On ne va pas vous faire la classique comparaison avec les irréductibles gaulois mais il est vrai qu’elle vient rapidement en tête ! L’Autobrocante de Lohéac 2026 est un événement à part dans un calendrier où le fossé se creuse entre les petites bourses et les courses historiques et autres salons accueillant des dizaines de milliers de visiteurs. L’événement est entre les deux. Il propose, bien entendu, des pièces pour tous les bricoleurs avides d’enfin mettre sur la route leur voiture ancienne qui sommeille mais propose aussi d’autres facettes notamment sur les deux circuits du village breton tandis que le Manoir reste un incontournable. On vous fait faire le tour.
En bref :
– L’événement est un rendez-vous incontournable en Bretagne… et même un peu plus loin même si le prix des carburants impacte certains déplacements.
– La marque Renault était bien mise en avant sur l’Autobrocante de Lohéac 2026 avec les anniversaires de la Dauphine et de Renault Sport.
– L’Autobrocante de Lohéac 2026 est toujours une vraie bourse où se pressent les vendeurs de tous types de marchandises.
– Le spectacle se retrouvait également sur la piste.
Au sommaire







L’Autobrocante de Lohéac 2026 porte bien son nom
Avant de voir des voitures anciennes grandeur nature, il faut bien aller faire un tour sur ce qui au coeur de l’événement : l’Autobrocante. Oui, c’est un nom bien plus sympa qu’une bourse, mais c’est bien ce dont il s’agit. Tout autour du Manoir de l’Automobile, les stands sont déballés. La météo clémente, c’est à dire sans pluie, avantage évidemment le déballage.
On retrouve d’abord de nombreux stands… très variés ! Les pièces proviennent souvent de diverses marques et les états de ces même pièces varient énormément. On va de celles qui ont été récupérées sur des donneuses à des « New Old Stock », des pièces neuves d’époque. Sans faire l’inventaire total de ce qu’on peut retrouver, l’Autobrocante de Lohéac 2026 rassemble quand même des productions dédiées à toutes les voitures anciennes… et pas si anciennes. Les pièces pour youngtimers apportent du plastique au milieu des tôles.





À l’Autobrocante de Lohéac 2026, les vendeurs de pièces ne sont pas seuls. Les accessoires, les vêtements, les jouets anciens, l’outillage (quel que soit son âge), les plaques émaillées, la documentation et les nombreuses miniatures sont également de sortie. Il faut fouiller pour trouver son bonheur… et se lever tôt. Comme dans tous les événements du genre, les acheteurs les plus déterminés et exigeants sont arrivés dès l’ouverture Samedi matin.






Et puis il faut bien noter que l’Autobrocante de Lohéac 2026 n’attire pas que les « piéçards » et autres boursiers. Les grandes enseigne du secteur sont également de la partie. Non, ils ne se cantonnent pas tous aux salons bien couverts. Les tonnelles sont dressées au-dessus des stands et les marchandises attendent les acheteurs. La variété de marchandise est grande mais, là encore, on trouve plus de pros spécialisés dans les youngtimers que dans les avant-guerre… voire simplement les populaires des années 50 et 60 !






L’indispensable passage par le Manoir
Oui, c’est certain, faut avoir le temps avec tout ce qu’on retrouve autour. Mais certains visiteurs de l’Autobrocante de Lohéac 2026 n’ont certainement jamais visité le Manoir de l’Automobile en dehors de l’événement. Honnêtement : c’est dommage parce que le programme impose une visite au pas de course (et pas toujours dans le bon sens). Le Manoir, il faut prendre le temps d’en profiter alors on jette un coup d’œil au passage et on note ce qu’on reviendra voir une autre fois !


Ça s’anime sur le circuit
Une fois qu’on a fait le tour et les détours pour ne rien rater de l’Autobrocante de Lohéac 2026, du moins croit-on, reste à aller voir du côté de la piste. Oui, on y entend des moteurs tourner et le speaker nous indique qu’effectivement, il y a de l’animation. Deux choix : soit on choisit les talus qui entourent l’enceinte, soit on s’approche du chalet pour savoir quelles mécaniques sont à l’œuvre.
Avant cela, on profite du losange. Quand ce n’est pas Alpine, c’est bien Renault qui est à l’honneur à Lohéac. Non, l’événement n’est pas aussi exclusif que ne peut l’être le Losange Passion International mais il est vrai qu’il y a toujours une occasion de célébrer le losange. Cette année l’Autobrocante de Lohéac 2026 met à l’honneur la Dauphine, pour ses 70 ans, et Renault Sport pour ses 50 ans. Le « paddock » qui regroupe les véhicules qui rouleront sur le circuit asphalte le montre.



L’exposition « The Originals Renault – La Collection » qui est donc composée des véhicules qu’on s’attend à retrouver au musée dans deux ans est également à la hauteur. Côté Dauphine, on retrouve quatre modèles. D’abord, on retrouve la Dauphine Gordini qu’on a pu voir au Tour Auto, son pilote « un peu connu », François Allain est de la partie. On retrouve ensuite une belle Ondine, une 1093 sortie du Manoir pour l’occasion et la plus étonnante : la Henney Kilowatt avec ses 12 batteries 6V dont les performances réelles interrogent fortement.





Ensuite on passe chez Renault Sport. On débute avec les deux Renault 5 Turbo, celle du Manoir et celle d’un collectionneur qui illustrent les deux générations de l’auto. Ensuite, même si le badge RS est toujours absent de la Clio Williams, celle-ci est unique : c’est la 001 de Sir Frank Williams ! On poursuit avec la Clio RS 16 qui fut créée pour célébrer les 40 ans du département et loge (au chausse-pied) un moteur de Mégane RS sous le capot.
Ensuite, on retrouve la Mégane RS Trophy R « Carbone » qui a enlevé, fut un temps, le record sur le Nürburgring. Enfin, la plus impressionnante de cette expo de l’Autobrocante de Lohéac 2026 est la RS01. Ici c’est la voiture que Valentin Simonet a piloté sur la mythique course de Pikes Peak qui est amenée. Un vrai proto.






Les Renault ne rigolent pas
Devant l’exposition, des voitures se mettent en « pré-grille » (si vous visualisez la configuration des lieux, vous comprendrez les guillemets). Ce sont d’abord des Renault qui vont tourner. Toutes ne sont pas des Renault Sport. Le premier plateau à évoluer sur le circuit pendant l’Autobrocante de Lohéac 2026 en regroupe de nombreux modèles. Clio et Mégane RS de différentes génération enchaînent les tours, accompagnées de Twingo pas ridicules, loin de là (particulièrement le dimanche).






Mais ces modèles ne sont pas les seuls. Si aucune n’est badgée Gordini, certaines voitures anciennes sont de la partie et sont apparues bien avant que le badge Renault Sport ne soit démocratisé. On parle des Supercinq GT Turbo, Renault 11 Turbo (Zender s’il vous plaît) et des Clio Williams notamment. En tout cas, ça roule fort, plutôt propre même si quelques 360 peuvent survenir.


Changement de ton dans le deuxième plateau de Renault de cette Autobrocante de Lohéac 2026. On retrouve toujours des Renault Sport, là encore des Clio et Mégane. Mais des voitures anciennes sont aussi de la partie puisque c’est dans ce plateau qu’on retrouve des Dauphine et des Renault 8.






Les Dauphine ne font pas leur âge, ni leur cylindrée. Certes, certaines sont très affutées mais les tours de piste s’enchaînent avec un rythme élevé. L’arrière est joueur, ça se voit et les pilotes savent le maitriser, ça se voit aussi. Elles ne sont pas les chicanes roulantes que certains s’attendaient à voir. Les Renault 8, par contre, sont bien plus rapides. La « Turbo » orange et blanche est rapide sans pousser son moteur, la suralimentation aide bien. Les deux autres font hurler leurs Cléon et les pilotes jouent réellement en piste. Et ça, on va le sentir de près !






En piste avec Arthur
En piste justement, on voyait que le samedi après-midi deux R8 s’amusaient franchement, les pilotes n’hésitaient pas à envoyer leurs voitures en dérive pour le bonheur de tous et notamment des nos objectifs. Le soir justement ils sont venus à notre rencontre. Après avoir échangé quelques mots Olivier, le pilote de la « 69 » me fait une proposition que je ne peux bien évidemment pas refuser « viens avec nous demain, tu prends un casque et je t’emmène à bord« . Comment refuser ?
Le lendemain, casque vissé sur la tête j’attendais mon chauffeur du jour. Et autant vous dire que je n’ai pas été déçu. Les pneus étaient chauds, le moteur en température, ni une, ni deux, le premier virage se passe tout en glisse. Depuis 25 ans Olivier possède sa R8 et cela se ressent, les glisses sont propres, maitrisées et avec François son compère de piste dans la R8 Rouge, ils font le show en piste.
Ensemble les deux amis pilotes leurs R8 comme il se doit, les voitures plafonnent aux alentours des 160 km/h mais cela ne les empêches pas d’être parmis les plus rapide et surtout les plus spectaculaires en piste. C’est dans la partie sinueuse où les deux pilotes s’en donnent à coeur joie. Les épingles se font en glisse, et les transitions permettent d’enchaîner les virages en crabe, une véritable démonstration de pilotage.
Au bout de 25 minutes il est temps de rentrer aux stands, l’expérience était géniale, le sourire n’a pas quitté mon visage une seule seconde et François et Olivier étaient les deux stars en piste offrant un superbe spectacle dont je les remercie !





Les Hommell non plus
Entre les plateaux de Renault, les visiteurs, on voit tourner les locaux. Les barquettes et berlinettes Hommell, construites sur place sont évidemment de la partie pour cette Autobrocante de Lohéac 2026. On a tendance à oublier, qu’un Club à part entière, leur permet d’y être présentes. Automobiles Club Hommell réunit la majorité des possesseurs/collectionneurs de la marque aux trois épis.
Franck Daniel actuel président du Club, et quelques autres membres, sont également régulièrement engagés dans des compétions automobiles et notamment des Rallyes. Les Hommell vieillissent plutôt bien et leurs pilotes ne se privent pas de nous confirmer leur vivacité. C’est toujours un grand bonheur de les retrouver, en famille.
Pendant l’Autobrocante de Lohéac 2026, sur la piste, on note quelques différences de rythme par rapport aux Renault (mais il y en aussi à l’intérieur même du plateau). Pourquoi ? Parce que certains connaissent le circuit comme leur poche.
Les pilotes attaquent. Même avec leur faible poids, les autos prennent des appuis suffisants pour tasser les amortisseurs. Les moteurs (Peugeot cette fois) prennent des tours et ça tourne fort. Le plateau a été plus fourni par le passé (et l’est plus le Samedi que le Dimanche) mais il fait toujours son effet.





Retour en piste avec Arthur
Justement en parlant de ces Hommell en piste, le vendredi, avant le début de l’Autobrocante de Lohéac 2026 je recevais un message d’un ami proche m’expliquant que si je souhaitais monter avec Franck Daniel pour quelques tours il me suffisait d’aller lui demander et qu’il se ferait un plaisir de me faire découvrir ces petites sportives.
Comme pour les R8, le choix est rapidement fait, le samedi je pars à la recherche de mon chauffeur et une fois la barquette blanche repérée et quelques mots échangés je me retrouve harnaché dans le baquet derrière… rien du tout ! Et oui la particularité de cette Hommell c’est cette absence de toit et de pare brise, un arceau protège les occupants et puis c’est tout. Quelques instants plus tard les voitures sont lancées et c’est parti. Au volant de la voiture le président du club, Franck Daniel et ses nombreuses années d’expérience en rallye derrière lui.
Le pilote, possède plusieurs Hommell et court en rallye avec ses voitures. Notamment la barquette et une Berlinette RS2. Avec, il participe à de nombreux rallyes et a débuté sa carrière lorsque le challenge Hommell offrait la possibilité de remporter une voiture et une saison de compétition. Après avoir remporté ce challenge, il se lance en compétition mais le monde du circuit le passionne moins que celui du rallye. C’est ainsi que Franck s’est retrouvé et ce depuis plus de 20 ans à courir en rallye avec ces petites sportives. Et aujourd’hui sur la piste de Lohéac qu’il connaît bien, c’est en Hommell Barquette qu’il passe la journée.
A bord les sensations sont bien présentes, l’absence de pare-brise et de toit offre une expérience unique, lancé à plus de 150 km/h la ligne droite est très vite avalée. Les virages quant à eux s’effacent à des vitesses vertigineuses, on sent que Franck connaît la voiture et la piste offrant ainsi des vitesses de passage que littéralement personne ne suit. Sur la session de 25 minutes, je n’ai vu aucune Hommell se présenter devant notre capot. Les tours s’enchaînent et malgré des pneus de route la voiture est rivée au sol.
La fin de session arrive et Franck après avoir tâté du chrono des tours durant me montre dans le long gauche de Lohéac son habilité au volant et offrant quelques jolies glisses démontrant, le caractère sain et joueur de cette Hommell dépourvue de toit. Une expérience inoubliable et rare de nos jours prouvant que 155 chevaux et un bon pilote suffisent pour s’amuser ! Encore merci à Franck pour cette superbe expérience !


Les chanceux de l’Autobrocante de Lohéac 2026
Devant le stand Heritaj et ses vêtements, il y a de l’animation. Une violoniste montre qu’on peut apprécier des mélodies qui ne sortent pas d’un 4 cylindres tandis que Michel Hommell et son fils Alexandre se sont mués en arbitres. Ici, on joue au palet breton ! Les concurrents s’enchaînent et la lutte est acharnée. Le but ? Remporter des t-shirts mais aussi un baptême en piste !



Une fois les plateaux passés, trois voitures vont prendre la piste emmenant les plus adroits de ce concours interne de l’Autobrocante de Lohéac 2026. La plus récente ? C’est une Mégane RS Trophy R. Le pilote ? Rien de moins qu’Alain Serpaggi. Ne vous fiez pas à son âge, il n’est pas là pour compter les tours, ni parcourus, ni du moteur. Ensuite on retrouve François Allain qui emmène la Dauphine Gordini, forcément sur un autre rythme. Enfin, c’est la Renault 5 Turbo du Manoir qui est emmenée par Alexandre Hommell sur le circuit. Les passagers ont la banane avant d’entrer dans les voitures et l’ont encore plus en descendant.






La parade
Deux fois, lors de cette Autobrocante de Lohéac 2026, la piste voit des voitures beaucoup plus nombreuses l’envahir. Ici, pas de vitesse, on est là pour la parade. Les Renault sont devant, les modèles de la collection en tête, suivis des Dauphine puis des Renault Sport. Enfin, ce sont les Hommell qui viennent fermer le cortège.
Après un tour, pause pour prendre la pose et tout le monde repart découvrir le circuit à train de sénateur avant de rentrer déjeuner. L’ambiance est excellente mais on a vu des parades plus fournies.







Un tour sur le parking collection
On quitte un circuit pour aller sur l’autre circuit. Fini le « full » asphalte et bienvenu sur le circuit Rallycross. Ce sont quelques Dauphine supplémentaires qui nous accueillent, les voitures de la caravane du Tour de France. Ensuite, on retrouve les Hommell entre deux sessions piste.






Sur le circuit, on trouve… de tout, et même la fidèle 4L de Michel. Impossible de lister sachant qu’il n’y a pas de zone. Quand on retrouve des nids, de Toyota ou de VW par exemple, ce sont des clubs qui sont venus ensemble. Sinon on se stationne comme on arrive et ça donne un savant mélange de voitures anciennes de divers horizons et diverses époques qui voisinent dans une très belle ambiance.






L’ambiance est vraiment à souligner. En réalité, c’est quasiment un deuxième événement qui se tient ici. Certains ne vont pas décoller de ce circuit rallycross. Ils sont venus exposer leur voiture mais ne visiteront pas l’Autobrocante de Lohéac 2026 en elle-même ! Cela peut sembler étrange mais chacun a ses préférences.








En tout cas, ce « parking collection » de l’Autobrocante de Lohéac 2026 est bien rempli le samedi, plus que certaines éditions précédentes. Par contre, il l’est beaucoup moins le dimanche. On ne peut s’empêcher de noter, également, que les voitures rajeunissent. Les avant-guerre sont quasiment absentes. Les modernes, GT et sportives, sont, elles, bien plus représentées. L’Autobrocante Festival de Lohéac 2026 vit avec son temps !













Conclusion
L’Autobrocante de Lohéac 2026 fut une très belle édition. Certes, certains anciens peuvent se rappeler l’ère où ça bouchonnait sérieusement, les deux jours, dès l’entrée du village où quand Jean Ragnotti régalait de ses 360 mais c’est une autre époque.
Au moment où certains événements ont du mal à se maintenir à flot, l’Autobrocante de Lohéac 2026 prouve qu’il y a de l’avenir en Bretagne. L’équipe du Manoir s’est rajeunie et la nouvelle génération de la famille Hommell prend les choses en main. Plus de communication digitale, plus d’animations, des concours, un rajeunissement général… Bref, ça change !
On se quitte avec une (grosse) dernière série de photos de l’Autobrocante de Lohéac 2026. Les infos sur la prochaine édition seront à retrouver par ici.

































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