jour, dans un état d’enthousiasme excessif, quelqu’un oserait greffer un moteur boosté de plus de 300ch dans une de leur création ? Ou qu’un autre au sortir d’une discussion extravagante, enfin j’imagine, nous sortirait une Jide avec une “gueule” pareille, sans mentir si son ramage se rapporte à son plumage… Sans parler des ces SIMCA sous stéroïdes.
Ce groupe m’a sorti de ma zone de confort.














Résultats au général
Nous ne pouvons nous quitter sans aborder les modernes.
Marc Pernot, au volant de son proto Nova NP01 #1 s’est adjugé le classement général et par la même occasion son 3ème titre de Champion de France de la Montagne. Le podium de cette 66ème édition est complété par Maxime Dojat Nova NP01 #3 et Sébastien Jacquim Nova NP01 #16.
En Tourisme / Gt les lauriers vont à Nicolas Werver sur Porsche 997 GT3R #124 suivi de Anthony Dubois au volant d’une Alpine A110 Evo #101 et de Jean-François Ganevat avec sa Renault RS 01 #103.






Conclusion
Pour ma première dans l’univers de la Course de Côte, que je ne connaissais qu’à travers l’écran de mon ordinateur et les récits de quelques amis férus de cette discipline, je peux dire que l’impact a été frontal, moi qui ne fréquente quasiment que les circuits. Outre les paddocks évoqués plus haut, la sensation de vitesse sur cette petite route sans vraiment de dégagements, on est à des années lumière du Paul Ricard. Quel spectacle !!
Je tiens à remercier mes amis, Marie et Jean-Claude, pour leur initiation à la Course de Côte, pour l’autorisation d’utiliser quelques uns de leurs clichés et sans qui cette expérience n’aurait pas eu lieu.
Expérience à renouveler sans hésitation.
Nous n’allons pas nous quitter sans un supplément de dessert.













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