[Best-Of] Retromobile 2019, immersion dans les allées d’un salon hors norme !

Difficile de sélectionner des stands plus que d’autres tant cette édition 2019 de Rétromobile fut exceptionnelle à tous points de vues. Malgré tout, je vais m’y coller ! La chose positive, c’est que je vais aborder des sujets bien différents de ceux de mes chers collègues de News d’Anciennes. En effet, ce serait dommage d’aborder les mêmes thèmes. Heureusement nous avons pas les mêmes goûts, et c’est d’ailleurs cette diversité qui fait le charme de News D’Anciennes.

Rétromobile 2007 : il s’agit de l’unique et seule fois où je me suis rendu à ce salon. Une édition où le clou du spectacle était la collection de Nick Mason, le batteur des Pink Floyd. Une époque où les voitures de collection avait moins le vent en poupe, et où la fréquentation était bien moindre.

Malgré ma préférence pour le circuit (pour moi une voiture doit rouler), l’envie de retourner à Rétromobile m’a pris dès le début de la période hivernale. Il fait en effet parti des salons incontournables, pour tout amoureux d’automobiles anciennes qui se respecte. Certains lui reprocheront son élitisme, mais le but d’un salon n’est-il pas de présenter des choses qu’on a pas l’habitude de voir ?

Mon dévolu s’est jeté sur la journée du vendredi. Au départ de Metz, 1h30 de TGV, 30 minutes de métro et me voilà déjà arrivé à Rétromobile . Le salon ouvre à 10h, mais grâce à l’accès presse, j’y suis déjà à 9h15. Presque seul, avec la majorité des voitures encore houssées, je reste médusé par la qualité du plateau qui m’entoure. Il me faut d’ailleurs 30 minutes pour penser à sortir mon appareil photo, chose que je vais regretter plus tard, lorsqu’une véritable marée humaine va prendre possession des lieux. Pour la petite anecdote, ma plus grande crainte lorsque je me rends à un événement automobile, c’est d’oublier un accessoire photo ( batterie, carte SD, filtre, objectif … ). Ça m’était jamais arrivé, mais comme il faut une première à tout, j’ai du faire sans mon filtre polarisant. Voilà pour le contexte, il est maintenant temps de vous faire découvrir mes coups de cœur !

Richard Mille / McLaren : Duo gagnant

Malgré des voitures souvent hors normes, la qualité des stands laisse souvent à désirer. Les voitures sont collées les unes aux autres, et le décor et les lumières ternes et basiques. Deux stands sortaient du lot, celui du Polo Storico Lamborghini, avec la fameuse Miura SV de Jean Todt, mais surtout celui de l’horloger Richard Mille. Un stand très sombre, où les voitures, sous le feu des projecteurs, ressortaient tel des bijoux dans leur étui. Et quelles voitures ! Les F1 Mclaren les plus mythiques de l’histoire.

On pouvait y croiser, la M7C-01 pilotée en 1969 par Bruce Mclaren durant le GP de Monaco. Une course qu’il avait terminé à la 5e place, à 1 tour du roi de Monte Carlo, Graham Hill. A ses cotés, la M14D pilotée par Denny Hulme et Andrea de Adamich lors de 8 courses de la saison 1970. Un peu plus loin aux couleurs Texaco, la M23 de 1974. Pilotée par Emerson Fittipaldi et Denny Hulme, elle remporta 4 victoires et permit à McLaren de décrocher la couronne pilote et constructeur.

On passe aux célèbres couleurs Marlboro, avec la McLaren MP4/2-01 de 1984. Conçu par John Barnard, et équipée d’un moteur Porsche et de freins en carbone novateurs, elle remporta 12 des 16 courses du championnat ( 5 pour Niki Lauda et 7 pour Alain Prost ). Mclaren devint champion du monde des constructeurs et Niki Lauda champion du monde des pilotes avec 0,5 point d’avance sur Alain Prost.
Un peu plus loin, on retrouve l’incroyable McLaren MP4/4 de 1988. Une monoplace victorieuse de 15 courses sur 16, dont 10 doublés, avec le duo légendaire Prost / Senna. Seule ombre au tableau, ce fameux Grand Prix de Monza, où Senna impatient de se défaire de Schlesser à qui il prenait un tour, le percuta et dû abandonner. Un fait qui débouchera sur un doublé Ferrari, en Italie, quelques jours seulement après le décès d’Enzo Ferrari. Certains y verront un signe du destin

Place aux flèches d’argent, avec la Mclaren MP4/13-04 de David Coulthard et Mika Häkhinen. Victorieuse de 9 courses sur 16, elle permit à Mika Häkkinen de remporter le titre en 1998. Ce qui n’est pas le cas des deux dernières voitures présentent sur le stand. La Mclaren MP4/24-04 pilotée en 2010, par les deux derniers champions du monde de l’époque, Lewis Hamilton et Jenson Button. Victorieuse de 5 courses sur 19, elle fait partie des dernières McLaren compétitives. Le modèle 2016 étant quant à lui un échec. La MP4/31 finissant seulement 6e du championnat du monde constructeur avec 10 fois moins de point que Mercedes, et ce malgré le talent d’un Fernando Alonso combatif.

Artcurial : Une vente hors norme

Outre le stand Richard Mille, une vente exceptionnelle a eu lieu durant cette édition 2019 de Rétromobile, et il s’agit de mon second coup de cœur. Dans l’ombre de leur vente de voiture, Artcurial a également proposé à la vente une collection de casques et combinaisons utilisés par des pilotes de Formule 1. Une collection exceptionnelle, appartenant au même propriétaire, qui comprenait plus de 350 pièces. Il y avait entres autres 11 casques de Michael Schumacher, 3 de Lewis Hamilton, 2 de Mika Hakkinen, 1 de Vettel, 1 d’Alain Prost, ainsi qu’une multitude de combinaisons.

Au final, cette vente a permis de récolter 1.595.751€ ( les résultats de la vente ). Les stars de la vente étant les casques de Lewis Hamilton 2012 (54 600€ ), Alain Prost 1990 ( 54 600€  également ),  ainsi que le prototype Schuberth modèle QF1 testé par Michael Shumacher durant l’intersaison 2000 (52 000€). Surnommé ” le crocodile “, il s’agit du tout premier casque Schuberth du pilote, qui auparavant utilisait des produits de marque Bell. Bien qu’il arbore une couleur intégralement rouge Ferrari, il ne sera utilisé que durant les tests inter saison par le pilote allemand afin d’évaluer son avantage en terme d’aérodynamique. Finalement ce casque ne sera pas approuvé, devenant l’un des casques les plus rares de l’histoire de la F1.

Rétromobile, toujours une référence ?

Vous l’aurez certainement deviné en parcourant ces quelques lignes, Rétromobile reste selon moi une référence, au même titre que Essen. D’ailleurs les passionnées ne s’y sont pas trompés, puisque qu’avec
132 000 visiteurs sur les 5 jours d’ouverture au public, le salon a battu son record de fréquentation. Pour terminer, je ne résiste pas à l’envi de vous proposer encore quelques clichés …

Cédric on FacebookCédric on FlickrCédric on Instagram
Cédric
Rédacteur & Photographe à News D'anciennes
Passionné par la course automobile et par son histoire depuis son plus jeune âge, c'est au début de l'année 2016 qu'il a rejoint l'équipe News d'Anciennes.
Amoureux des voitures italiennes et plus particulièrement des Ferrari, c'est pourtant au volant d'une Porsche 944S2 Cabriolet qu'il parcourt les routes du Grand Est le week end.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.